Accroissement du nombre de catastrophes naturelles

 
Un texte de l’AP, qui mérite qu’on s’y arrête, même s’il y aurait beaucoup d’éléments à ajouter, modifier ou corriger…
 
Le nombre de catastrophes naturelles dans le monde a progressé d’environ 60% entre 1997 et 2006 par rapport à la décennie précédente, passant de 4.241 à 6.806 désastres, a alerté la Fédération internationale de la Croix-Rouge qui attribue cette tendance aux conséquences du réchauffement climatique (Ou plutôt le changement climatique puisque le réchauffement est loin d’être uniforme). Il faut noter que la définition du terme de catastrophe varie d’un organisme à un autre, c’est un terme très large dans lequel on peut englober beaucoup d’éléments. Cette augmentation a aussi pour cause une meilleure information qui fait que l’on connaît toutes les catastrophes, même mineures, dans les régions les plus reculées… Et puis, il ne faut pas oublier l’accroissement de la population mondiale et surtout de l’urbanisation qui provoque une augmentation des densités de population dans des régions à risque (sismique, volcanique ou cyclonique), notamment dans les zones tropicales. Autant d’éléments sociologiques ou démographiques que la Croix Rouge semble avoir oublié de prendre véritablement en compte. Mais bon, c’est comme ça, la mode est au "réchauffement climatique responsable de tout…".

Le nombre de morts (vérifiés) dans des catastrophes naturelles a doublé par rapport à la période 1987-1996, passant de 600.000 à 1,2 million, selon le rapport annuel de la Fédération sur les catastrophes publié jeudi. Le nombre de personnes touchées en moyenne chaque année est passé de 230 millions à 270 millions entre les deux décennies.

En 2007, le nombre de catastrophes a bondi de 20% par rapport à 2006, dépassant pour la première fois la barre des 500, selon la Fédération internationale. La Fédération avait recensé 427 catastrophes naturelles en 2006. La hausse a atteint 70 % entre 2004 et 2006, selon le rapport annuel de la Fédération sur les catastrophes publié jeudi. "Les chiffres confirment la tendance de ces dernières années", a souligné devant la presse Markku Niskala, secrétaire général de la Fédération de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. "Ces hausses s’expliquent en partie par une meilleure prise en compte des catastrophes de petite envergure, mais elles tiennent aussi à la multiplication des désastres majeurs", selon la Fédération de la Croix-Rouge.

Le rapport de l’organisation veut attirer l’attention sur les femmes, personnes âgées, handicapés et minorités qui, victimes habituelles de discriminations, sont encore pénalisés lors des catastrophes. "Ce sont des personnes souvent invisibles, qui échappent aux secours et c’est inacceptable", a souligné Markku Niskala. Trois fois plus de femmes que d’hommes ont été tuées par le tsunami de décembre 2004 en Asie parce qu’elles étaient à la maison lors de la catastrophe, a cité comme exemple l’un des auteurs du rapport, M. Mohammed Mukhier.

Certaines minorités, comme les Dalits en Inde, ou les Tamouls au Sri Lanka, n’ont pas reçu une aide équivalente après le tsunami pour des raisons politiques, ethniques ou religieuses, indique encore le rapport. Les personnes âgées sont également davantage touchées, soit parce qu’elles ne peuvent pas se déplacer rapidement, soit parce qu’elles sont isolées, notamment en milieu urbain.

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Sécheresse historique aux Etats-Unis

 
Les médias parlent beaucoup des incendies en Californie, mais c’est en fait tout le sud des Etats-Unis qui est touché par une sécheresse record et la saison des cyclones arrivant dans un mois à son terme sur la côte Est n’a pas apporté les précipitations espérées…
 
Alors que la Californie se bat contre des incendies dévastateurs, une grande partie des Etats-Unis est confrontée à une sécheresse historique qui laisse craindre que des millions de personnes se retrouvent privées d’eau. Dans le sud-est du pays, les agriculteurs voient leurs récoltes se volatiliser, les défenseurs de l’environnement annoncent un désastre imminent, et trois Etats se livrent une bataille sans merci pour les ressources d’un lac artificiel qui disparaît à vue d’oeil.

"Près de la moitié du sud-est souffre d’une sécheresse extrême et les réserves d’eau ont atteint un niveau critique dans certaines villes", explique Michael Halpert, responsable des prévisions au centre national de météorologie.

La Californie (ouest) a enregistré des précipitations historiquement basses cette année, alors que la chaleur atteignait des records, ce qui a laissé de vastes zones desséchées à la merci des flammes qui ont forcé l’évacuation cette semaine de centaines de milliers de personnes. Los Angeles n’a reçu que 815 millimètres d’eau entre juin 2005 et juin 2006, le cumul le plus bas depuis 1877. Et les montagnes de la Sierra Nevada, d’où la ville recueille la moitié de son eau, n’ont fourni que 20% des niveaux habituels.

