Monkey Me de Mylène Farmer

En cette fin d’année, Monkey Me marque le grand retour de Mylène Farmer accompagnée de son compositeur de toujours et pygmalion, Laurent Boutonnat. Après la parenthèse Bleu Noir où la chanteuse avait innové en allant chercher Moby, Darius Keeler du groupe Archive, ou RedOne, elle semble s’amuser cette fois-ci à un retour aux sources et nous propose un passage en revue de sa riche carrière avec de multiples références. Les fans seront ravis de retrouver leur artiste qui dit beaucoup d’elle sur cet album.

L’album débute avec le très fort et réussi, Elle a dit, l’histoire d’une fille qui assume son homosexualité, comme une forme d’hommage à ses nombreux fans LGBT. Le texte est beau, le rythme entêtant, l’album commence très fort ! Suit le premier single, A l’ombre, un titre up-tempo très réussi, où la chanteuse semble nous raconter sa jeunesse entre rêves de célébrité, hivers canadiens et érables, mais aussi le temps qui passe…

Le titre suivant sonne léger et décalé… Monkey Me où Mylène parle de son singe récemment disparu. Les paroles sont drôles, le rythme mid-tempo très entêtant, la voix très travaillée, une nouvelle fois un titre excellent. Malgré des synthé un peu envahissant, Tu ne le dis pas est aussi une réussite. Un refrain entraînant, des paroles reprenant les angoisses de l’artiste autour de la fragilité du monde et de la vie.

Le titre suivant, Love Dance, fait débat. Trop léger pour certains, je le vois comme un hommage sympathique et dansant à Maryline Monroe entre paroles décalées en anglais,  » Happy Birthday  » en fin de chanson et coupe de cheveux blonde inattendue pour la plus célèbre des rousses…

Quand est une ballade aux paroles alambiquées et assez sombres. La fin d’un amour ? Les références et symboles sont multiples, notamment autour de Saturne (le froid, le changement, la morosité), avec l’influence de Pierre de Brach (poète de la fin du 16e siècle). Un son simple et efficace avec un beau pont musical de saxo. Une pause bienvenue au milieu de l’album.

On regrettera une transition un peu violente avec le titre J’ai essayé de vivre… et ses accords de synthé-guitare un peu trop agressifs dans les premières secondes. Dommage car le reste du titre, plutôt rock, est très bon et les paroles assez riches font échos aux anciens albums de l’artiste.

Suivent deux titres assez moyens, pour moi les moins bons de l’album : Ici-bas et A-t-on jamais. Ici bas est une sorte de prière à Marie, flirtant vers le rap, où l’on retrouve le thème du libre arbitre, le pantin de bois (de Sans contrefaçon ?). Si le rythme est imparable, je ne suis pas franchement convaincu par le titre… Sans surprise. Même chose pour A-t-on jamais, un refrain un peu planant, mais un titre globalement bien plat.

Plus surprenant et inattendu est le titre Nuit d’hiver qui propose un sample d’une chanson culte de l’album Cendres de Lune, Chloé. Un titre sombre, presque expérimental, qui joue à fond la carte de la nostalgie. Un OVNI total comme seule Mylène sait nous en proposer.

A force de… est une belle chanson à l’image de cet album, plutôt optimiste, avec une voix très travaillée, des rythmes entêtants mais un synthé un poil trop agressif.

Avec Je te dis tout, l’album se termine en beauté. Mylène nous propose l’une de ses plus belles ballades. Un piano voix somptueux, soutenu par quelques violons et des arrangements magnifiques. Des paroles superbes et émouvantes. Ce dernier titre mérite à lui seul le détour.

Au final, malgré un petit passage à vide au milieu, ce Monkey Me est une réussite. Mylène Farmer nous propose un album de très grande qualité, plutôt optimiste qui devrait faire mouche lors des concerts à venir.

