Des chauves-souris sèment la panique sur un campus universitaire

 
Un article assez drôle de l’AP:
Les chauves-souris attaquent: une bande de chiroptères a pris possession d’un dortoir universitaire à Houston, délogeant plus de 200 étudiants qui ont dû aller dormir à l’hôtel.

 
Des vidéos diffusées sur Internet montrent des étudiants agitant un balai et une raquette de tennis devant plusieurs chauve-souris volant dans un couloir d’une résidence universitaire de la Texas Southern University. Un étudiant, Jason Smith, 19 ans, a raconté qu’il avait tué plusieurs dizaines de chauve-souris mais ignorait si elles avaient mordu quelqu’un.

Les autorités sanitaires redoutent de leur côté que des étudiants aient pu être exposés à la rage. "Quand on a vu la vidéo, on a su que nous avions un problème", expliquait Kathy Barton, porte-parole du département sanitaire de la ville de Houston (Ah ben ça c’est sûr! La réactivité formidable des organismes de crise aux Etats-Unis…). Les étudiants qui se trouvaient dans la résidence universitaire sont invités à des entretiens pour déterminer si certains doivent être vaccinés contre la rage.

Les responsables de l’université tentent de leur côté de se débarrasser des intrus. On ignorait combien de chauve-souris se trouvaient dans la résidence universitaire où les exterminateurs se sont rendus lundi.

Le Texas est connu pour abriter de très importantes communautés de chauves-souris qui ont l’avantage de réduire fortement la présence des insectes volants et sont devenues d’importantes attractions touristiques. Cette soudaine invasion assez inhabituelle ne peut s’expliquer que par une pollution de leur habitat diurne (généralement des grottes, des dessous de ponts…).

Des coyotes dans les villes américaines

 
Non non, je ne vais pas vous parler du coyote qui poursuit sans succès Bip-Bip depuis des années…  J’adore ce cartoon! Mais d’un article passionnant de l’Associated Press qui parle de la présence de plus en plus massive de ce cousin du loup dans les grandes villes des Etats-Unis. Alors que leur gibier et leur espace naturel se réduisent de plus en plus, ils colonisent de nouveaux espaces dans le midwest et se sont admirablement adaptés à la vie urbaine où ils ne sont pas chassés (très craintifs, ils ne s’approchent pas de l’homme et s’attaquent rarement à lui) et où ils trouvent une grande quantité de nourriture (lapins, rats, poubelles…).
 
On n’avait sans doute jamais vu autant de coyotes dans les grandes villes aux Etats-Unis! Ainsi, au mois d’avril, certains de ces animaux se sont risqués dans des rues de Detroit, dans une sandwicherie du centre-ville de Chicago et dans un magasin de matelas de Kansas City (Missouri). De quoi inquiéter certains habitants…
 
A Middletown (New Jersey), à une soixantaine de kilomètres de New York, un garçon de cinq ans vient par exemple d’être mordu par un des ces animaux et a reçu 46 points de suture à la tête. La police a abattu un coyote dans la région, mais a averti qu’au moins quatre autres de ces bêtes rodaient dans les environs.

Ces animaux, qui s’adaptent remarquablement à leur environnement, vagabondent essentiellement dans des régions rurales. Depuis pas mal d’années, on avait aussi remarqué leur présence dans les zones urbaines, mais selon des naturalistes, leur nombre semble avoir augmenté parce qu’ils migreraient des grands espaces de l’Ouest et du Sud-Est américains vers l’Est et le Midwest.

Dans les régions peuplées, ils sont attirés par les lapins et autres rongeurs plus faciles à chasser que les faons dans la forêt. Par ailleurs, les parcs, les parcours de golf et les zones résidentielles bien entretenues leur fournissent des endroits pour se cacher, et ils y trouvent de quoi se nourrir. Ils peuvent aussi déguster de la nourriture pour chiens ou des déchets alimentaires qui ont été jetés dans des poubelles, ce qui améliore leur ordinaire.

"S’ils peuvent vivre là, ils le feront", affirme John Shivik, un biologiste du Centre de recherche américain sur la faune sauvage.

Personne ne sait précisément combien de coyotes rodent dans les zones urbaines aux Etats-Unis, notamment parce que le cousin du loup gris est si furtif qu’il échappe à toute comptabilité précise. Mais selon les experts, le nombre de ces animaux a augmenté régulièrement ces dix dernières années, notamment dans le Midwest et dans l’Est. La recrudescence des troupeaux de cervidés dans ces régions pourrait en partie expliquer leur arrivée.

