Savoirs des peuples

 
Dans le domaine des cosmétiques, trouver des entreprises équitables et vertes est très rare. On peut même dire que c’est un peu mission impossible… C’est pourquoi il faut soutenir ce genre d’initiatives! Voici la phrase d’accroche sur le site: " Savoirs des Peuples commercialise des produits santé et bien-être, biologiques et équitables et propose aux entreprises du secteur cosmétique des ingrédients naturels innovants. "
 
En quoi cela consiste? Cette entreprise utilise les savoirs anciens et traditionnels des peuples autochtones d’Amérique du Sud (Andes et Amazonie essentiellement) pour les proposer aux occidentaux. Mais ce qui fait la force d’une telle démarche, c’est qu’ils luttent contre le bio-piratage. Concrètement, les grandes entreprises de santé, cosmétique et bien être occidentales, viennent souvent dans ces pays pour utiliser les savoirs et plantes locales, puis déposent des brevets sur ces plantes et interdisent ensuite les peuples locaux d’utiliser et de commercialiser leurs propres plantes dont ils se servaient pourtant depuis des millénaires… Ce genre de politique néolibérale et néocoloniale vole aux peuples autochtone leurs richesses. Car oui c’est du vol et un pillage de richesse scandaleux! Il faut ajouter à cela la surproduction de certaines plantes qui apauvrissent les sols et le recul des autres cultures dont celles qui servaient à nourrir ces populations… On ne devrait pouvoir déposer un brevet sur les plantes qui sont un don de la nature à tous! Ras-le-bol de cette marchandisation à outrance!
 
L’arrivée de Savoirs des peuples modifie la donne en profondeur… En effet, cette entreprise refuse de déposer des brevets sur les plantes, luttant ainsi contre le biopiratage. Ils considèrent qu’elles appartiennent à tous, et surtout aux peuples autochtones, et que les occidentaux n’ont pas à se les approprier! Ensuite ils pratiquent le commerce équitable, c’est-à-dire que les achats des productions locales ont des prix plancher qui permettent aux producteurs d’améliorer leurs conditions de vie. Ce genre de politique est important car l’enrichissement des petits paysans permet de réduire fortement l’exode rural et par effet ricochet les bidonvilles et la violence dans les grandes villes, mais permet aussi le recul des cultures illégales (pavot, coca…) dirigées par des groupes mafieux ou terroriste.
 
Outre une politique sociale forte, Savoirs des peuples développe aussi les cultures biologiques! L’entreprise demande aux producteurs de ne pas utiliser engrais et pesticides qui apauvrissent les sols et détruisent la faune et la flore locale… Mais là où c’est encore plus fort, c’est que les procédés de transformation des produits sont également biologiques, repoduisant les gestes ancestraux, et n’utilisent pas de produits chimiques polluants.
 
Bref, des produits équitables et biologiques de bout en bout! Cette entreprise, malgré des prix un peu plus élevés pour le consommateur, se développe rapidement et est en passe d’investir d’autres régions. Elle prouvre qu’un autre modèle de développement économique respectueux des hommes et de l’environnement est possible! Bravo et longue vie à cette entreprise… En espérant que certains grands groupes, gênés par sa réussite ne tentent pas de la détruire…
 
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Le secteur aérien veut réduire ses émissions de CO2

 
Simple effet d’annonce ou volonté réelle de se tourner résolument vers des énergies propres? En tout cas, les propos du Président de l’Association du Transport Aérien font beaucoup réagir dans le milieu. Même si elle sera très difficile à traduire dans les faits, cette annonce a au moins le mérite de démontrer une réelle prise de conscience de ce secteur face aux problèmes de la pollution et la nécessité de réfléchir à des solutions alternatives face à la flambée inéluctable des cours du pétrole. Alors sera-t-il possible d’atteindre 0% d’émissions de CO2 d’ici à 50 ans dans un contexte de forte progression de l’offre et de la demande? Peu probable, mais on peut se rassurer en se disant qu’il existe encore quelques personnes sensées sur cette planète. Reste à savoir si les intérêts économiques et financiers de chacun ne vont pas une nouvelle fois faire échouer une bonne volonté et continuer à nous conduire, encore un peu plus, droit dans le mur…
 
