Une météorite se serait écrasée en France

 

Les recherches pour tenter de retrouver la météorite de faible taille qui se serait écrasée vendredi près de Bourges sont restées vaines, alors qu’un contrôleur aérien de l’aéroport voisin a indiqué samedi avoir vu exploser "le bolide" à une centaine de mètres au-dessus du sol.

Une dizaine de policiers, aidés par une dizaine d’habitants du village de Trouy où l’objet volant serait tombé, ont cherché en vain samedi matin dans un brouillard épais un impact sur le territoire de la commune située à 7 km au sud de Bourges.

Repéré par des témoins dans les Alpes de Haute-Provence, le Vaucluse et le Rhône avant d’être aperçu par des habitants du Cher, l’objet a suscité l’émoi mais sa chute n’a apparemment fait aucun dégât ni blessé, selon la préfecture du Cher.

D’une taille ne dépassant pas celle d’un ballon de football, il aurait en effet explosé en vol, selon le témoignage de Jérôme Cotte, contrôleur aérien de l’aéroport de Bourges. Vendredi soir, vers 18H15, il était dans la tour de contrôle. "J’attendais un avion qui avait du retard. Je regardais face au sud, quand tout à coup: une météorite. C’était une lumière très intense, basse sur l’horizon. Une boule de feu incandescente, orange, avec une importante gerbe d’étincelle, suivi d’une lumière bleue verte", a-t-il raconté. Selon ce passionné d’astronomie, la boule de feu a explosé "à une centaine de mètres au-dessus du sol".

Selon des scientifiques, il tombe chaque année sur la Terre jusqu’à 100.000 tonnes de matière extraterre, mais pour l’essentiel sous forme de poussières. Six chutes de météorites sont enregistrées en moyenne chaque année en France. (Source: AFP)

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Pluton encore déclassée…

 
Décidément, la petite planète ne cesse de provoquer le débat chez les astronomes! Une planète voisine, plus grosse a été découverte, du coup certains chercheurs demandent que Pluton soit reléguée au titre de planète naine de second rang… Cette demande risque encore de provoquer scandale et engueulades dans le petit monde de l’astronomie… avec pétitions à la clé!
 
Pluton, déjà déchue de son statut de planète à part entière du système solaire en 2006 pour devenir une "planète naine", vient d’être reléguée au 2e rang de cette nouvelle catégorie par sa voisine Eris, plus grande, ont annoncé jeudi des astronomes américains.Après la découverte d’Eris à proximité de Pluton en 2006, l’Union astronomique internationale (UAI) a décidé de modifier la définition d’une planète de notre système solaire et de créer la catégorie des planètes naines qui sont nichées aux confins du système solaire, dans la ceinture de Kuiper.

La ceinture de Kuiper est une vaste région du système solaire peuplée d’astéroïdes et de noyaux cométaires qui s’étend au-delà de l’orbite de Neptune.

Après avoir découvert Dysnomia, un satellite d’Eris, Michael Brown et Emily Schaller, deux astronomes du California Institute of Technology en Californie (ouest), ont pu mesurer précisément la masse d’Eris avec notamment le télescope spatial Hubble. Eris est environ 27% plus massive que Pluton, selon ces chercheurs dont les travaux paraissent dans la revue Science datée du 15 juin.

Plus de 300 astronomes, surtout des Américains, qui s’étaient prononcés contre le changement de statut de Pluton dans le vote de l’UAI à Prague en 2006, avaient lancé peu après une contre-offensive avec une pétition pour réhabiliter Pluton au rang de neuvième planète du système solaire.

"En tant que spécialistes des planètes et astronomes, nous ne sommes pas d’accord avec la définition de la planète de l’UAI et nous ne l’utiliserons pas. Une meilleure définition est nécessaire", souligne le texte.

Découverte d’une exoplanète de “Glace chaude”

 
Désidément que de découvertes astronomiques depuis quelques mois. Dommage qu’on doive se contenter de regarder!
 