Les météorologistes redoutent qu’un hiver sec ne prolonge cette sécheresse dans nombre des régions affectées, d’autant plus que la saison des ouragans, qui pourraient apporter les précipitations tant attendues, se termine dans un mois. "Comme les zones les plus touchées ont besoin de plus de 3.000 mm d’eau pour sortir de la crise, cette sécheresse va durer", prévient Randy Schechter, un expert du gouvernement.

Dans le sud-est du pays, l’Etat le plus touché est la Géorgie, qui est descendue largement en dessous du niveau dit de "sécheresse extrême", une situation qui semble la pire depuis 1892, voire dans toute son histoire. L’Etat d’urgence a été déclaré presque partout, et le gouverneur, Sonny Perdue, a fait appel à l’aide fédérale et a saisi la justice.

Les inquiétudes se concentrent notamment sur les eaux déclinantes du lac Lanier, une retenue artificielle de plus de 15.000 hectares qui fournit en eau potable 3 millions de personnes, essentiellement à Atlanta, et alimente le fleuve Chattahoochee, qui longe l’Alabama (sud) et poursuit sa route en Floride (sud-est). La Géorgie a demandé aux autorités fédérales de limiter les déversements du lac vers le fleuve, mais l’Alabama a déjà prévenu que cela l’obligerait à fermer une centrale électrique et d’autres usines, tandis que la Floride assure qu’une moule en voie de disparition n’y survivrait pas. "La sécheresse est une catastrophe naturelle, et nous faisons face à la pire sécheresse de l’histoire de la Géorgie. Et en plus, nous sommes embourbés dans une catastrophe artificielle de bureaucratie", a dénoncé M. Perdue, lors d’une conférence de presse récente au bord du lac presque sec.

En affectant les récoltes de fourrage, la sécheresse menace aussi l’élevage: "Je ne vois pas comment nous allons éviter de liquider des vaches à cause du manque de fourrage dans l’Etat cette année", a déclaré Curt Lacy, un économiste de l’université de Géorgie.

Dans le Maryland (est), "toutes les récoltes sont touchées", explique Buddy Hance, adjoint à l’agriculture dans l’équipe du gouverneur et lui-même agriculteur, qui a vu cette année ses rendements de soja et de maïs inférieurs de 70% à la moyenne. A travers la région, les autorités ont restreint la consommation d’eau… et invité la population à faire preuve d’une extrême prudence aux abords des forêts desséchées.

Des chauves-souris sèment la panique sur un campus universitaire

 
Un article assez drôle de l’AP:
Les chauves-souris attaquent: une bande de chiroptères a pris possession d’un dortoir universitaire à Houston, délogeant plus de 200 étudiants qui ont dû aller dormir à l’hôtel.

 
Des vidéos diffusées sur Internet montrent des étudiants agitant un balai et une raquette de tennis devant plusieurs chauve-souris volant dans un couloir d’une résidence universitaire de la Texas Southern University. Un étudiant, Jason Smith, 19 ans, a raconté qu’il avait tué plusieurs dizaines de chauve-souris mais ignorait si elles avaient mordu quelqu’un.

Les autorités sanitaires redoutent de leur côté que des étudiants aient pu être exposés à la rage. "Quand on a vu la vidéo, on a su que nous avions un problème", expliquait Kathy Barton, porte-parole du département sanitaire de la ville de Houston (Ah ben ça c’est sûr! La réactivité formidable des organismes de crise aux Etats-Unis…). Les étudiants qui se trouvaient dans la résidence universitaire sont invités à des entretiens pour déterminer si certains doivent être vaccinés contre la rage.

Les responsables de l’université tentent de leur côté de se débarrasser des intrus. On ignorait combien de chauve-souris se trouvaient dans la résidence universitaire où les exterminateurs se sont rendus lundi.

Le Texas est connu pour abriter de très importantes communautés de chauves-souris qui ont l’avantage de réduire fortement la présence des insectes volants et sont devenues d’importantes attractions touristiques. Cette soudaine invasion assez inhabituelle ne peut s’expliquer que par une pollution de leur habitat diurne (généralement des grottes, des dessous de ponts…).

La Terre pourra-t-elle nourrir tout le monde?

