La lignée. Tome 3 : la nuit éternelle de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan

La lignée Tome 3 la nuit éternelle

La lignée. Tome 3 : la nuit éternelle

Pocket, 2011, 499 p.

Résumé : La guerre contre les vampires est terminée, l’apocalypse nucléaire provoquée par le Maître a anéanti toute tentative de résistance de l’humanité. Les vampires ont profité de l’atmosphère polluée, ne laissant pratiquement plus passer la lumière du soleil, pour imposer leur loi. De nombreux humains sont parqués dans des camps de travail afin de permettre l’exploitation de leur sang. Seul le professeur Ephraïm Goodweather, aidé de quelques survivants, tente encore de résister. Mais son fils, Zack, est l’otage du maître. Le scientifique détient le Lumen, livre ancien et arme ultime contre le Maître. Il doit faire un choix cruel, sauver son fils ou l’humanité.

Critique : Ce dernier volet de la trilogie vampirique signée du réalisateur Guillermo Del Toro prend une dimension apocalyptique. L’écriture reste d’une efficacité redoutable et j’ai été une nouvelle fois embarqué par ce récit.

Comme pour les deux précédents tomes, on pourra reprocher une écriture très cinématographique, avec des codes très américains, mais l’efficacité est une fois de plus au rendez-vous. Evidemment, le sort de l’humanité se joue en Amérique du Nord et pas forcément d’une manière très logique par rapport au reste du récit. Le récit est sombre et les conflits intérieurs d’Ephraïm pris entre son amour pour son fils et sa mission sont très bien retranscrits.

Une nouvelle fois, le récit réserve quelques surprises terrifiantes et offre des passages très ambitieux. Ce tome permet de lever totalement les divers mystères qui entourent le Maître.

A défaut d’être toujours originale, cette trilogie est d’une efficacité redoutable et embarquera tous les amateurs de littérature fantastique et vampirique.

4/5

La lignée. Tome 2 : la chute de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan

La lignée tome 2 la chute

La lignée. Tome 2 : la chute

Pocket, 2010, 413 p.

Résumé : Les vampires envahissent les rues de New York, obligeant les humains à fuir la ville. Le Maître met peu à peu en place son plan diabolique qui lui permettra de plonger l’humanité dans la nuit éternelle et de l’asservir. Face à lui, l’épidémiologiste Ephraïm Goodweather et le professeur Abraham Setrakian tentent d’organiser la résistance. Ils vont devoir s’allier aux anciens, avec lesquels le Maître a rompu la trêve, afin d’acquérir un ouvrage qui pourrait sauver les hommes.

Critique : Après un premier tome particulièrement réussi qui entretenait savamment le suspense, je me suis laissé une nouvelle fois embarquer dans cette histoire qui prend un tour de plus en plus apocalyptique. Certes, l’effet de surprise lié à cette relecture du mythe vampirique est quelque peu passé, mais l’action est cette fois-ci omniprésente. Dans un style très cinématographique, les scènes se succèdent à un rythme soutenu. Quelques passages, très ambitieux et riches en action, son particulièrement réussis.

Sur le plan purement littéraire, l’écriture n’a rien d’exceptionnel mais l’ensemble est d’une efficacité redoutable. On pourra cependant regretter que les auteurs se contentent de rester dans New York et même sur Manhattan. Cela ressert l’intrigue autour de quelques personnages mais empêche une vision plus globale de la pandémie. C’est un reproche que l’on peut faire très souvent aux films et livres américains.

Mais évidemment, dès que l’on a atteint la dernière page, on n’a plus qu’un envie, découvrir le troisième et dernier tome de cette saga vampirique d’une grande modernité.