Des astronomes de l’Université de Genève ont découvert qu’une planète tournant autour d’une petite étoile située à trente années-lumière de la Terre pourrait être composée de "glace chaude".Cette exoplanète, connue des scientifiques depuis trois ans, fait 22 fois la masse de notre planète et orbite autour d’une "naine rouge" baptisée GJ436, souligne mercredi l’Université de Genève dans un communiqué.

La planète, l’une des quelques 220 connues à ce jour pour exister en dehors du système solaire, avait été découverte par la méthode dite des "vitesses radiales", qui donne incidemment de bonnes indications sur sa masse. Depuis l’observatoire OFXB de Saint-Luc (Valais), les astronomes suisses ont cette fois-ci surpris la planète lorsqu’elle transitait entre son astre et la Terre. La mesure de l’infime atténuation de la luminosité de l’astre par son satellite leur a permis de déterminer la taille de la planète.

En croisant les deux mesures – masse et taille de l’exoplanète – les astronomes ont pu en déduire sa densité. Et, surprise, cette densité ne correspondait ni à celle d’une planète rocheuse, comme la Terre, ni à celle d’une planète gazeuse. Cette planète devrait en fait être composée d’eau.

Selon les chercheurs suisses, la proximité entre la planète et son étoile, ainsi que le vraisemblable effet de serre qu’elle subit, permettent d’évaluer la température à sa surface à plus de 300 degrés centigrades. Si l’eau de son atmosphère se trouve donc à l’état de vapeur, celle à l’intérieur de la planète devrait exister sous forme de glace chaude, un état de l’eau inconnu sur la Terre, mais déjà reproduit en laboratoire.

"A très haute pression, la glace se transforme d’abord en eau liquide, puis en solide plus dense que l’eau et la glace, de la même manière que le carbone – sous forme de graphite – se transforme en diamant sous la pression", explique Frédéric Pont, spécialiste des transits à l’Université de Genève. "Si nos océans étaient beaucoup plus profonds, ces formes exotiques de glace se formeraient sur leur fond", ajoute M. Pont, cité dans le texte.

Les astronomes suisses vont maintenant tenter d’analyser l’atmosphère de la planète, par analyse spectrographique de la lumière de l’étoile, avant et pendant son occultation par son satellite. Par soustraction, ils devraient pouvoir déduire les éléments constituant l’atmosphère de l’exoplanète. Ces mesures sont impossibles depuis le sol – l’atmosphère terrestre contenant de la vapeur d’eau – et devront être effectuées par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer. "Mais c’est une expérience très difficile à mener, du fait de la faible taille de la planète", souligne M. Pont.

Le télescope qui a servi à cette découverte est un télescope amateur de 60 centimètres, implanté près du mont Cervin. "Pour la mesure des transits, l’équipement n’est pas si important. Il faut être là au bon moment et les grands observatoires ne sont pas disponibles pour ce type de mesure", ajoute-t-il.

Une explosion d’étoile observée

 
Des astronomes américains ont observé l’explosion la plus lumineuse d’une étoile -une lointaine supernova- jamais découverte à ce jour, a annoncé la NASA.

Les restes de ce feu d’artifice céleste, vu pour la première fois par un étudiant du Texas en septembre, sont suivis au télescope depuis plusieurs mois par une poignée d’astronomes émerveillés par le spectacle. L’étoile géante a émis une lumière cinq fois plus intense que celle de n’importe quelle autre supernova observée jusqu’ici, souligne le chef de l’équipe à l’origine de la découverte, Nathan Smith, de l’université de Californie à Berkeley.

"Celle-ci surpasse de loin les autres", a-t-il déclaré à l’Associated Press. "C’est vraiment étonnant." La découverte, annoncée lundi par la NASA, a été réalisée à l’aide de télescopes basés au sol et dans l’espace. M. Smith précise que l’étoile, baptisée SN2006gy, "est un type spécial de supernova qui n’a jamais été vu avant". C’est une étoile "étonnamment massive" possédant 150 fois la masse du soleil.

Des observations réalisées à l’aide du télescope spatial à rayons X Chandra montrent qu’elle ne s’est pas transformée en trou noir comme d’autres supernovas. Et alors que les autres étoiles qui explosent produisent un pic de luminosité pendant quelques semaines au plus, celle-ci brille plus fortement que les autres supernovas depuis plusieurs mois, précise M. Smith.