 
Un article intéressant qui mérite quelques commentaires:
 
L’expansion des zones désertiques et la dégradation des terres arables dues au réchauffement climatique vont s’imposer dès la prochaine décennie comme des menaces sérieuses pour la satisfaction des besoins alimentaires d’une population mondiale en forte croissance, avertit M. V. K. Sivakumar, chercheur à l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

 
"Devons-nous redouter la dégradation des terres? Oui!", a lancé le scientifique, responsable du département agriculture de l’OMM, s’adressant à la presse à Genève, quelques jours avant la conférence sur la désertification qui se teindra du 3 au 14 septembre à Madrid.

"Nous nourrissons aujourd’hui la population mondiale, qui compte 6,3 milliards de personnes, à partir de 11% de la surface susceptible d’être exploitée pour une production alimentaire sérieuse. La question est de savoir si nous pourrons nourrir les 8,2 milliards prévus en 2020 si les terres cultivables sont moins nombreuses", a-t-il poursuivi, évoquant l’Afrique, l’Amérique latine et certaines zones d’Asie où la raréfaction des pluies et leur caractère moins prévisible seront les plus dommageables (pour l’Asie et l’Amérique latine c’est plus ou moins discutable mais dans tous les cas, il faudrait mettre en cause la déforestation des forêts équatoriale, réservoir d’humidité, sans lesquelles les moussons remontent moins vers les latitudes tropicales sêches et se déversent avant).

Outre la dégradation des sols, précipitations en baisse et évaporation accrue compliqueront à la fois l’irrigation et la production de l’énergie nécessaire aux engins agricoles (la hausse croissante des cultures productives du café, cacao ou de la banane, et la culture intensive des bois exotiques est à l’origine de cette déforestation incontrôlée).

Dans certaines régions, a souligné Sivakumar, la progression du désert et la salinité croissante de sols autrefois fertiles est déjà très avancée (c’est la formation des latérites, carapaces improductives, sur les sols tropicaux mis à nu). A terme, ce pourrait être le sort des zones sèches d’Amériques latine, notamment au Brésil, l’un des poids lourds de la scène agricole mondiale.

En Afrique, la variabilité croissante du climat va probablement se traduire par un raccourcissement de la période de production, en particulier dans les zones arides et semi-arides (cette variabilité croissante des pluies est liée à la déforestation de la côte occidentale équatoriale pour le cacao ce qui empêche les pluies de remonter vers le Nord pour arroser le Sahel…).

L’innovation et l’adaptation des pratiques agricoles afin de ménager les ressources n’en sont que plus essentielles, mais le retour à la multiplicité des productions, au détriment de la monoculture intensive avec force engrais, peut également se révéler salutaire, a estimé le chercheur (Il faudrait un retour vers les cultures locales permettant aux populations de se nourrir en réduisant les cultures exportatrices sources de pollution).

Le chercheur oublie encore un dernier point, l’utilisation croissante des sols pour la culture des plantes servant dans le processus des biocarburants. Une part croissante des terres agricoles (en particulier au Brésil) est utilisée à cette fin ce qui va entrer en concurrence avec les besoins de nourriture. Nous sommes sur le point d’entrer à nouveau dans une période de tensions alimentaires. Une nouvelle fois, notre modèle économique fondé sur le productivisme à outrance sans tenir compte des besoins vitaux des hommes ne peut plus fonctionner et est condamné à plus ou moins long terme à l’effondrement… Les biocarburants ne peuvent être qu’une transition et devront rapidement être remplacés par de nouveaux types de moteurs (hydrogène?) et les pays tropicaux ne doivent plus accepter la tutelle des multinationales occidentales et imposer un développement respectueux de leur environnement, certes moins rentable à court terme, mais unique moyen de sauver leur population à moyn ou long terme. Sinon, il faudra s’attendre à une destabilisation accrue des régimes, à des tensions ethniques toujours plus fortes et à de probables guerres et génocides de masse…

Des coyotes dans les villes américaines

 
Non non, je ne vais pas vous parler du coyote qui poursuit sans succès Bip-Bip depuis des années…  J’adore ce cartoon! Mais d’un article passionnant de l’Associated Press qui parle de la présence de plus en plus massive de ce cousin du loup dans les grandes villes des Etats-Unis. Alors que leur gibier et leur espace naturel se réduisent de plus en plus, ils colonisent de nouveaux espaces dans le midwest et se sont admirablement adaptés à la vie urbaine où ils ne sont pas chassés (très craintifs, ils ne s’approchent pas de l’homme et s’attaquent rarement à lui) et où ils trouvent une grande quantité de nourriture (lapins, rats, poubelles…).
 
