La ville faite par et pour les hommes d’Yves Raibaud

La ville faite par et pour les hommes

La ville faite par et pour les hommes

Belin, collection « Egale à égal », 2015, 78 pages

Ce court essai d’Yves Raibaud, de sociologie et géographie urbaine, est une passionnante entrée en matière pour celles et ceux qui souhaitent s’intéresser à la ville du point de vue du genre. Idéal pour des jeunes ou des néophytes, les références bibliographiques sont suffisamment nombreuses pour permettre à celles et ceux qui seraient frustrés de n’avoir pas plus de contenu d’aller plus loin sur le sujet. Il permettra aux non spécialistes d’avoir un point de vue global sur la question.

L’ouvrage aborde l’urbanisme du point de vue du genre, cela allant des usages sexués de la ville par le prisme de la fréquentation des espaces et équipements publics et des lieux de loisir et de socialisation, aux politiques de transports et aux usages des transports en commun, en passant par la problématique majeure du harcèlement de rue et par la reconnaissance des femmes à travers la toponymie des rues et équipements collectifs.

Ce court ouvrage est rapidement lu, les exemples sont précis et les préconisations claires. L’auteur démontre avec acuité qu’il reste encore beaucoup à faire dans l’égalité femmes/hommes tant dans les pratiques que dans les modes de pensées.

Un essai incontournable pour qui s’intéresse à la politique de la ville et souhaite lutter contre les stéréotypes machistes. Une belle entrée en matière pour une nouvelle vision de la ville, plus féminine (-iste), que je vous invite à découvrir, même si en tant que géographe j’aurais apprécié que l’ouvrage soit plus riche et plus complet.

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Séisme dans la région des Grands Lacs

 
La région de Bukavu (République Démocratique du Congo) a subi un séisme d’assez forte puissance dimanche. Cette région proche de la frontière rwandaise est toujours très instable politiquement, les populations y sont souvent livrées à elles-mêmes et le gouvernement central y est presque totalement absent ou corrompu. Dans ces conditions, un séisme de magnitude 6,0 (assez fort mais qui n’a rien d’exceptionnel) peut faire des victimes. La région du rift en Afrique connaît une sismicité assez importante. Il s’agit d’une zone d’écartement de la croûte terrestre (l’Est de l’Afrique se détache peu à peu du reste du continent). Les séismes y sont généralement moins violents que dans les zones de collision, en particulier lorsque le mouvement est rapide comme en Amérique du Sud, mais ils sont suffisamment forts pour être destructeurs et meurtriers. Ce séisme est un peu passé inaperçu dans les médias.
 
Voici l’article de l’AFP:
 
Six personnes sont mortes au Sud-Kivu après le séisme qui a frappé dimanche cette région de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et 60 blessés sont encore soignés dans les hôpitaux, selon un nouveau bilan communiqué mercredi de source médicale. "Il y a maintenant six morts", après le décès d’un blessé grave, a déclaré à l’AFP le médecin-inspecteur provincial Manou Burole. En trois jours, plus de 300 blessés ont été admis dans des structures hospitalières, où 60 patients, dont six dans un état grave, étaient encore traités mercredi, a-t-il indiqué.

Dimanche matin, un séisme de magnitude 6 sur l’échelle de Richter a touché l’ouest du Rwanda et l’est de la RDC voisine, faisant au total 44 morts – 38 au Rwanda et 6 en RDC – et plus de 500 blessés, selon les derniers bilans officiels.

Dans les deux pays, les dégâts sont considérables: des centaines de maisons et de bâtiments se sont effondrés ou sont fissurés. Au Sud-Kivu, plus de 4.500 sans-abri ont été recensés.

Mardi, alors que des répliques de faible intensité étaient encore enregistrées à Bukavu (capitale du Sud-Kivu), une délégation ministérielle venue de Kinshasa a annoncé avoir apporté une quinzaine de tonnes de médicaments et promis une aide globale de 250.000 dollars pour assister les sans-abris.

La distribution de tentes, initialement prévue mardi, a été reportée à mercredi à Bukavu pour "permettre une mise à jour des listes de bénéficiaires" selon le comité de crise, suscitant le mécontentement de plusieurs sinistrés. "Nous avons l’habitude d’entendre les promesses du gouvernement, mais sur le terrain, on ne voit rien", a déploré mercredi un habitant d’Ibanda, une des communes de Bukavu les plus touchées, sous couvert d’anonymat. Dans la commune voisine de Kadutu, un étudiant suspecte déjà un détournement de l’aide. "Quand le gouvernement vient, les biens destinés aux sinistrés sont souvent détournés et profitent aux amis de ces mêmes personnes de Kinshasa", a affirmé à l’AFP René Mushamaligwa. D’autres saluent toutefois la rapidité de l’assistance médicale, qui a permis de soigner des centaines de blessés et de limiter les pertes humaines.