Cette étoile est située à 240 millions d’années-lumière dans une lointaine galaxie. Une "jumelle" plus proche de la Terre pourrait exploser de manière similaire dès aujourd’hui ou dans un lointain avenir, sans toutefois menacer notre planète. La luminosité produite par cette déflagration serait telle qu’elle pourrait permettre de lire en pleine nuit, précise David Pooley, astronome à l’université de Californie à Berkeley. Mais elle ne serait visible pour la population que dans l’hémisphère sud, précise-t-il.

Une planète habitable hors du système solaire?

 
Pour la première fois, des astronomes ont découvert une planète située hors de notre système solaire où les conditions pourraient être réunies pour accueillir la vie, avec une température moyenne qui serait proche de celle de la Terre, et peut-être même de l’eau. Selon les chercheurs européens auteurs de la découverte, il s’agit d’un grand pas dans la quête de la vie dans l’univers. Cette exoplanète, de taille idéale, pourrait posséder de l’eau sous forme liquide, et se situe, à l’échelle galactique, à une distance relativement réduite de la Terre: 193.000 milliards de kilomètres.

Elle a été découverte à l’Observatoire européen austral (ESO) de La Silla, au Chili, qui possède un instrument spécial analysant la lumière capable de révéler la présence de planètes extrasolaires. Les résultats de ces recherches n’ont pas encore été publiés, mais ont été soumis à la revue "Astronomy and Astrophysics".

Selon les premiers éléments, la planète abrite une température moyenne comprise entre 0 et 40 degrés Celsius, elle est 14 fois plus proche de son étoile que la Terre du Soleil, et la gravité y est 1,6 fois plus élevée que sur Terre. Gliese 581, l’étoile autour de laquelle la planète orbite en 13 jours, est une "naine rouge", beaucoup plus petite et moins chaude que notre Soleil.

Les chercheurs n’ont pas déterminé avec certitude s’il s’agissait d’une planète rocheuse comme la Terre ou bien d’une boule de glace avec de l’eau en surface. Dans le premier cas, son diamètre serait une fois et demie plus grand que celui de la Terre, et dans le second, elle serait encore plus grande. En théorie, l’astre devrait posséder une atmosphère.

De nombreuses inconnues demeurent au sujet de cette planète, baptisée 581c, qui pourrait au final s’avérer hostile à la vie. Il faut également noter qu’elle répond aux mêmes critères scientifiques d’habitabilité que Mars: une taille proche de celle de la Terre et des températures qui permettraient la présence d’eau liquide. C’est la première fois qu’une planète située hors du système solaire remplit ces critères.

"C’est un pas significatif dans la recherche de vie possible dans l’univers", souligne l’astronome Michel Mayor, de l’Université de Genève, membre de l’équipe de 11 scientifiques européens auteurs de la découverte. "C’est une belle découverte. Nous avons encore beaucoup de questions." Mais "cela ne signifie pas qu’il y a de la vie, mais que c’est une planète comparable à la Terre en terme d’habitabilité potentielle", a commenté l’expert en astrobiologie de la NASA Chris McKay, qui n’a pas participé à la découverte.

Outre le fait qu’elle possède la bonne température, la planète contient probablement de l’eau liquide en abondance, avance Stéphane Udry, astronome de Genève et principal auteur de l’étude. Mais cette hypothèse se fonde sur des déductions, pas sur des preuves, ajoute-t-il. "L’eau liquide est essentielle à la vie telle que nous la connaissons", précise dans un communiqué Xavier Delfosse, de l’université de Grenoble, co-auteur de l’étude. "En raison de sa température et de sa proximité relative, cette planète sera très probablement un objectif très important de futures missions spatiales consacrées à la recherche de vie extraterrestre."