On n’avait sans doute jamais vu autant de coyotes dans les grandes villes aux Etats-Unis! Ainsi, au mois d’avril, certains de ces animaux se sont risqués dans des rues de Detroit, dans une sandwicherie du centre-ville de Chicago et dans un magasin de matelas de Kansas City (Missouri). De quoi inquiéter certains habitants…
 
A Middletown (New Jersey), à une soixantaine de kilomètres de New York, un garçon de cinq ans vient par exemple d’être mordu par un des ces animaux et a reçu 46 points de suture à la tête. La police a abattu un coyote dans la région, mais a averti qu’au moins quatre autres de ces bêtes rodaient dans les environs.

Ces animaux, qui s’adaptent remarquablement à leur environnement, vagabondent essentiellement dans des régions rurales. Depuis pas mal d’années, on avait aussi remarqué leur présence dans les zones urbaines, mais selon des naturalistes, leur nombre semble avoir augmenté parce qu’ils migreraient des grands espaces de l’Ouest et du Sud-Est américains vers l’Est et le Midwest.

Dans les régions peuplées, ils sont attirés par les lapins et autres rongeurs plus faciles à chasser que les faons dans la forêt. Par ailleurs, les parcs, les parcours de golf et les zones résidentielles bien entretenues leur fournissent des endroits pour se cacher, et ils y trouvent de quoi se nourrir. Ils peuvent aussi déguster de la nourriture pour chiens ou des déchets alimentaires qui ont été jetés dans des poubelles, ce qui améliore leur ordinaire.

"S’ils peuvent vivre là, ils le feront", affirme John Shivik, un biologiste du Centre de recherche américain sur la faune sauvage.

Personne ne sait précisément combien de coyotes rodent dans les zones urbaines aux Etats-Unis, notamment parce que le cousin du loup gris est si furtif qu’il échappe à toute comptabilité précise. Mais selon les experts, le nombre de ces animaux a augmenté régulièrement ces dix dernières années, notamment dans le Midwest et dans l’Est. La recrudescence des troupeaux de cervidés dans ces régions pourrait en partie expliquer leur arrivée.

Autour de Chicago, la présence des coyotes est indubitable. Quelque 541 coyotes ont été capturés dans l’Illinois ces trois dernières années. Sur ce nombre, 312 ont été capturés dans la région de Chicago, selon le service des Ressources naturelles de cet Etat. A la fin des années 80, on ne recensait qu’une dizaine de coyotes dans la région de Chicago, essentiellement dans les zones agricoles, note Stan Gerht, professeur spécialisé dans l’étude de la faune sauvage à l’université de l’Etat de l’Ohio. Ils seraient aujourd’hui plusieurs milliers dans la région de Chicago.

"La tendance est définitivement à la hausse", souligne le biologiste Bob Bluett, en notant qu’ils ne risquent pas grand-chose s’ils ne s’aventurent pas sur les routes, où ils peuvent se faire écraser. Le coyote retrouvé dans une sandwicherie, par exemple, a débarqué au milieu de la journée dans le quartier d’affaires de Chicago. Il a été capturé, et finalement relâché dans une zone suburbaine.

Depuis des décennies, les coyotes sont associés à l’Ouest américain, provoquant quelque 47 millions de dollars (35 millions d’euros) de pertes à l’industrie bovine et 10 millions de dollars (7,43 millions d’euros) à l’industrie ovine, selon les estimations du ministère de l’Agriculture.

Mais les coyotes "des villes" font désormais aussi parler d’eux. Le mois dernier, le "Washington Post" a rapporté que des coyotes ont fait leur apparition ces dernières années dans la banlieue de la capitale américaine, et les biologistes estiment qu’il y en a au moins 1.250 dans le nord de la Virginie.

Une telle prolifération (et la perspective éventuelle d’un "conflit" humain-coyote) n’inquiète pas outre-mesure les défenseurs des animaux sauvages. "La plupart de coyotes sont de bons coyotes (Note: C’est très américain ça comme expression!). Ils vivent leur vie, et ils nous laissent tranquilles", estime Bob Bluett. "Les gens tentent d’exterminer les coyotes depuis 200 ans. Et ils ont échoué lamentablement", assure-t-il.

Le secteur aérien veut réduire ses émissions de CO2

 
Simple effet d’annonce ou volonté réelle de se tourner résolument vers des énergies propres? En tout cas, les propos du Président de l’Association du Transport Aérien font beaucoup réagir dans le milieu. Même si elle sera très difficile à traduire dans les faits, cette annonce a au moins le mérite de démontrer une réelle prise de conscience de ce secteur face aux problèmes de la pollution et la nécessité de réfléchir à des solutions alternatives face à la flambée inéluctable des cours du pétrole. Alors sera-t-il possible d’atteindre 0% d’émissions de CO2 d’ici à 50 ans dans un contexte de forte progression de l’offre et de la demande? Peu probable, mais on peut se rassurer en se disant qu’il existe encore quelques personnes sensées sur cette planète. Reste à savoir si les intérêts économiques et financiers de chacun ne vont pas une nouvelle fois faire échouer une bonne volonté et continuer à nous conduire, encore un peu plus, droit dans le mur…
 