The Sound of Arrows – Voyage

Je parle assez peu souvent de musique ici, mais je dois dire que cet album m’accompagne depuis quelques semaines déjà et je ne m’en lasse pas ! Il s’agit de l’album Voyage du groupe The Sound of Arrows.

Comment se fait-il que ce jeune duo suédois qui remporte un vif succès un partout en Europe soit toujours totalement inconnu en France ? Cela reste un mystère… Il faudrait peur-être regarder du côté de nos médiocres radios musicales qui diffusent de la soupe R’nB, sans saveur, à longueur de journée et qui sont incapables de proposer un peu de diversité musicale. D’ailleurs elles diffusent toutes les mêmes titres au même moment, déprimant…

Mais bref, revenons en à cet album mélange de sons électro-dance et de pop planante qui situent ce groupe quelque part entre le meilleur des Pet Shop Boys et de la New Wave des eighties. Un pur bonheur à l’écoute tout au long des 13 titres qui le composent.

L’album s’ouvre sur Into the Clouds, premier titre tiré en clip, à l’esthétique et au son très spatial… comme un décollage. Excellente mise en orbite. Il se poursuit avec Wonders, dernier titre sorti, une pure bombre électro-dance. Un clip à l’esthétique somptueuse, montage d’images anciennes. Un son très années 80 avec My Shadow avec une très belle montée en puissance dans la deuxième moitié.

Le titre Magic, très sympathique et agréable, à l’ambiance de comptine enfantine à été utilisé pour une publicité Mitsubishi. Le clip est là encore très travaillé, avec deux enfants et des créatures extraterrestres géantes. Ruins of Rome, sur un rythme plus lent, propose un son planant des plus agréables avec ses voix enfantines en choeur. C’est une voix féminine qui prend la relève pour Longest Ever Dream. On pense là à certains titres de Moby. Des paroles répétitives, un son électro planant, une grande réussite.

Avec Hurting All the Way, on retourne à ce son des anciens titres électro des années 80, titre court et lent de transition au milieu de l’album. On continue dans le même esprit sonore tendance années 80 avec Conquest, quoiqu’en un peu plus rapide. Ces deux titres sont suivis du tube Nova dont le clip reprend l’esthétique mondes extraterrestres d’Into the Clouds. Un son dance très réussi et totalement envoûtant.

There is still Hope est le plus long morceau de l’album, près de 8 minutes (!). Il bénéficie d’une longue mise en place avec montée progressive et toujours avec ce son très original aux influences diverses. Lost City reprend les premières notes d’Into The Clouds, donnant une vrai cohérence sonore et rythmique à l’album sur la longueur. Titre uniquement musical, sans parole. Disappear joue à fond la carte New wave électro, un titre efficace. L’album se termine avec Dark Sun, uniquement musical, toujours dans cet esprit de sons électro années 80, déformés et totalement planants.

Un album à découvrir d’urgence !

Zazie aux Nuits de Fourvière

Cette année, les Nuits de Fourvière proposaient un très beau programme avec des artistes reconnus et une programmation haut de gamme. Après l’ouverture par Bartabas, se seront succédés, entre autres, I’m the wind (pièce mise en scène par Patrice Chéreau), Aaron, Zazie, Le condamné à mort (avec Jeanne Moreau et Etienne Daho), Agnès Obel, un hommage à Nougaro, Carmina Burana, Catherine Ringer, Cocoon, Texas, Calogero, Sting, Yaël Naïm, Lou Reed, Paolo Conte…

Bref, un choix très large et suffisamment éclectique pour que chacun puisse trouver son bonheur… et même plusieurs fois ! Malheureusement le temps exécrable de ce mois de juillet est venu jouer les troubles fête… En ce qui me concerne pas de souci avec Zazie pour son concert du 20 juin, le beau temps était au rendez-vous, seul bémol, l’extinction de voix dont souffrait l’artiste depuis quelques jours. Avec beaucoup de courage, elle s’en est malgré tout très bien sortie.