Selon un dernier décompte des dégâts communiqué mercredi par l’ONU, 99 bâtiments ont été détruits, 815 sont inhabitables en raison de dommages importants, 414 maisons de Bukavu et 61 en territoire de Kabare (20 km au nord, proche de l’épicentre) présentent des fissures. En territoire de Kabare, la Croix-Rouge internationale a débuté mardi la distribution de bâches et de couvertures, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Une météorite se serait écrasée en France

 

Les recherches pour tenter de retrouver la météorite de faible taille qui se serait écrasée vendredi près de Bourges sont restées vaines, alors qu’un contrôleur aérien de l’aéroport voisin a indiqué samedi avoir vu exploser "le bolide" à une centaine de mètres au-dessus du sol.

Une dizaine de policiers, aidés par une dizaine d’habitants du village de Trouy où l’objet volant serait tombé, ont cherché en vain samedi matin dans un brouillard épais un impact sur le territoire de la commune située à 7 km au sud de Bourges.

Repéré par des témoins dans les Alpes de Haute-Provence, le Vaucluse et le Rhône avant d’être aperçu par des habitants du Cher, l’objet a suscité l’émoi mais sa chute n’a apparemment fait aucun dégât ni blessé, selon la préfecture du Cher.

D’une taille ne dépassant pas celle d’un ballon de football, il aurait en effet explosé en vol, selon le témoignage de Jérôme Cotte, contrôleur aérien de l’aéroport de Bourges. Vendredi soir, vers 18H15, il était dans la tour de contrôle. "J’attendais un avion qui avait du retard. Je regardais face au sud, quand tout à coup: une météorite. C’était une lumière très intense, basse sur l’horizon. Une boule de feu incandescente, orange, avec une importante gerbe d’étincelle, suivi d’une lumière bleue verte", a-t-il raconté. Selon ce passionné d’astronomie, la boule de feu a explosé "à une centaine de mètres au-dessus du sol".

Selon des scientifiques, il tombe chaque année sur la Terre jusqu’à 100.000 tonnes de matière extraterre, mais pour l’essentiel sous forme de poussières. Six chutes de météorites sont enregistrées en moyenne chaque année en France. (Source: AFP)

Les anti-Nobel

 
Cette remise de prix qui récompense les recherches les plus farfelues et en apparence les plus inutiles s’est, cette année, intéressée aux effets de l’ingestion de sabre ou du viagra sur le hamster…
 
Un texte de Stéphanie Schorow pour l’AFP:
 
"Les effets secondaires de l’ingestion de sabre" (médecine) et "Comment extraire de la vanille de la bouse de vache" (chimie) figurent au palmarès des anti-Nobel 2007, remis jeudi à l’Université Harvard (nord-est) à des scientifiques venus des cinq continents.

Pour la dix-septième année consécutive, dix "Ig-Nobel", des prix récompensant des travaux absurdes ou loufoques réalisés par de vrais chercheurs, ont été décernés au théatre Sanders de l’université par le comité orgnisateur, composé de Marc Abrahams, éditeur de la revue humoristico-scientifique "Les Annales de la recherche improbable", et d’associations de chercheurs et d’étudiants de Harvard.

La soirée s’est déroulée en présence d’un millier de spectateurs, et les prix ont été remis aux lauréats par des récipiendaires du "vrai" prix Nobel, notamment Craig Mello (médecine, 2006), Roy Glauber (physique, 2005) ou William Lipscomb (chimie, 1976).

Trois Argentins ont remporté leur anti-Nobel pour une étude sur les "Effets du Viagra sur la sensation de décalage horaire chez le hamster", publiée par l’Académie des Sciences argentine en juin 2007. Plusieurs scientifiques sud-américains figurent pour la première fois parmi les gagnants, qui comptent aussi dans leurs rangs une Japonaise, un Taïwanais ou une Australienne.

Mayu Yamamoto, récompensée pour sa recherche sur l’extraction de vanille à partir de bouse de vache, devait assister vendredi à une dégustation gratuite d’une nouvelle glace baptisée en son honneur par un glacier de Cambridge (nord-est): "Yum-a-Moto Vanilla Twist".