(Amandine Ambregni pour l’AFP:) Le secteur aérien a affiché cette semaine à Vancouver (Canada) son intention d’être plus "vert" en présentant un objectif de "0% d’émissions de CO2" qui suscite toutefois un certain scepticisme."Je ne détiens pas les réponses, mais je suis sûr que la recherche peut trouver des solutions pour atteindre ce 0% d’ici 50 ans. C’est réaliste", a affirmé le patron de l’association du transport aérien (IATA), Giovanni Bisignani lors de l’assemblée qui s’est tenue à Vancouver.

Pour lui, le respect de l’environnement est la nouvelle priorité pour le secteur maintenant que celui-ci a renoué avec les bénéfices (5 milliards de dollars attendus en 2007), après plusieurs années de pertes. Mais le scepticisme s’est répandu dans les couloirs de l’assemblée générale sur cet objectif de "0%", sur fond de trafic aérien en forte expansion.

"Avec la perspective d’un trafic aérien en croissance continue, entre le tourisme des populations vieillissantes des pays de l’OCDE, les marchés émergents et les déplacements d’affaires liés à la mondialisation, nous avons de quoi avoir des sueurs froides", a reconnu Michael Levine, chercheur de l’université de New York (NYU).

Le secteur vise d’ici 2020 une consommation de carburant réduite de 25% via des moyens existants comme l’optimisation de l’utilisation des moteurs en vol et au sol. Mais la contribution annuelle de l’aviation civile mondiale aux émissions globales de CO2 va passer dans le même temps de 2%, soit 500 millions de tonnes, à 3%. Passer à 0%, "cela n’a pas de sens", selon M. Levine, pas plus que pour le patron de Malaysian Airlines Idris Jala, qui "n’y croit pas d’un point de vue technologique".

L’IATA parie sur les avancées scientifiques, sur les efforts des transporteurs et sur les pouvoirs publics (gouvernements, régulateurs, Nations Unies) pour imposer des standards internationaux, voire créer un marché des émissions de CO2 pour le secteur.
 
"Parvenir à 0% d’émissions de CO2, cela veut dire avoir un carburant sans carbone, c’est-à-dire un moteur à hydrogène", explique, Trung Ngo, directeur de la communication de l’avionneur canadien Bombardier. "Le moteur à hydrogène, celui des fusées et qui nécessite des réservoirs énormes, a déjà été testé dans les années 80. Il est viable techniquement, mais le problème encore irrésolu à ce jour, c’est le stockage, il faut une plus grande compression de l’hydrogène".

Quant aux bio-carburants, qui n’atteindront pas le "0%" de CO2, le problème reste entier: "il faudrait des champs de la taille de la Floride pour couvrir 10% des besoins des transporteurs américains", reconnaît Philippe Rochat, à la tête de la division Environnement de l’IATA.
 
D’où l’urgence de financer la recherche, selon ce dernier, qui prône des investissements à la fois publics et privés. A l’heure actuelle, "les solutions sont intermédiaires", explique M. Ngo: les motoristes travaillent sur des systèmes alternatifs, plus économes que l’actuel moteur de type "turbo fan". "La technologie la plus aboutie est celle du ‘geared fan’, développée par Pratt and Whitney", selon cet ingénieur de formation. "Elle promet une efficacité de 30 à 40% supérieure aux moteurs actuels", mais n’est pas encore mise sur le marché. Côté appareils, les matériaux composites permettent d’alléger le poids des avions, d’améliorer leur résistance dans l’air et de donc réduire la consommation de carburant.

Selon l’IATA, "un avion aujourd’hui consomme en moyenne 3,5 litres pour 100km par passager, ce qui est équivalent à la consommation d’un véhicule compact, mais avec une vitesse de transport six fois plus élevée". Le futur 787 de Boeing, appareil qui se veut le plus économe du marché et intègre de nombreux matériaux composites, doit faire baisser cette consommation moyenne sous les 3 litres.

La survie des baleines en jeu… Tout le monde s’en fout!

 
Depuis quelques jours se tient la Commission baleinière dans laquelle se joue l’avenir de l’espèce. Les japonais font un intense lobbying et sont en passe d’obtenir le droit de chasser à nouveau cette expèce très menacée. Pendant combien de temps encore va-t-on accepter qu’un certain nombre de pays, au nom de soi-disantes pratiques ancestrales détruisent les écosystèmes de cette planète et anéantissent des espèces entières?
 