(Amandine Ambregni pour l’AFP:) Le secteur aérien a affiché cette semaine à Vancouver (Canada) son intention d’être plus "vert" en présentant un objectif de "0% d’émissions de CO2" qui suscite toutefois un certain scepticisme."Je ne détiens pas les réponses, mais je suis sûr que la recherche peut trouver des solutions pour atteindre ce 0% d’ici 50 ans. C’est réaliste", a affirmé le patron de l’association du transport aérien (IATA), Giovanni Bisignani lors de l’assemblée qui s’est tenue à Vancouver.

Pour lui, le respect de l’environnement est la nouvelle priorité pour le secteur maintenant que celui-ci a renoué avec les bénéfices (5 milliards de dollars attendus en 2007), après plusieurs années de pertes. Mais le scepticisme s’est répandu dans les couloirs de l’assemblée générale sur cet objectif de "0%", sur fond de trafic aérien en forte expansion.

"Avec la perspective d’un trafic aérien en croissance continue, entre le tourisme des populations vieillissantes des pays de l’OCDE, les marchés émergents et les déplacements d’affaires liés à la mondialisation, nous avons de quoi avoir des sueurs froides", a reconnu Michael Levine, chercheur de l’université de New York (NYU).

Le secteur vise d’ici 2020 une consommation de carburant réduite de 25% via des moyens existants comme l’optimisation de l’utilisation des moteurs en vol et au sol. Mais la contribution annuelle de l’aviation civile mondiale aux émissions globales de CO2 va passer dans le même temps de 2%, soit 500 millions de tonnes, à 3%. Passer à 0%, "cela n’a pas de sens", selon M. Levine, pas plus que pour le patron de Malaysian Airlines Idris Jala, qui "n’y croit pas d’un point de vue technologique".

L’IATA parie sur les avancées scientifiques, sur les efforts des transporteurs et sur les pouvoirs publics (gouvernements, régulateurs, Nations Unies) pour imposer des standards internationaux, voire créer un marché des émissions de CO2 pour le secteur.
 
"Parvenir à 0% d’émissions de CO2, cela veut dire avoir un carburant sans carbone, c’est-à-dire un moteur à hydrogène", explique, Trung Ngo, directeur de la communication de l’avionneur canadien Bombardier. "Le moteur à hydrogène, celui des fusées et qui nécessite des réservoirs énormes, a déjà été testé dans les années 80. Il est viable techniquement, mais le problème encore irrésolu à ce jour, c’est le stockage, il faut une plus grande compression de l’hydrogène".

Quant aux bio-carburants, qui n’atteindront pas le "0%" de CO2, le problème reste entier: "il faudrait des champs de la taille de la Floride pour couvrir 10% des besoins des transporteurs américains", reconnaît Philippe Rochat, à la tête de la division Environnement de l’IATA.
 
D’où l’urgence de financer la recherche, selon ce dernier, qui prône des investissements à la fois publics et privés. A l’heure actuelle, "les solutions sont intermédiaires", explique M. Ngo: les motoristes travaillent sur des systèmes alternatifs, plus économes que l’actuel moteur de type "turbo fan". "La technologie la plus aboutie est celle du ‘geared fan’, développée par Pratt and Whitney", selon cet ingénieur de formation. "Elle promet une efficacité de 30 à 40% supérieure aux moteurs actuels", mais n’est pas encore mise sur le marché. Côté appareils, les matériaux composites permettent d’alléger le poids des avions, d’améliorer leur résistance dans l’air et de donc réduire la consommation de carburant.

Selon l’IATA, "un avion aujourd’hui consomme en moyenne 3,5 litres pour 100km par passager, ce qui est équivalent à la consommation d’un véhicule compact, mais avec une vitesse de transport six fois plus élevée". Le futur 787 de Boeing, appareil qui se veut le plus économe du marché et intègre de nombreux matériaux composites, doit faire baisser cette consommation moyenne sous les 3 litres.