Parmi les femmes lauréates, la Néerlandaise Johanna van Bronswick de l’Université de Eindhoven s’est distinguée par une série d’ouvrages thématiques qui lui ont valu l’anti-Nobel de biologie: "Les lits, la poussière, et les mites", "La maison, le lit et les punaises", ou encore "Organismes vivants dans les matelas aux Pays-Bas".

L’anti-Nobel de la Paix est allé à un laboratoire de Dayton (nord-est) pour sa "bombe gay", une arme chimique qui provoque chez les soldats ennemis une attraction homosexuelle irrésistible. Un prix "nutrition" a été décerné à Brian Wansink de l’Université Cornell (New York) pour sa découverte du "bol sans fond" qui s’autoremplit, et le prix de linguistique a salué la preuve apportée par trois chercheurs espagnols, sur les réactions différentes des rats à l’audition en mode rembobinage d’un discours prononcé dans plusieurs langues.

Sept des dix lauréats étaient présents à la cérémonie de jeudi et avaient payé eux-même leur voyage. Deux d’entre eux, le Britannique Brian Witcombe et l’Américain Dan Meyer, spécialistes des effets secondaires de l’ingestion de sabre, se voyaient pour la première fois. Ils n’avaient eu jusqu’ici eu de contacts que par courriel ou par téléphone, a précisé Marc Abrahams.

Les anti-Nobel récompensent des études qui font "d’abord rire, puis réfléchir", proclame le comité organisateur. Chaque lauréat a le droit de parler lors de la remise des prix 60 secondes à l’issue desquelles il est impitoyablement interrompu par une enfant de huit ans qui déclare s’ennuyer.

La Burj Dubai dépasse la Taipei 101

 
Au jeu de celui qui aura la plus grande……. tour (A quoi pensiez vous franchement!  ), Dubai vient de passer devant Taiwan. Il faut saluer ces prouesses techniques vraiment impressionnantes!
 
Une tour construite dans l’émirat pétrolier de Dubai, dans le Golfe, est devenue le bâtiment le plus haut du monde à 512,10 m, dépassant le détenteur actuel du record à Taipei, a déclaré samedi le promoteur. Baptisée "Burj Dubai" la tour a ravi son titre au "Taipei 101", qui culmine à 508 m dans la capitale taiwanaise, a précisé dans un communiqué le promoteur Emaar Properties.

Lancée début 2004, la construction de cette "Tour de Dubai", la traduction de son nom, avait été confiée à la société sud-coréenne Samsung pour un contrat d’un milliard de dollars. Le bâtiment qui doit être achevé l’an prochain a déjà 141 étages, plus que n’importe quel autre au monde.

Le communiqué ne précise ni la hauteur ni le nombre final d’étages, respectant un secret qui entoure l’opération depuis son lancement. Mais selon des responsables d’Emaar, la tour dépassera à son achèvement les 700 m et comptera plus de 160 étages. Burj Dubai est devenu le bâtiment le plus haut du monde en tout juste 1.276 jours et se prépare à "battre de nouveaux records d’ingéniosité en matière de technique et d’architecture", se vante le promoteur.

La tour constitue l’élément central d’un gigantesque projet de 20 milliards de dollars portant sur la construction d’un nouveau quartier, "Downtown Burj Dubai", qui comprendra 30.000 appartements et le plus grand centre commercial du monde.

Emaar, dont le gouvernement de Dubai détient 32,5 pour cent du capital, bénéficie d’un boom de la construction qui s’est emparé de l’émirat, l’un des sept membres de la fédération des Emirats arabes unis devenu en quelques années un centre international d’affaires et de tourisme.

Mais la concurrence est rude. Un autre grand promoteur local, Nakheel, a déjà annoncé la construction d’"Al-Burj", "La tour", gardant lui aussi le secret sur la taille finale du bâtiment en projet.
 

La Manche formée par une gigantesque inondation

 
On savait déjà que la Mer Noire formait un lac d’eau douce qui s’est brutalement retrouvé envahi par l’eau de mer suite à l’ouverture du Bosphore, donnant probablement naissance au mythe du déluge. Désormais on en sait un peu plus sur la formation de la Manche…
 
La Grande-Bretagne s’est retrouvée séparée de l’Europe continentale il y a des centaines de milliers d’années à la suite d’une inondation catastrophique due à l’effondrement d’un barrage naturel retenant un lac, selon une étude parue dans la revue Nature.
 