D’autres astronomes préviennent toutefois qu’il est trop tôt pour se prononcer sur la présence d’eau. "Il faut davantage de recherches avant de pouvoir dire qu’il y a ou non de l’eau", souligne Steve Maran astronome à la retraite de la NASA. L’étoile de 581c est située à 20,5 années-lumière ce qui fait de Gliese 581 l’une des 100 étoiles les plus proches de la Terre. Sa lumière est si faible qu’elle n’est toutefois visible qu’au télescope, dans la constellation de la Balance. Les astronomes pourraient finir par découvrir des dizaines voire des centaines d’exoplanètes considérées comme habitables. Mais 581c restera comme la première de l’histoire.

Réchauffement climatique sur Mars: rôle de l’albédo

 
Un phénomène de diminution de l’albédo, c’est-à-dire, l’apparition de zones réfléchissant moins les rayons solaires, serait en grande partie responsable de l’augmentation de la chaleur à la surface de Mars, selon des chercheurs américains. Cette étude, à paraître jeudi dans la revue britannique Nature, conclut que les variations des surfaces réfléchissantes "peuvent interagir avec d’autres processus influençant le climat sur Mars, et devraient être envisagées comme une composante importante des futures études sur le climat et l’atmosphère de la planète".
 
Les chercheurs, du Centre de recherche Ames de la Nasa et de l’Office américain de géologie (US Geological Survey) ont observé que la planète rouge aurait subi un réchauffement de quelque 0,65 degré Celsius entre les années 1970 et les années 90, ce qui expliquerait la fonte partielle de la glace au pôle Sud. Cette fois l’homme n’y est pour rien! Ce phénomène, selon eux, serait en partie causé par des variations décennales de 10% de la luminosité de très grandes surfaces du sol – jusqu’à 56 millions de km2 – en raison du dépôt de poussières.
 
Cette observation a une grande importance pour l’évolution du climat sur Terre, où les glaces de l’Arctique, en diminuant, modifient la luminosité du sol. Cette modification change l’albédo, c’est-à-dire le taux de réflexion de la lumière solaire. Le phénomène est très important pour les zones maritimes qui se recouvrent d’une banquise comme l’océan Arctique : si la glace réfléchit 85% des rayons, l’eau de l’océan n’en renvoie que 15%, le différentiel étant transformé en chaleur… De la même façon, les déserts de sables, aux sols clairs ont un albédo (taux de réflexion du rayonnement solaire) très fort, alors que les forêts ont un taux très faible et vont conserver la chaleur. On peut d’ailleurs se demander si le rôle des modifications de l’albédo n’est pas sous-estimé dans les modélisations climatiques terrestres par rapport aux gaz à effet de serre (dont le principal, n’en déplaise aux écologistes, reste… la vapeur d’eau).
 
Jusqu’à présent, l’effet albédo n’avait jamais été pris en compte pour l’étude de la circulation atmosphérique et du climat sur Mars. Le Pr Lori Fenton, de Ames, et son équipe ont effectué une modélisation montrant que ces variations de luminosité du sol "influencent grandement l’environnement martien" et qu’elles "accroissent les vents qui sont à l’origine de ces variations", dans un enchaînement incontrôlable.
 
"En observant uniquement les effets des variations d’albédo (sur deux années martiennes très différentes) nous avons montré qu’il interagit avec les autres processus influençant le climat sur la planète, et pourrait même en partie en être à l’origine", conclut l’étude. Il est bon de rappeler parfois que les atmosphères ont des systèmes climatiques complexes où de multiples facteurs entrent en jeu, que nos théories et modèles ne sont pas forcément les bons et que la variabilité naturelle ne doit pas être sous-estimée…

Avez-vous vu des OVNI?

 
Non, non il ne s’agit pas du retour de la série X-Files! Mais comme tout le monde en parle aujourd’hui… moi aussi!
 