J’ai pu retrouver ce qui fait le charme des concerts de Zazie, une ambiance de feu, une réelle proximité avec le public et un zeste d’improvisation qui fait qu’aucun de ses concerts n’est tout à fait identique. Dans le théâtre antique, c’était juste un moment magique. Ci-dessous, une vidéo plutôt réussie du concert…

Mylène Farmer : Bleu Noir

Bleu Noir - Edition Limitée

Le nouvel album de Mylène Farmer est dans les bacs et le moins qu’on puisse dire c’est que ce Bleu Noir est une réussite. La chanteuse fait sa révolution, exit Laurent Boutonnat, son compositeur de toujours et bonjour à Moby, RedOne et Darius Keeler. On ne présente plus le premier, RedOne a notamment produit les plus gros succès de Lady Gaga quant à Darius Keeler, il est le leader du groupe Archive. Bref du très beau monde pour entourer Mylène…

Le résultat est de grande qualité, un peu désarçonnant pour les fans qui doivent d’habituer à de nouveaux sons, mais les mélodies sont toujours aussi imparables et les paroles signées Mylène Farmer magnifiques…

1. Oui mais… non : On ne présente déjà plus ce tube qui a servi de rampe de lancement à l’album. Juste Excellent.

2. Moi je veux… : Très belle mélodie qui rentre bien dans la tête autour de la mélancolie, de l’ennui et de l’amour.

3. Bleu Noir : Superbe chanson rock où l’on retrouve les thèmes chers à Mylène, la mort et l’amour. Elle y parle de sa vie et de sa mort sur une mélodie mid-tempo magnifique.

4. N’aie plus d’amertume : Titre plus doux, un peu folk. Très beau.

5. Toi l’amour : Un titre très Moby dans l’esprit porté par des magnifiques paroles. L’un des plus beaux titres de l’album. L’amour au-delà de la distance et de la mort…

6. Lonely Lisa : Un autre tube, le deuxième titre signé Red One, qui arrive après la douceur des mélodies de Moby. Le résultat est là, très dansant, autour de ce petit personnage dessiné par Mylène. Un titre très plaisant, plein d’humour, complètement barré… J’adore !

7. M’effondre : Un titre de transition dans l’album, étonnant, avec une Mylène à la voix très grave. La monté en rythme progressive et hypnotique est particulièrement réussie avec ses  » Jusque là tout va, jusque là tout va bien » en boucle. Encore une très grande chanson…

8. Light Me Up : Un titre en anglais, très doux. On retrouve le son et les mélodies d’Archive. Moins accessible mais intéressant avec une Mylène toujours avec la voix grave. Là encore une montée en puissance tout au long de la chanson réussie.

9. Leila : Mylène, la chanteuse de la neige et du froid, s’intéresse cette fois au désert et aux femmes d’Iran, plus particulièrement au destin de la fille du Shah d’Iran. Un joli titre, inhabituel dans le registre Farmer, avec de superbe sonorités orientales, magnifiquement mis en image.

10. Diabolique mon ange : Encore une belle chanson avec une belle envolée de violons, là encore avec une montée progressive. Le tic tac diabolique et irréversible du temps qui passe…

11. 12. Inséparables : Deux fois le même titre, en anglais et français, pour clore cet album. Un titre très lent assez agréable. Il ne manque finalement qu’un titre rapide qui aurait parfaitement trouvé sa place juste avant.

Anne-Elie : C’est beau la vie

 
Je vous ai déjà parlé d’Anne-Elie à plusieurs reprises et si vous fréquentez le Trancanoir, vous la connaissez forcément !
 
Anne-Elie est une amie qui chante formidablement bien.
 
Sur son Myspace vous pouvez écouter quelques uns de ses titres. Et surtout le petit dernier " C’est beau la vie "
Et personnellement je le trouve excellent !
 