En analysant une carte en trois dimensions de la Manche, des chercheurs de l’Imperial College de Londres dirigée par Sanjeev Gupta et Jenny Collier ont constaté la présence d’une gigantesque vallée large de dizaines de kilomètres et profonde d’une cinquantaine de mètres creusée dans le fond crayeux de la Manche. Grâce à l’utilisation de sonars, l’équipe a mis en évidence des traits faisant penser à une érosion de grande ampleur causée par le passage brutal, comme un énorme torrent, d’une fabuleuse quantité d’eau.

Autrefois, au nord du bassin occupé actuellement par la Manche, dans ce qui est actuellement la partie méridionale de la mer du Nord, se trouvait un lac approvisionné par le Rhin et la Tamise et retenu par une barrière naturelle connue sous le nom de Weal-Artois. La rupture de ce barrage (fonte glaciaire?), intervenue il y a entre 450.000 et 200.000 ans, aurait provoqué pendant plusieurs mois le déferlement de grandes quantités d’eau, estimées à un million de m3 par seconde, selon cette étude.

Le creusement des terres par ce torrent monstrueux a inondé toute une région, actuellement occupée par la Manche, et a changé le réseau des fleuves de toute cette zone, tels que le Rhin et la Tamise, ajoutent les chercheurs.

Par ailleurs, la migration des populations humaines en Europe a pu être affectée par ce phénomène qui aurait créé une barrière infranchissable pour les migrations venant du continent. La première population humaine en Angleterre s’est alors réduite progressivement faute de l’apport de nouveaux arrivants, conduisant à une disparition de l’homme sur l’île pendant quelque 100.000 ans.

"Cet événement préhistorique, conclut selon Sanjeev Gupta, permet en effet d’expliquer les raisons qui ont amené la Grande-Bretagne à devenir une île et pourquoi la première occupation humaine de l’Angleterre s’est arrêtée brutalement pendant près de 120.000 ans".

Violent séisme au Japon

 
Les sauveteurs s’efforçaient mardi de venir en aide aux milliers de sans-abri, dont beaucoup de personnes âgées, tandis le débat sur la sécurité nucléaire prenait de l’ampleur, au lendemain du séisme qui a fait 9 morts et un millier de blessés dans le centre du Japon. En marge des opérations de secours, le gouvernement a réprimandé la direction de la compagnie électrique Tepco après un incendie et une légère fuite radioactive dans sa centrale de Kashiwazaki-Kariwa, une des plus grandes du monde.

Plus d’un millier de policiers et pompiers ont poursuivi leurs fouilles dans les ruines de centaines de bâtiments détruits par la principale secousse de lundi qui a atteint une magnitude de 6,8 sur l’échelle de Richter. Une personne est toujours portée disparue. "Des opérations de secours tous azimuts sont en cours. Nous n’avons pas de temps à perdre dans l’hypothèse où se trouveraient encore des victimes sous les décombres", a déclaré Masahiko Sato, un porte-parole des secours à Kashiwazaki, la ville la plus touchée (ce sont en effet dans les 3 heures qui suivent le séisme que le plus de survivants sont retrouvés, passées 12 heures, les chances se réduisent rapidement).

Mardi matin, les autorités ont dépêché en renfort 450 militaires et sept bâtiments de la Marine dans la région de Niigata pour participer aux opérations de ravitaillement en eau et en nourriture des rescapés. La Croix-Rouge a envoyé 24 médecins sur place, plus spécialement chargés de s’occuper des rescapés les plus âgés.

Selon le dernier bilan officiel provisoire, le séisme a fait neuf morts (six femmes et trois hommes), tous des septuagénaires et des octogénaires (qui vivent majoritairement dans les maisons traditionnelles en bois qui se sont effondrées), et au moins 1.060 blessés. Les opérations se déroulent sous une forte pluie et dans la crainte des répliques, dont une centaine parfois très puissantes ont déjà frappé la région depuis lundi, a constaté une journaliste de l’AFP.

A dix jours d’importantes élections et au plus bas dans les sondages, le Premier ministre Shinzo Abe, qui s’était rendu aussitôt sur place lundi, a ordonné à ses ministres "d’agir sans délai" pour venir en aide aux victimes. Quelque 12.000 habitants ont passé la nuit dans des écoles et des bâtiments publics transformés en abris de fortune. "Les dégâts sont beaucoup graves que ce à quoi nous nous attendions", a avoué Hiroshi Aida, le maire de Kashiwazaki, un port de 100.000 habitants, adjurant ses administrés d’être "patients". Quelque 340 immeubles ont été complètement détruits et 500 autres endommagés dans les préfectures de Niigata et de Nagano, selon les autorités locales. La circulation est impossible sur plusieurs routes fissurées par la secousse ou bloquées par des éboulements.