La France est devenue le premier pays au monde à mettre en ligne ses archives officielles sur les objets volants non identifiés, dans un exercice inédit de transparence qui vise à dissiper les accusations de dissimulation lancées par certains passionnés. »C’est une première mondiale », a souligné Jacques Patenet, responsable du Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEIPAN) du Centre national d’études spatiales (CNES).
« Oui, c’est vrai, aux Etats-Unis, on peut demander ces informations au cas par cas. Mais nous, nous avons fait le contraire en mettant à la disposition du public l’ensemble de l’information », a ajouté M. Patenet. Ces archives (http://www.cnes-geipan.fr) contiennent pour l’heure environ 400 dossiers, soit un quart des quelque 1.600 cas observés en France depuis les années 50 (s’y ajoutent quelques cas plus anciens). « Nous employons une personne à temps complet pour avoir en ligne la totalité de nos archives d’ici la fin de l’année, » a-t-il assuré. Le GEIPAN compte aussi intégrer progressivement photos et vidéos.
 
« Le principe qui nous anime, c’est qu’il n’y a rien qu’on ne mettra pas en ligne, avec une seule réserve: la protection de la vie privée ». « Il n’y a pas dans les archives du CNES de documents classés Défense et je n’ai reçu aucune instruction particulière dans ce domaine-là », a affirmé M. Patenet (ça ne devrait pas manquer d’alimenter encore des rumeurs…). Pour l’essentiel, les documents mis en ligne sont des procès-verbaux de gendarmerie, expurgés des données personnelles sur les témoins.
 
« Les UFOlogues (passionnés de soucoupes volantes) ne trouveront pas dans cette base de données de scoops ou de cas inconnus », a-t-il prévenu. Le principal problème rencontré par les scientifiques est le flou de la plupart des témoignages. Un témoin pourra ainsi assurer avoir vu un objet volant « en forme de rouleau de papier hygiénique », mais il sera beaucoup moins précis lorsqu’il lui faudra estimer son angle azimutal…
 
Alors que le précédent responsable de ces phénomènes au sein du CNES s’était laissé engluer dans les querelles entourant les ovnis, M. Patenet a assuré que l’organisme s’en tiendrait désormais à une approche purement scientifique. « Nous n’avons pas le moindre début de preuve que des extraterrestres seraient derrière les manifestations inexpliquées. Du contraire, non plus ». « Le CNES, a souligné Pierre Tréfouret, directeur de la communication de l’organisme, n’a pas à entrer dans les polémiques. Son seul rôle est de fournir des données » au grand public et à la communauté scientifique.
 
Le site, facile d’utilisation, permet de faire des recherches par région (ou département), par date ou mots clefs.
Il est aussi possible de sélectionner par catégorie de cas: « A » (élucidé et démontré), « B » (explication probable sans preuve formelle), « C » (insuffisance d’informations) et « D » (inexpliqué en dépit de témoignages solides et d’indices concrets, environ un quart des dossiers).
La numérisation a permis de regrouper dans un même dossier des témoignages jusqu’ici archivés séparément. Les 800 dépositions collectées le 5 novembre 1990 lors de la rentrée – prouvée – dans l’atmosphère d’un fragment de fusée ont ainsi été rassemblés. Avec pour conséquence de faire remonter le pourcentage de dossiers non élucidés, jusqu’alors estimé à 14%. Chaque année, entre 50 et 100 cas sont signalés au CNES, dont environ 10% font l’objet d’une enquête complémentaire. « Mais seuls quelques dizaines sur les trente dernières années méritent le nom d’ovnis », selon M. Patenet.

La Lune: Le nouveau western?

Depuis quelques années, la Lune attire toutes les convoitises. D’abord des entreprises, qui se veulent reconnues, vendent des parcelles du sol lunaire. Le problème est qu’aucun état ne peut se réclamer propriétaire du sol martien, mais il y a une faille juridique puisque rien n’est prévu pour les entreprises et les particuliers. Mais personne ne peut non plus s’auto-proclamer propriétaire, ce serait un peu facile tout de même! Mais ces entreprises misent sur de futures concessions accordées à de grandes entreprises dans le but d’une exploitation commerciale du sol de notre satellite… Le fait est que l’on parle de plus en plus de l’exploitation du sol lunaire, notamment pour l’hélium 3…

Le projet américain d’exploration de la Lune dès 2020 avec l’établissement d’une colonie et l’exploitation des ressources pour préparer une future mission habitée sur Mars, offre un énorme potentiel commercial qui devrait attirer les investissements privés, selon plusieurs experts. »Je me concentrerai sur une logique de marché dans la création d’un avant-poste lunaire fondé sur l’intérêt que représentent les propriétés de l’hélium 3 pour produire sur Terre, où il est rare, de l’énergie avec la fusion nucléaire« , a expliqué ce week-end Harrison Schmitt, astro-géologue de l’université du Wisconsin (nord) et ancien astronaute de la dernière mission Apollo (17) sur la Lune.