L’humanité est en train de se détruire elle-même… Mais au fond ne serait-ce pas un bien pour notre planète… J’écoutais il y a quelques jour un chercheur annoncer qu’on ne trouverait probablement jamais de civilisation avancée dans l’Univers… En effet, la civilisation entraîne l’agressivité, la surexploitation des milieux et l’espèce "intelligente" disparaît une fois qu’elle a épuisé toutes ses ressources sans avoir eu le temps de se développer suffisamment pour changer de planète (devenue trop rapidement invivable). La seule solution serait la sagesse, mais celle-ci démontre justement qu’il est préférable de garder le silence et de ne pas se montrer… En tout cas, les japonnais, par leurs pressions innacceptables, sont en train de démontrer leur manque de sagesse… Combien d’espèces accepterons-nous encore de voir disparaître au nom de la loi du fric? La société néolibérale est en train de nous détruire nous et notre planète… Allons-nous enfin nous en rendre compte et refuser que l’économique passe avant l’homme et la nature!
 
La Commission baleinière internationale (CBI), unique organisation mondiale de régulation de la chasse aux cétacés, risque de s’effondrer si le Japon met à exécution sa menace de démission. Mis en échec jeudi à l’issue de la 59e réunion annuelle de la CBI, organisée du 28 au 31 mai à Anchorage, en Alaska (Etats-Unis), le Japon a évoqué un retrait pur et simple de cette organisation. Le Japon envisage de quitter la CBI et de créer sa propre organisation et/ou de reprendre la chasse commerciale de la baleine. (Voilà qui démontre sa haute estime des organismes internationaux!).
 
Le Japon, qui pratique déjà la chasse dite "scientifique", souhaitait également obtenir le droit pour quatre de ses communautés côtières le droit à la chasse dite "de subsistance". Devant les réticences d’une majorité des 77 pays membres de la CBI, il a finalement renoncé à mettre aux voix cette proposition. Pour être adoptée, la proposition japonaise avait besoin de l’approbation des trois quarts des pays membres de la CBI.

Les peuples autochtones de l’Alaska (Inuits), de Sibérie orientale (Tchoukotka), des îles Saint-Vincent et Grenadines et du Groenland sont les seuls à bénéficier du droit à la chasse "de subsistance". C’est une "hypocrisie", a estimé Joji Morishita, un des responsables de la délégation japonaise. (Il n’y a qu’à interdire la pêche pour tous!)

L’archipel est à la tête des pays qui font campagne pour une remise en cause du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine depuis qu’il est entré en vigueur en 1986. S’il quitte l’organisation, le Japon pourrait entraîner dans son sillage une trentaine de pays membres de la CBI. Le Japon est le principal contributeur de la CBI avec les Etats-Unis. "La CBI ne peut survivre que si le Japon en demeure membre. Si le Japon s’en va, la CBI est morte", estime Eugène Lapointe, ancien secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES).

La CBI est profondément divisée entre pays farouchement opposés à la chasse (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Australie, Brésil, Nouvelle-Zélande) et les pro-chasses dont le Japon, la Norvège et l’Islande. Aucun de ces deux groupes ne peut prétendre à réunir une majorité des trois quarts comme l’exige le règlement de la CBI pour réformer les conditions de chasse à la baleine.

Entre défenseurs des cétacés et partisans d’une reprise de la chasse commerciale, le dialogue devient de plus en plus difficile. Ainsi, au cours de la réunion d’Anchorage, les pays opposés à la chasse ont adopté une résolution symbolique (sans la majorité des trois quarts) pour exhorter les Japonais à "cesser de tuer les baleines sous couvert de la science". Les pays pro-chasse ont boycotté ce vote et M. Morishita a qualifié ce vote de "résolution de la haine".

Dans ce climat d’affrontement, il a été impossible de faire approuver la proposition brésilienne de création d’un nouveau sanctuaire dans l’Atlantique sud, qui aurait nécessité trois quarts des voix pour être adoptée.

Malgré le moratoire, plus de 30.000 baleines ont été tuées depuis 1986 sous couvert de "chasse scientifique". Le Japon tue un millier de baleines par an au nom de cette dérogation. Tokyo a d’ores et déjà annoncé son intention de chasser cet été 50 baleines à bosse dans le Pacifique sud. Et le Japon n’est pas seul. La Norvège continue de chasser des baleines dans l’Atlantique nord et l’Islande qui avait quitté la CBI en 1992 avant de la rejoindre en 2002 a repris la chasse en 2006.