Bravo Anne-Elie !
 
 

Mylène Farmer – Point de suture ****

 
Il fallait bien que je finisse par en parler de ce nouvel album! J’annonçais au début de l’été qu’il ferait couler beaucoup d’encre et bien je ne me suis pas trompé. Comme d’habitude, l’artiste ne laisse personne indifférent. Aucun chanteur français n’arrive à ce point à être adoré et détesté… Même pas Johnny, et pourtant!
 
Au niveau de la presse, rien de bien neuf, ça tire à vue souvent sans même avoir écouté. Ben oui, quand la critique d’un album ne parle que de la première chanson et de son clip, on peut se poser des questions… Certains règlent leurs comptes avec l’artiste. Ah les refus d’interviews, ça rend les journaleux aigris! On retrouve les mêmes arguments sur la multiplication des supports (que personne ne reproche à Zazie, Johnny ou Madonna…), le peu de voix (erronné dans ce cas, j’y reviens!) ou les thèmes qui évoluent peu (ben on demande pas à Farmer de faire du Renaud et inversement!). 
 
Quand ce ne sont pas carrément des réglements de comptes personnels… Un ancien directeur de fan club, qui ne s’est pas fait que des amis à l’époque, sévissant aujourd’hui dans un hebdo télé-people médiocre (ça commence par Télé, ça finit par Star), ressort le même article depuis 10 ans pour parler de retour raté et se fait menacer par quelques fans hystériques un peu bas du front. Evidemment et à juste titre, les journalistes s’émeuvent (entre confrères on se sert les coudes), mais ils oublient au passage que l’auteur de l’article est loin d’être un saint! Le Monsieur étant très procédurier je ne peux en dire plus, mais il a beaucoup d’ennemis depuis une décennie chez les fans, un court passage sur les forums suffit à s’en rendre compte… Voilà ce qui se passe quand on s’autoproclame président d’un fan club officiel, jamais reconnu par l’artiste, que l’on saborde ensuite, avec ce que cela peut avoir comme conséquences…
 
Comme d’habitude donc avec Farmer, réactions excessives de tous les côté pour ce qui n’est finalement que la sortie d’un nouvel album! Une nouvelle fois, on ne parle que de la forme et pas du fond… Mais c’est courant dans la presse écrite française, qu’on ne s’étonne pas qu’elle n’arrive plus à vendre! Quant à Mylène Farmer de ce côté ça roule (plus de 100 000 albums et 175 000 téléphones portables avec album intégré vendus dès la première semaine, une tournée presque complète un an avant et plus de 9 millions de téléspectateurs pour suivre son interview dans le journal de Chazal, 2 millions de plus qu’à l’habitude…). Ensuite le fond, il temps d’en parler…
 

 
10 chansons plus une cachée dans ce nouvel opus ramassé aux sonorités globalement électro, que l’on peut voir comme un virage marqué dans la carrière de l’artiste, comme l’avait été Anamorphosée en son temps… Une voix posée et bien mise en avant, une production particulièrement léchée, bref du bon boulot! Une pochette que l’on peut voir comme une version trash d’Avant que l’ombre… avec sa poupée rousse suturée et instruments chirurgicaux au premier plan. Au niveau visuel déjà, ce retour est réussi et ne laisse pas indifférent! Et en plus, un visuel cohérent avec le contenu où chaque chanson (ou presque) contient un terme médical.
 