« Nous savons déjà, depuis l’analyse des échantillons ramenés par les missions Apollo il y a 35 ans, que l’hélium 3, idéal pour la fusion, est abondant dans le sol lunaire », a-t-il ajouté devant la presse à la conférence annuelle de l’Association américaine pour la promotion de la Science (AAAS) qui a lieu à San Francisco. L’hélium 3 est présent sur les couches extérieures du Soleil qui en projette dans tout le système solaire. Repoussé par le champ magnétique terrestre, il s’accumule facilement à la surface de la Lune privée d’atmosphère.

La Lune aurait des réserves d’hélium 3 de l’ordre du million de tonnes alors même que, selon des évaluations, 25 tonnes suffiraient pour satisfaire les besoins en énergie des Etats-Unis et de l’Europe pendant de nombreuses années. Alléchée par cette manne potentielle, la Russie avait annoncé en 2005 son intention d’exploiter l’hélium 3 lunaire dès 2020. Pour cela, elle installerait en 2015 une base permanente capable d’extraire de la surface ce précieux isotope et de servir à la mise au point d’un nouveau système de transport régulier entre la Terre et la Lune. Le Japon, la Chine et l’Inde prévoient à court terme d’envoyer des sondes robotisées autour de la Lune pour évaluer ses ressources. La Chine a aussi annoncé son intention d’aller sur la Lune.

« Si les investisseurs jugent que le programme de la Nasa est réalisable, ils continueront à injecter des capitaux pour, à la fois développer la fusion sur Terre et les capacités d’exploiter l’hélium 3 de la Lune », a expliqué l’ancien astronaute d’Apollo 17. « La vraie question est de savoir s’il est possible de chiffrer de manière crédible ce potentiel pour convaincre les investisseurs, mais ce processus est en cours aux Etats-Unis et dans le reste du monde et cela est très sérieux », selon lui.

Pour Paul Spudis, du laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins dans le Maryland, « la première source de revenu sur la Lune sera alimentée au moment du retour par le commerce de certaines informations liées aux activités d’exploration scientifique et des conditions de vie dans la colonie lunaire ». Selon Jeffrey Taylor, un astrophysicien de l’Institut de planétologie et de géophysique de l’université d’Hawaï, « le but central de l’exploration humaine de l’espace est l’établissement de colonies ». « Cette entreprise ambitieuse conduira à la création d’entreprises et de richesses pour la population de la Terre en ouvrant aussi de nouvelles perspectives et approches pour régler nos problèmes les plus brûlants », a-t-il ajouté au cours de la même conférence.
L’Europe se montre pour le moment très peu présente sur le sujet et devrait peut-être se réveiller si elle ne veut pas passer à côté de nouvelles perspectives de développement! Après la Ruée vers l’or du XIXe siècle, on pourrait assister à la Ruée vers l’hélium lunaire au XXIe siècle. Les perspectives en terme de production énergétique sont réellement énormes, reste à savoir si l’Europe deviendra une locomotive ou restera un simple wagon…

Une étoile happée par un trou noir…

 
Source AFP: Une équipe internationale d’astronomes a pu, pour la première fois, assister "en direct" à toutes les étapes de l’agonie d’une étoile happée par un trou noir géant, ces concentrations de matière si massives que même la lumière ne parvient à s’en échapper.Un événement comme celui-ci, capté par le satellite Galex (Galaxy Evolution Explorer) de la Nasa, ne se produit qu’une fois tous les 10.000 ans dans une galaxie normale, soulignent les scientifiques dans un article paru dans la revue spécialisée Astrophysical Journal Letters.
 