"Les organisations de protection des cétacés font face à la plus grande offensive depuis la mise en place du moratoire", estime Sue Fisher de la société de protection des baleines et dauphins (WDCS). "Non seulement les pays pro-chasse souhaitent lever le moratoire mais ils veulent également lever les restrictions sur le commerce mondial de produits à base de baleines. Si cela arrivait, cela entraînerait un massacre incontrôlable" des cétacés, a-t-elle déploré.
 
Ils sont devenus complètement fous, tout cela encore et toujours pour l’argent. Et c’est une nouvelle fois une espèce animale qui trinque… Les baleines seront exterminées par notre folie et dans les médias personne n’en parle… C’est vrai que les préparatifs du bac ou Sarko qui fait du jogging, c’est tellement plus important comme sujets…

Un alligator capturé à Los Angelès

 
Un petit sujet léger…
 
Un alligator qui hantait depuis 2005 les eaux d’un lac proche de Los Angeles (Californie, ouest) a enfin été capturé jeudi après avoir échappé aux autorités à de multiples reprises, a-t-on appris auprès des pompiers.Surnommé affectueusement "Reggie" par les médias locaux, l’alligator avait été aperçu fin avril, pour la première fois en 18 mois. Il s’ébattait dans le lac Machado, une pièce d’eau de 2,3 km2 au milieu d’un jardin public de Harbor City, au sud de Los Angeles, où il a été finalement capturé.

Reggie a été placé dans une camionnette qui faisait route en fin d’après-midi vers le zoo de Los Angeles, à 50 km au nord du lac, selon les images diffusées en direct par un hélicoptère de la chaîne de télévision locale KCAL9.

La municipalité avait dépensé sans succès quelque 200.000 dollars pour tenter de saisir l’animal, mis dans le lac par un amateur de reptiles après qu’il fut devenu trop encombrant. Cet homme, Anthony Brewer, a été condamné à trois ans de mise à l’épreuve et 45 heures de travaux d’intérêt général en avril 2006.

Très communs en Floride et d’autres Etats du sud des Etats-Unis, les alligators ne vivent pas à l’état sauvage en Californie et il est illégal d’en posséder. On comprend pourquoi vu que la douceur du climat leur permettrait de survivre et prospérer. Plus largement cette histoire heureusement sans conséquence pose le problème du développement des Nouveaux Animaux de Compagnie et de l’irresponsabilité de personnes (ou de zoos!) qui prennent des animaux sauvages à leur domicile sans en évaluer les conséquences, et pire qui les relâchent (volontairement ou par accident) dans la nature en oubliant les possibles conséquences désastreuses pour la faune et la flore locale en l’absence de prédateur naturel… Parmi les nombreux exemples, les plus connus sont bien sûr les tortues de Floride. 

L’eau: un droit exempt de toute logique marchande…

 
Un texte passionnant, signé Amélie Bottolier-Depois, pour l’AFP:
Des ONG et élus de plusieurs continents, réunis à Bruxelles dans le cadre de l’Assemblée mondiale pour l’eau, ont plaidé cette semaine en faveur de la reconnaissance d’un "droit à l’eau" et estimé que la gestion de ce "bien commun" ne devait en aucun cas revenir à des entreprises privées."L’accès à l’eau potable de tout un chacun dans nos pays respectifs est un droit fondamental. Pour nous, l’eau c’est la vie. Etablir le droit à l’eau, c’est donc une autre façon de reconnaître le droit à la vie déjà entériné par les Nations unies", a déclaré mardi le ministre bolivien de l’Eau Abel Mamani.
 
"Reconnaissons l’eau comme un droit de l’Homme !" a-t-il encore lancé devant cette Assemblée mondiale des élus et citoyens pour l’eau. Dans un message pré-enregistré diffusé pendant cette réunion, deux jours avant la Journée mondiale de l’eau jeudi, le ministre italien de l’Environnement Alfonso Pecoraro a lui aussi souligné la nécessité de reconnaître l’eau, ressource "semi-précieuse", comme un "bien commun". Les représentants des ONG, élus locaux et entreprises publiques de l’eau ont d’ailleurs fixé comme principal objectif la reconnaissance de ce droit au niveau international.
 
"Notre échéance est le 10 décembre 2008, 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, pour que l’eau soit reconnue par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU comme un droit de l’humme", a déclaré en concluant cette réunion de trois jours Riccardo Petrella, fondateur de l’Association pour un contrat mondial de l’eau.
 
Au dernier Forum mondial de l’eau, en mars 2006, la question sensible du droit à l’eau en tant que droit de l’homme avait été évoqué, mais jamais dans les sessions officielles vu la réticence de certains Etats. Et la déclaration finale ne contenait aucune référence à ce concept symbolique qui pourrait forcer chaque Etat à garantir à sa population un accès minimum à l’eau. Se voulant "chevalier" de cette cause, M. Petrella, résumant les travaux de l’Assemblée, a expliqué que l’exercice de ce droit universel, "essentiel à toute forme de vie", passait par la fin de sa "marchandisation".
 