4/5

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux de Beth Fantaskey

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux

Librairie Générale Française, Le Livre de poche, 2009, 445 pages

Résumé : Jessica est en terminale, elle est appréciée, populaire et sort avec l’un des garçons les plus sexys du lycée, Jake. Mais un jour, l’étrange Lucius Vladescu débarque dans sa vie. Il semble en savoir beaucoup sur ses origines et, plus inquiétant, il se dit vampire et fiancé avec elle depuis des années. Séduisant et ténébreux, Lucius se croit irrésistible mais Jessica n’est pas du tout attirée par ce prince vampire pour le moins envahissant. Commence un jeu d’amour et de rivalités, où Jessica n’a plus qu’une seule idée en tête, se débarrasser de ce vampire trop encombrant. A moins qu’il ne soit effectivement l’amour de sa vie…

Critique : Le roman débute de manière très agréable, souvent drôle, un peu comme une parodie de Twilight et l’on se dit que l’on va passer un très bon moment. La rivalité et les relations orageuses entre les deux personnages principaux sont bien menées et l’ensemble est soutenu par des personnages secondaires plutôt bien trouvés. A ce titre, les parents adoptifs de Jessica, babas cools, végétariens et non violents sont particulièrement drôles.

Malheureusement, sur la longueur le roman ne tient pas ses promesses et perd rapidement de son originalité. En effet, après un début brillant, l’auteure change de direction et s’oriente dans une histoire déjà vue, sur des chemins très balisés. Les atermoiements de Jessica deviennent pour le moins agaçants et je me suis lassé de ses états d’âme peu passionnants. Alors, certes, je ne suis pas la cible de ce roman de bit-lit mais j’aurais apprécié plus d’originalité dans le traitement. Quant au style, très américain, il est efficace mais assez impersonnel.

Au final, c’est donc avec un sentiment plutôt mitigé que j’ai terminé cette lecture. Dommage !

3/5

La lignée. Tome 1 de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan

La Lignée. Tome 1

Presses de la Cité, Pocket, 2009, 573 pages

Résumé : La tour de contrôle de l’aéroport JFK à New York a perdu tout contact avec un avion en provenance de Berlin après son atterrissage. L’avion semble vide, toute lumière éteinte. Ephraïm et son équipe d’épidémiologistes son les premiers à monter à bord. Ils découvrent tous les passagers morts, sauf quatre. Bactérie, virus, attentat ? Les scientifiques sont démunis. Lorsque les cadavres disparaissent mystérieusement, Ephraïm comprend qu’il faut s’organiser vite afin de lutter contre une nouvelle menace terrifiante.

Critique : Devant la difficulté à trouver des producteurs, le réalisateur Guilermo Del Toro a décidé de sortir cette histoire sous forme de trois romans. Forcément, l’écriture, à défaut d’être originale, est extrêmement cinématographique et efficace.

Je me suis laissé embarquer d’entrée de jeu dans cette relecture assez plaisante et horrifique du mythe vampirique. Oubliés les gentils vampires romantiques et insipides de Twilight, on est ici plus proche du monstre mort-vivant assoiffé de chair humaine.

Malgré des personnages un brin stéréotypés et un scénario assez classique, le suspense est habilement entretenu dans ce premier tome. Le puzzle se met peu à peu en place, nous réservant quelques scènes terrifiantes. Sans renouveler le genre, voilà malgré tout un roman efficace dont on avale les pages à toute vitesse. Préparez-vous à quelques insomnies !

4/5

Dark Shadows ***

Dark Shadows : affiche

Noirceur, humour, fantastique… et Johnny Depp, tous les ingrédients habituels chez Tim Burton sont une nouvelle fois réunis dans son Dark Shadows. Dans ce décor, une nouvelle fois éblouissant (un grand manoir gothique parfait), Tim Burton réadapte une vieille série télé mêlant gentil vampire et méchante sorcière.