Autour de Chicago, la présence des coyotes est indubitable. Quelque 541 coyotes ont été capturés dans l’Illinois ces trois dernières années. Sur ce nombre, 312 ont été capturés dans la région de Chicago, selon le service des Ressources naturelles de cet Etat. A la fin des années 80, on ne recensait qu’une dizaine de coyotes dans la région de Chicago, essentiellement dans les zones agricoles, note Stan Gerht, professeur spécialisé dans l’étude de la faune sauvage à l’université de l’Etat de l’Ohio. Ils seraient aujourd’hui plusieurs milliers dans la région de Chicago.

"La tendance est définitivement à la hausse", souligne le biologiste Bob Bluett, en notant qu’ils ne risquent pas grand-chose s’ils ne s’aventurent pas sur les routes, où ils peuvent se faire écraser. Le coyote retrouvé dans une sandwicherie, par exemple, a débarqué au milieu de la journée dans le quartier d’affaires de Chicago. Il a été capturé, et finalement relâché dans une zone suburbaine.

Depuis des décennies, les coyotes sont associés à l’Ouest américain, provoquant quelque 47 millions de dollars (35 millions d’euros) de pertes à l’industrie bovine et 10 millions de dollars (7,43 millions d’euros) à l’industrie ovine, selon les estimations du ministère de l’Agriculture.

Mais les coyotes "des villes" font désormais aussi parler d’eux. Le mois dernier, le "Washington Post" a rapporté que des coyotes ont fait leur apparition ces dernières années dans la banlieue de la capitale américaine, et les biologistes estiment qu’il y en a au moins 1.250 dans le nord de la Virginie.

Une telle prolifération (et la perspective éventuelle d’un "conflit" humain-coyote) n’inquiète pas outre-mesure les défenseurs des animaux sauvages. "La plupart de coyotes sont de bons coyotes (Note: C’est très américain ça comme expression!). Ils vivent leur vie, et ils nous laissent tranquilles", estime Bob Bluett. "Les gens tentent d’exterminer les coyotes depuis 200 ans. Et ils ont échoué lamentablement", assure-t-il.

Les éléphants “écoutent” avec leurs pieds

 
En fait, il faudrait plutôt dire qu’ils ressentent les vibrations du sol sur de grandes distances, leur permettant de communiquer d’un groupe à l’autre et de se prévenir en cas de danger. On savait déjà leur très grande réactivité face aux ondes sismiques puisqu’ils sentent l’arrivée de la secousse, en basses fréquences, avant qu’elle ne soit ressentie physiquement…
 
Les éléphants se servent de leurs pieds pour "écouter" les appels des autres hardes, grâce aux vibrations transmises par les pas de leurs congénères, surtout lorsqu’il s’agit d’éléphants qu’ils connaissent, selon la revue britannique New Scientist. Les pachydermes sont déjà connus pour leur capacité de communiquer entre eux à plusieurs kilomètres de distance en émettant des sons à basse fréquence.

Une équipe de chercheurs dirigée par Caitlin O’Connell-Rodwell du département médical de l’université de Stanford en Californie soupçonnait que les vibrations générées dans le sol par les hardes lors de leurs déplacements devaient permettre aux éléphants de capter ainsi des signaux avec leurs pieds particulièrement sensibles.

Les chercheurs ont eu l’idée d’enregistrer des appels lancés par des éléphants pour alerter leurs congénères sur la présence de lions dans les parages en Namibie et au Kenya. Ils ont ensuite isolé les signaux émis par les vibrations au sol provenant de ces appels pour les retransmettre à des hardes d’éléphants rassemblés autour de points d’eau en Namibie.

Les éléphants ont "réagi de façon spectaculaire, d’abord en se figeant sur place puis en se regroupant en groupes compacts, avec les bébés au milieu", selon l’hebdomadaire New Scientist à paraître samedi. Plus les éléphants se trouvaient loin de l’appel lancé par la harde, moins ils réagissaient. Plus curieux encore, les éléphants de Namibie étaient beaucoup moins réactifs aux alertes émises par des hardes du Kenya, apparemment parce qu’ils étaient peu familiers de ces dernières.

L’étude sera publiée intégralement dans le Journal of the Acoustical Society of America, selon New Scientist.