Les scientifiques suspectent qu’au centre de chaque galaxie est tapi un trou noir "supermassif". Certains sont actifs, accumulant la matière avoisinante et la portant à de très hautes températures, ce qui rend l’ensemble très brillant… jusqu’au moment où tout disparaît dans le trou noir.
 
D’autres sont dormants, comme celui dissimulé au coeur de notre Galaxie, la Voie lactée. Ces monstres n’émettent pas la moindre lumière et sont donc très difficiles à étudier, sauf aux très rares moments où ils avalent une étoile. C’est précisément ce qui s’est passé dans une galaxie anonyme de la constellation du Bouvier, à 4 milliards d’années lumières de la Terre.
 
L’étoile s’est d’abord aplatie et étirée lorsque les effets de la gravité du trou noir, dont la masse est évaluée à plusieurs dizaines de millions de fois celle du Soleil, ont commencé à se faire sentir. A un moment donné, l’étoile s’est disloquée. "L’étoile ne peut tout simplement plus rester assemblée et se brise en morceaux", explique Suvi Gezari, chercheure associée du Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM) et première signataire de l’article.
 
Certains des morceaux d’étoiles vont tourner en spirale autour du trou noir et y plonger, en générant un sursaut brillant de lumière ultra-violette que Galex a pu détecter. Les chercheurs ont pu suivre cette agonie pendant deux ans, pour arriver à la phase finale de la digestion de l’étoile.
 
"Cet événement très rare offre aux scientifiques de précieuses informations pour comprendre l’évolution conjointe des trous noirs et de leurs galaxies hôtes", a commenté Mme Gezari, citée dans un communiqué publié par le LAM.
 
Pour les fans d’astronomie, une autre fois, j’essaierai de revenir sur l’astéroïde qui aurait frappé la Terre il y a seulement 4000 ans… Je cherche des articles sur le sujet!

Un cyclone sur Saturne…

 
Juste pour le plaisir, une info donnée par l’AFP à partir des déclarations de la Nasa, ça fait peur!
 
Un gigantesque cyclone de 8.000 km de diamètre fait rage au pôle sud de Saturne, selon des images retransmises par la sonde Cassini et montrées vendredi sur le site internet de la Nasa. Il s’agit du premier phénomène de ce type jamais observé sur une planète autre que la Terre, soulignent les scientifiques de l’agence spatiale américaine dans un communiqué.
 
Ils ont précisé que l’oeil de la tempête et les nuages à proximité ont des caractéristiques similaires à un cyclone terrestre mais avec des vents de 550 km/heure.
 
A la différence de la Terre, le cyclone sur Saturne ne se déplace pas et reste sur le pôle (NB: alors qu’ils se forment dans les latitudes tropicales sur Terre). En outre, Saturne étant une planète formée de gaz, le cyclone ne s’est pas formé au-dessus d’un océan comme c’est le cas sur la Terre. "Cela ressemble à un cyclone mais sans le comportement d’un cyclone terrestre", explique Andrew Ingersoll, un astronome membre de l’équipe scientifique de Cassini à l’Institut de technologie de Californie. Le cyclone sur Saturne est beaucoup plus important que ceux observés sur la Terre avec des nuages tournant de 30 à 70 km au-dessus de l’oeil, soit de deux à trois fois plus haut que sur Terre (NB: C’est aussi lié à l’épaisseur de l’atmosphère de Saturne, tout est une question d’échelle, la taille de la Terre n’est pas la même!).
 
Les caméras de Cassini ont filmé le phénomène pendant trois heures le 11 octobre dernier quand la sonde survolait le pôle sud de Saturne à une altitude de 340.000 km. Lancée en 1997, Cassini-Huygens est la première mission spatiale consacrée à l’exploration de Saturne. Elle est menée par la NASA, qui a réalisé le module orbital Cassini, et l’Agence spatiale européenne (ESA), fournisseur de la sonde Huygens. Le vaisseau spatial s’est inséré en orbite de Saturne le 1er juillet 2004 après un périple de 7 ans et 3,5 milliards de km.