  1. Dégénération ****: Le premier opus, déjà très présent sur les ondes cet été. Très peu de paroles pour un rythme entêtant, tournant en boucle, j’en avais déjà parlé je ne reviens pas dessus. Elle appelle au réveil sa génération comme une sorte de suite à Désenchantée. Où son passés vos idéaux et votre capacité d’indignation, semble-t-elle dire… Un message finalement assez politique assez plaisant! Et le "faut que ça bouge" annonce bien l’album!
  2. Appelle mon numéro **: Très partagé sur cette chanson… Une chute du précédent album? Le son, l’air et les sonorités s’en rapprochent beaucoup en tout cas! Au niveau des paroles, c’est un peu Farmer en roues libres, les jeux de sonorités sur les "L" rappellent certaines chansons d’Alizée. L’air avec les guitares a de faux airs de California. Mais au final, malgré la légèreté de l’ensemble, le refrain est terriblement efficace et reste dans la tête qu’on l’aime ou pas!
  3. Je m’ennuie ****: Le mot qui revient le plus souvent pour qualifier cette chanson c’est "bombe électro". C’est tout à fait ça! Ca commence un peu comme du R’nB et puis ça part très électro, c’est efficace et les paroles reprennent le thème de l’ennui, assez courant chez Farmer. La petite raisonnance électro qui double sa voix est du meilleur effet. Une suite très réussie à C’est une belle journée. Boutonnat se fait plaisir et multiplie les petits sons.
  4. Paradis inanimé ****: Un pur son rock assez inattendu et une nouvelle fois très efficace. Des paroles très sombres, émouvantes et finalement assez personnelles avec une voix très grave du meilleur effet. Du pop rock très réussi et un gros coup de coeur pour cette chanson. L’artiste y parle comme rarement de sa mort mais aussi du culte qui l’entoure, de son personnage avec beaucoup de lucidité.
  5. Looking for My Name ***: Un très beau duo en mid-tempo avec Moby, là encore avec des paroles très sombres et désabusées. Ces deux là font du bon boulot ensemble et l’on regrette que le duo avec David Bowie, prévu aussi pour cet album n’ait pas pu se faire… On retrouve ces rythmes entêtant qu’affectionnent les 2 artistes et leurs voix se marient parfaitement.
  6. Point du suture ***: Première chanson lente au coeur de l’album, pour la chanson titre de l’album. Une magnifique ballade comme seule Farmer en a le secret pour ce qui sera sans aucun doute un beau moment d’émotion lors du Live. A la différence d’un Avant que l’ombre… qui alignait les ballades au point de leur faire perdre toute saveur, celle-ci ressort bien mieux… Et une fin qui monte en émotion. Le résutat est très bon!
  7. Réveiller le monde ****: Cette chanson est assez critiquée chez les fans, moi j’aime beaucoup, même le refrain un peu cheap! Les sonorités 80 sont réelles mais quel rythme d’enfer! Et puis des paroles très engagées ce qui est assez rare dans son répertoire pour être souligné! Bref à mon goût c’est terriblement efficace!
  8. Sextonik **: Alors cette chanson démarre très bien, des couplets très réussis, planants à souhait avec des paroles très coquines (un hommage à son vibromasseur! mais avec classe…). Un sympathique hommage à Libertine à prendre au 15e degré! Mais le refrain, même s’il est efficace est rapidement plutôt insupportable. Bon ce titre devrait mettre énormément d’ambiance en Live et on ne lui en demande pas plus!
  9. C’est dans l’air ****: Le Hit de l’album! Farmer lorgne du côté de Zazie et propose un titre électro terriblement efficace (peut être le plus efficace depuis Désenchantée!). Les paroles sont tout bonnement excellentes d’intelligence avec ce qu’il faut de recul et de second degré et en même temps un message qui passe parfaitement sur l’hypocrisie de notre société. Pour moi LA chanson de l’album et visiblement nombre de fans suivent. Niveau musical rien à redire avec cette montée en puissance et le mélange parfait entre violons et guitares sur un beat rapide. Pour le live ça promet! C’est le titre fédérateur qui manquait sur l’album précédent (magnifique mais trop froid).
  10. Si j’avais au moins… ***: Une très belle ballade pour clore l’album en beauté. Pas vraiment originale mais la montée des guitares à la fin du titre est particulièrement réussie et arrive à faire monter l’émotion.
  11. Ave Maria: Le titre caché de l’album. La reprise de ce titre religieux classique, signé Schubert, est assez inattendu! Après 2 bonnes minutes de silence, le tout sur fond d’un coeur qui bat. Elle s’en tire plutôt bien sur un registre qui n’est pas du tout le sien!