Par ailleurs, la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, à proximité de l’épicentre du séisme, était totalement arrêtée à la suite d’une petite fuite d’eau radioactive et d’un feu dans un tranformateur. Des vêtements et des gants potentiellement contaminés par des radiations sont aussi tombés par terre lors de la secousse. "Je reconnais qu’il y a eu une certaine inefficacité dans nos mesures" de lutte anti-incendie, s’est excusé le président de Tokyo Electric Power (Tepco), Tsunehisa Katsumata, après s’être fait réprimander par le ministre de l’Economie et de l’Industrie, Akira Amari. La lenteur à régler l’incident "pourrait amener les gens à ne plus faire confiance à l’énergie nucléaire", s’est inquiété le ministre. Le Japon, qui dispose de très peu de ressources naturelles, dépend à 35% du nucléaire civil pour son électricité. "Le plus effrayant c’est de penser qu’il puisse y avoir un grave accident à la centrale nucléaire", a déclaré à l’AFP Takumi Nakata, un enseignant de 38 ans, après avoir passé la nuit dans un hébergement d’urgence. "J’espère qu’ils disent la vérité et que cet accident était bénin", a-t-il poursuivi.

La région de Niigata avait subi le 23 octobre 2004 un séisme de magnitude 6,8 qui avait fait 67 morts et plus de 3.000 blessés, et avait fait dérailler un Shinkansen.

Le bilan de ce séisme démontre, malgré la désorganisation relative du système de secours dans les premières heures, la très bonne préparation du Japon à ce type de catastrophes. Le Japon est sans aucun doute le pays le mieux préparé et le mieux protégé contre les tremblements de terre. Pour comparaison, les séismes de Boumerdès en Algérie et de Bam en Iran, avec des magnitudes comparables, avaient fait respectivement plus de 2000 et plus de 40 000 victimes… Reste à s’interroger sur la nécessité d’implanter des centrales nucléaires, hautement sensibles, dans des zones sismiques (même si cette région du Japon n’est pas forcément la plus sismique du pays). En tout cas cette affaire fait un peu désordre…

Voici une carte réalisée par l’USGS sur les intensités observées lors de ce séisme. Plus c’est rouge, plus le séisme a été ressenti violemment… L’étoile est l’épicentre du tremblement de terre.

Pluton encore déclassée…

 
Décidément, la petite planète ne cesse de provoquer le débat chez les astronomes! Une planète voisine, plus grosse a été découverte, du coup certains chercheurs demandent que Pluton soit reléguée au titre de planète naine de second rang… Cette demande risque encore de provoquer scandale et engueulades dans le petit monde de l’astronomie… avec pétitions à la clé!
 
Pluton, déjà déchue de son statut de planète à part entière du système solaire en 2006 pour devenir une "planète naine", vient d’être reléguée au 2e rang de cette nouvelle catégorie par sa voisine Eris, plus grande, ont annoncé jeudi des astronomes américains.Après la découverte d’Eris à proximité de Pluton en 2006, l’Union astronomique internationale (UAI) a décidé de modifier la définition d’une planète de notre système solaire et de créer la catégorie des planètes naines qui sont nichées aux confins du système solaire, dans la ceinture de Kuiper.

La ceinture de Kuiper est une vaste région du système solaire peuplée d’astéroïdes et de noyaux cométaires qui s’étend au-delà de l’orbite de Neptune.

Après avoir découvert Dysnomia, un satellite d’Eris, Michael Brown et Emily Schaller, deux astronomes du California Institute of Technology en Californie (ouest), ont pu mesurer précisément la masse d’Eris avec notamment le télescope spatial Hubble. Eris est environ 27% plus massive que Pluton, selon ces chercheurs dont les travaux paraissent dans la revue Science datée du 15 juin.

Plus de 300 astronomes, surtout des Américains, qui s’étaient prononcés contre le changement de statut de Pluton dans le vote de l’UAI à Prague en 2006, avaient lancé peu après une contre-offensive avec une pétition pour réhabiliter Pluton au rang de neuvième planète du système solaire.

"En tant que spécialistes des planètes et astronomes, nous ne sommes pas d’accord avec la définition de la planète de l’UAI et nous ne l’utiliserons pas. Une meilleure définition est nécessaire", souligne le texte.