Ce qui fait la force de ce film, ce n’est pas son originalité. On est en terrain très connu avec le réalisateur et ce nouvel opus n’apporte rien de très novateur. Mais c’est la force de ses acteurs qui fait la différence. Johnny Depp, cabotin comme on l’aime doit faire face à une Eva Green sculpturale. Autour d’eux les seconds rôles sont formidables, notamment Michelle Pfeiffer, qui signe ici un retour flamboyant après plusieurs années de passage à vide.

Dans ce décor très travaillé, avec une photo particulièrement réussie, les acteurs s’en donnent à coeur joie et suffisent à combler les manques d’un scénario un peu plat, en particulier dans sa deuxième moitié. Mais qu’importe, un Tim Burton même en petite forme a toujours plus de talent que les trois quarts de ses confrères réalisateurs. Un film plaisant.

Le Domaine Blackwood d’Anne Rice

Chronique des vampires : le domaine Blackwood

Plon, 2009, 583 pages

Résumé : Tarquin Blackwood va à la rencontre de Lestat afin qu’il l’aide à se libérer d’un double maléfique qui le hante depuis son enfance. A mesure qu’il conte son histoire, celle de sa famille et du domaine qu’elle occupe en Louisiane depuis des décennies, le danger se fait plus pressant. Sa quête de vérité a fait ressurgir d’abominables secrets et les lourds liens du sang mettent en danger toute la famille Blackwood.

Critique : C’est à un nouvel épisode monumental que nous convie Anne Rice avec ce Domaine Blackwood, avant-dernier tome de la série vampirique démarrée avec Entretien avec un vampire.

Si l’on peut une nouvelle fois reprocher à Anne Rice d’étirer un peu trop son propos en longueur (elle aurait pu facilement gagner une centaine de pages), force est de constater que ce volume est malgré tout très réussi. Sur le fond, il est, comme toujours, riche de détails et de recherches, l’écrivain ne cachant pas son goût pour les arts et la culture européenne.

Ensuite, elle sait installer peu à peu le mystère et l’angoisse, ménageant un réel suspense et distillant les révélations comme dans un roman policier. On se laisse prendre par la qualité d’un récit enfin retrouvée après plusieurs tomes inégaux. D’ailleurs, point n’est besoin d’avoir lu les tomes précédents pour comprendre le récit.

Ici, les inquiétants marais de Louisiane constituent un personnage à part entière, quant au jeune Tarquin, il est un grand personnage romanesque qui jouera à coup sûr un rôle majeur dans le dénouement de la série aux côté du désormais célèbre Lestat.

4,25/5

Twilight : Fascination **

C’est le pénomène littéraire du moment, la série de Stephenie Meyer et ses 4 volumes: Fascination, Tentation, Hésitation et Révélation. Les ventes étant du niveau des Harry Potter… Alors forcément le cinéma s’y est rapidement intéressé. Surtout que cette histoire est faite por les ados, qui sont les principaux clients du septième art. Une adolescente décide d’aller vivre chez son père dans l’Etat de Washington et au contact d’un de ses voisins de classe se retrouve confrontée à des phénomènes surnaturels et à des vampires.
 
Evidemment, il est difficile de ne pas penser à la série Buffy qui a déjà dit beaucoup de choses sur le sujet… Mais le fait est qu’ici cette histoire d’amour entre une humaine et un vampire est abordée avec beaucoup de poésie et de sensibilité. L’ensemble de ne se prend pas trop au sérieux ce qui donne une première partie particulièrement réussie avec en prime de beaux paysages et un jeu avec les lumières particulièrement bon et original. Le mythe vampirique est revisité avec intelligence et l’on se laisse embarquer dans l’histoire, même si l’on n’est jamais très éloigné de la simple bluette pour adolescents. En revanche, la seconde partie qui privilégie l’action est pour le coup moins originale… La fin, un peu rapide nous renvoie à un second opus qui devrait arriver très prochainement…
 
Au final, on en retient un assez bon divertissement porté par de jeunes acteurs charismatiques, mais un peu trop callibré et orienté ado pour totalement convaincre. Malgré tout, on attend la suite…