Au final ce Point de suture est un album terriblement efficace, assez clairement conçu pour la scène comme l’a pu être le Totem de Zazie. C’est un album plus cash et franc dans l’écriture que n’a pu l’être Avant que l’ombre…, il en ressort une vraie sincérité à l’écoute. Je suis très emballé, beaucoup plus que par le précédent opus en tout cas! Et la voix de Mylène Farmer semble s’affirmer de plus en plus, et qu’elle ose aller un peu plus dans les graves, ça lui réussit plutôt très bien!

Mylène Farmer : Dégénération ****

 
En attendant l’album pour l’automne, le premier single débarque demain sur les ondes et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il fait parler!
 
D’abord, les fuites et les bourdes se sont multipliées chez Universal et nombre de personnes ont déjà pu entendre et télécharger le titre qui a été vendu durant quelques heures sur un site légal… Avant que la page soit déconnectée vite fait, la maison de disques accusant les fans d’avoir piraté son site… Ambiance! Il n’empêche, le mal est fait et le titre est en écoute un peu partout sur le Web…
 
Et là on en remet une couche, puisque le titre est pour le moins étonnant et déconcertant, mettant en avant un son très électro et dansant tandis que côté texte, 4 ou 5 phrases tournent en boucle, où les "où est où" et "ou a ou" alternent avec des "hanhan" hypnotiques… On le comprend, la chanteuse ne veut pas d’un retour tiède et décide de bousculer tout le monde et surtout ses fans habitués à une forme plus traditionnelle. Pourtant ce n’est pas la première fois que le duo Boutonnat/Farmer nous gratifie de chansons électro aux paroles minimalistes (notamment le très réussi Psychiatric sur l’album L’Autre), mais c’est la première fois qu’ils en lancent un en single seul, d’autant plus en premier titre!
 
Certains regrettent déjà le peu de paroles pour ce retour et pourtant elles sont très bien choisies et plus symboliques et riches qu’elles ne semblent l’être à première vue. Où la référence à Désenchantée n’est sans doute pas fortuite… "Où est ma génération?" peut on entendre, dans un message au double sens quasi politique… Elle semble vouloir réveiller son public, le faire bouger, lui faire retrouver quelques capacités de révolte… Et puis reste à voir le clip qui apportera lui aussi aux paroles, sans aucun doute, un éclairage nouveau…
 
Pour la musique, rien à dire, c’est tout simplement excellent! Un rythme entêtant, propice aux remix les plus divers, qui devrait faire un tabac dans les boîtes cet été. On le comprend, Mylène veut un retour sympathique et dansant pour l’été et conserve les chansons à textes pour porter l’album qui ne sortira qu’à l’automne, donc seulement dans plusieurs mois.
 
Ce Dégénération fait donc figure d’une formidable mise en bouche portant jusque dans le titre, très simple, de nombreuses références (historiques notamment avec un clin d’oeil évident pour "L’art dégénéré" des artistes juifs, communistes ou homosexuels de l’entre-deux guerres, que les nazis avaient censurés, réprimés, persécutés et déportés…).
 
En tout cas je suis conquis par ce nouveau titre! Plus que par un Fuck Them All, certes réussi et superbe, mais un peu attendu et plan plan, qui avait lancé la période Avant que l’ombre…
 
Quant à la pochette… Elle aussi devrait faire parler!
 

Kylie Minogue, X Tour à Lyon, quelques photos!