Les éléphants “écoutent” avec leurs pieds

 
En fait, il faudrait plutôt dire qu’ils ressentent les vibrations du sol sur de grandes distances, leur permettant de communiquer d’un groupe à l’autre et de se prévenir en cas de danger. On savait déjà leur très grande réactivité face aux ondes sismiques puisqu’ils sentent l’arrivée de la secousse, en basses fréquences, avant qu’elle ne soit ressentie physiquement…
 
Les éléphants se servent de leurs pieds pour "écouter" les appels des autres hardes, grâce aux vibrations transmises par les pas de leurs congénères, surtout lorsqu’il s’agit d’éléphants qu’ils connaissent, selon la revue britannique New Scientist. Les pachydermes sont déjà connus pour leur capacité de communiquer entre eux à plusieurs kilomètres de distance en émettant des sons à basse fréquence.

Une équipe de chercheurs dirigée par Caitlin O’Connell-Rodwell du département médical de l’université de Stanford en Californie soupçonnait que les vibrations générées dans le sol par les hardes lors de leurs déplacements devaient permettre aux éléphants de capter ainsi des signaux avec leurs pieds particulièrement sensibles.

Les chercheurs ont eu l’idée d’enregistrer des appels lancés par des éléphants pour alerter leurs congénères sur la présence de lions dans les parages en Namibie et au Kenya. Ils ont ensuite isolé les signaux émis par les vibrations au sol provenant de ces appels pour les retransmettre à des hardes d’éléphants rassemblés autour de points d’eau en Namibie.

Les éléphants ont "réagi de façon spectaculaire, d’abord en se figeant sur place puis en se regroupant en groupes compacts, avec les bébés au milieu", selon l’hebdomadaire New Scientist à paraître samedi. Plus les éléphants se trouvaient loin de l’appel lancé par la harde, moins ils réagissaient. Plus curieux encore, les éléphants de Namibie étaient beaucoup moins réactifs aux alertes émises par des hardes du Kenya, apparemment parce qu’ils étaient peu familiers de ces dernières.

L’étude sera publiée intégralement dans le Journal of the Acoustical Society of America, selon New Scientist.

Loch Ness: Le monstre de retour…

 
Mouais… je mets ça dans science, mais dans mythes, ça aurait plus sa place…
Régulièrement on en entend parler, régulièrement il revient. Mais à part quelques vidéos de mauvaise qualité, il n’y a pas grand chose. Pourtant les chercheurs n’ont pas hésité à utiliser un radar pour sonder le lac, mais rien! Les brumes écossaises sont décidément impénétrables, …surtout après quelques verres de whisky! Voici le texte de l’Associated Press:
 
Nessie est de retour. Un scientifique amateur a tourné samedi dernier des images du fameux monstre du Loch Ness, qui seraient les plus éloquentes jamais obtenues, selon les amateurs de la créature qui habiterait les eaux du plus mystérieux lac d’Ecosse.Gordon Holmes dit avoir vu un objet noir de jais d’environ une quinzaine de mètres de long se déplaçant très rapidement dans l’eau, et a cru qu’il pourrait s’agir d’une très grosse anguille. "Je ne pouvais croire mes yeux", a déclaré le technicien de laboratoire de 55 ans.

Un amateur de Nessie et biologiste marin, Adrian Shine, du Loch Ness 2000 Centre à Drumnadrochit, sur les bords du lac, a visionné la vidéo et espère pouvoir l’analyser au cours des prochains mois. "Je me considère comme étant un observateur sceptique de ce qui se passe dans le loch, mais je garde l’esprit ouvert", a-t-il déclaré. "Il n’y a pas de doute que ces images sont parmi les meilleures que j’aie jamais vues".

Adrian Shine a déclaré que la vidéo était particulièrement utile, puisque Gordon Holmes y effectue un panoramique afin de capter les berges en arrière-plan, ce qui réduit considérablement les risques de vidéo truquée. Les médias écossais sont sceptiques quand surviennent de prétendues observations du monstre, mais les images de Gordon Holmes sont si probantes que même la très sérieuse BBC les a présentées à son principal bulletin d’informations de mardi.

Plusieurs mythes et légendes circulent autour du Loch Ness, la plus importante et la plus profonde étendue d’eau de la Grande-Bretagne. Avec ses 230 mètres de profondeur, le loch est plus profond que la Mer du Nord. Plus de 4.000 témoins ont déjà affirmé avoir aperçu la créature depuis qu’elle a été filmée par une caméra pour la première fois par un chirurgien en vacances dans les années 1930.