"Les gouvernements n’ont aucun droit de confier à des logiques privées la gestion d’un droit de l’homme et d’un bien commun. Nous nous sommes engagés à nous battre en toute circonstance pour que la gestion soit confiée, là où elle ne l’est pas, au secteur public, et refuser tout maintien ou toute concession nouvelle au secteur privé", a-t-il martelé, applaudi par les participants. Il faut "mettre en oeuvre toutes les énergies disponibles afin que la question de l’eau soit confiée ou reconfiée au public", a ajouté Christiane Franck, directrice générale de Vivaqua, entreprise publique belge de gestion de l’eau.
 
Même si 90% des services de l’eau à l’échelle mondiale sont publics, les participants à l’Assemblée ont jugé que c’était insuffisant. Et que les investissements nécessaires à l’approvisionnement en eau, moins importants que l’on pourrait croire, pouvaient être assurés sans les entreprises privées.
 
Il faudrait ainsi "moins de 50 milliards d’euros par an" pour fournir la quantité vitale de 50 litres d’eau par jour "à chacun des 1,2 milliard d’humains qui en manquent", selon l’Assemblée, qui a évoqué quelques pistes de financement : nouvelle forme de fiscalité mondiale (comme les taxes sur les billets d’avion), taxation des parcs de loisirs axés sur l’eau, contribution fixe par m3 d’eau consommé dans les pays riches…
 
L’Assemblée prépare maintenant une lettre qu’elle enverra à tous les chefs d’Etat et de gouvernement et à l’ONU, pour les convaincre de la nécessité de reconnaître ce nouveau "droit de l’Homme".

Contrairement à l’idée reçue, le reboisement progresse sur Terre

 
Les campagnes de reboisement menées par "plus de cent pays" commencent à inverser la tendance à la déforestation sur la Terre, bien que treize millions d’hectares de forêt continuent à disparaître chaque année, selon un rapport de la FAO publié mardi à Rome. L’agence des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture a présenté son rapport biennal sur "La situation des forêts" à l’occasion de la tenue à Rome de la 18e session du Comité des forêts.
 
Les rédacteurs du rapport constatent "un ralentissement de la déforestation et une augmentation des superficies forestières dans plusieurs régions", des "effets positifs" dus "à la prospérité économique et à la gestion forestière judicieuse". Les forêts s’étendent actuellement sur près de 4 milliards d’hectares, soit environ 30% des superficies émergées de la planète, indique la FAO. Si 13 millions d’hectares continuent à disparaître chaque année, le reboisement permet d’établir le solde de "pertes nettes" forestières à 7,3 millions d’hectares, un chiffre plutôt stable mais avec une tendance à l’amélioration ces dernières années, se félicite la FAO.
 
"Plus de cent pays ont institué des programmes forestiers nationaux et de nombreux pays ont montré leur volonté politique à améliorer l’aménagement forestier en révisant politiques et législations et en renforçant leurs institutions forestières", s’est félicité David Harcharik, directeur général adjoint de la FAO. "Une attention croissante est consacrée à la conservation des sols, de l’eau, de la diversité biologique et d’autres richesses environnementales", a-t-il ajouté.
 
L’agence souligne que les pays devant encore relever les défis les plus sérieux pour atteindre un aménagement durable des forêts, "sont ceux où sévissent la pauvreté extrême et les troubles civils".
 
Entre 2000 et 2005, la superficie boisée nette a augmenté en Asie et dans le Pacifique, renversant la tendance des décennies précédentes: l’Asie de l’Est a enregistré le principal accroissement grâce à des investissements importants en plantations forestières en Chine qui ont permis de compenser les taux élevés de déforestation dans d’autres zones. L’Europe et l’Amérique du Nord ont aussi enregistré des accroissements nets des superficies forestières au cours de la même période. Par contre, l’Afrique et l’Amérique latine/Caraïbes sont actuellement les deux régions du monde déplorant les plus fortes pertes de forêts: l’Afrique -qui représente environ 16% de la superficie boisée totale- a perdu plus de 9% de ses forêts entre 1990 et 2005. "Lors d’une année normale, plus de la moitié de la superficie mondiale détruite par les incendies se trouve sur le continent africain", a également noté la FAO, qui rappelle que les forêts sont également menacées par les insectes et les maladies.
 
Bon, la tendance reste encore négative, mais la création de parcs natinaux en Afrique laisse espérer une poursuite de cette amélioration dans les années à venir et un retour progressif à l’équilibre…