 
Les photos du concert qui m’ont été très gentiment envoyé par Mickael… D’autres suiveront! Merci à lui  Il était juste devant moi pendant le concert, ça correspond donc tout à fait à la vue que j’avais…
 
 
Et d’autres signées Isubliss :
 
   
 
Et une petite vidéo pour la route toujours signée Isubliss:
 
   
 

Kylie Minogue X Tour

 
Hier, Kylie Minogue était de passage à Lyon, à la Halle Tony Garnier, dans le cadre de sa tournée X Tour, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle a mis le feu! Une ambiance de folie tout au long des 26 chansons et plus de 2H30 de concert!
 
Les sept tableaux que compte le concert se sont succédés, les tubes s’enchaînant le tout dans une bonne humeur communicative! Une dizaine de danseurs sur scène, presqu’autant de musiciens, des jeux de scène et des chorégraphies à tomber, des lumières magnifiques… Vous l’avez compris j’ai été totalement bluffé par ce spectacle! Et en plus une excellente ambiance dans la fosse. J’étais accompagné de plusieurs membres du forum MFiscalled eux aussi visiblement conquis. Certains avaient déjà vu le spectacle à Bercy, mais le concert ayant subi quelques modifications depuis un mois (ordre des tableaux et tracklist), ils n’ont pas été déçus!
 
Une entrée très électro dans un premier tableau, Kylie survolant la scène dans une nacelle sur Speakerphone, très réussie. Suivent un mélange entre Boombox et Can’t Get You Out Of My Head, c’est mon seul bémole sur le spectacle, ce tube arrive un peu tôt dans le concert… Suit une chanson inédite Ruffle My Feathers et enfin un In your eyes très enlevé clôt ce premier tableau. Des danseurs en escrimeurs.
 
Le deuxième tableau nous emmène dans une ambiance très football américain, pom-pom girls, avec trois titres très rythmés: Heart Beat Rock, Wow et Shocked. C’est l’occasion de chorégraphies très réussies avec des écrans géants très colorés.
 
Suit une Beach Party, cocotiers, costumes de marins pour Loveboat, Copacabana et Spinning Around. Ambiance festive et colorée…
 
Enfin un tableau plus rock avec un Like a Drug déjanté où Kylie en costume rouge survole la scène sur une tête de mort argentée. Bon à première vue ça semble un peu kitch ou morbide mais ça rend vraiment très bien, avec des lumières très futuristes. Suivent Slow et 2 Hearts. Là encore l’ambiance est au rendez-vous! Petite pause avant d’attaquer la seconde partie du concert… L’occasion de faire connaissance avec les voisins de la fosse!
 
Le concert reprend sur un tableau manga, samouraïs, avec un début vidéo suivi d’une réentrée par le dessous de la scène dans une pyramide noire avec le titre Come Into My World superbement réarrangé, Nu-di-ty terriblement sexy et Sensitized. Au programme lap-dance, combats de sabres, danseurs en mini short cuir très moulant et une Kylie également court vêtue en corset avec de drôles de pompon sur la tête…
 
Puis une partie calme où Kylie, seule sur scène en robe bleue, chante en piano voix Flower, puis un I Believe in You très réussi. Un très beau moment d’émotion dans le concert…
 
Arrive déjà le dernier tableau, magnifique en noir et blanc où vont s’enchaîner les tubes qui mettent le feu à la salle et dans la fosse! Les danseurs commencent sur des danses de salon et enchaînent sur un On a Night Like This de pure folie! Suit Your Disco Needs You, l’un des moments les plus fous du concert, un public en transe! Puis Kids, où le public chante le duo… Step back in time et enfin un In My Arms qui là encore met le feu!
 
Viennent enfin les rappels, où Kylie revient avec un bustier doré très travaillé et chante No More Rain sous une pluie de confettis dorés, suit un Love at First Sight très enlevé et elle termine par un I should be so lucky qui met là encore le public en transe. La Halle Tony Garnier est debout pour ce superbe tour de force, où le public aura également souhaité un joyeux anniversaire à la chanteuse… Une excellente soirée de pur bonheur!