Moi Simon 16 ans homo sapiens de Becky Albertalli

Moi Simon 16 ans Homo Sapiens

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens

Titre original : Simon vs. The Homo Sapiens Agenda

Hachette Livre, 2015, 314 pages.

Résumé : Simon Spier est un adolescent, apprécié de tous, qui vit avec sa famille dans la banlieue d’Atlanta. Sur le Tumblr du lycée, il a fait la connaissance de Blue un autre élève de son lycée. Ils savent tout l’un de l’autre, sauf leur identité. Ils sont homosexuels mais personne n’est au courant. Alors, quand Martin Addison découvre par hasard les e-mails de Simon et Blue et menace de tout révéler au lycée, pour Simon c’est le début des complications.

Critique : L’homosexualité est devenue une thématique récurrente dans la littérature pour adolescents avec ses passages obligés autour de la découverte et de l’acceptation et des incontournables conflits familiaux que cela engendre. Surprise, Becky Albertalli propose un roman plus original et débarrassé de tous les stéréotypes du genre. En effet, l’homosexualité de Simon est un fait acquis dès le début et son orientation sexuelle ne constitue pas le cœur du récit. Quant au coming-out auprès de la famille et des amis, forcé par les événements, il provoquera plus soutien et encouragements que conflits.

L’auteure peut dès lors centrer son récit sur le portrait d’un adolescent attachant, équilibré, le tout avec humour et tendresse. Pour maintenir le lecteur en haleine, elle distille un peu de suspense autour de l’identité du mystérieux Blue avec lequel Simon échange par mail sans le connaître. Le récit est fluide, admirablement écrit, avec beaucoup de tact, et j’ai ri à de nombreuses reprises des situations et des réflexions de cet adolescent comme les autres. Bien sûr, il y a beaucoup de légèreté dans ce récit, mais il est aussi très agréable de lire un roman au ton résolument positif et optimiste, riche en émotions.

Un final un récit plutôt réaliste qui dédramatise avec habileté l’homosexualité chez les adolescents. A lire et à faire lire aux ado en questionnement mais aussi à leurs parents. Je le vois comme un roman gay à l’heure de l’acceptation et de l’égalité des droits, un roman du droit à l’indifférence où la tolérance et l’acceptation sont de mise. Un vrai plaisir de lecture à découvrir !

4,5/5

Edit du 28 avril 2018 : De nombreux romans de littérature ado et young adults sortent actuellement au cinéma. C’est le cas de ce roman qui sortira en France sous le titre de Love, Simon au mois de juin 2018… Découvrez la bande annonce !

Attentats à Paris, pour éviter la désinformation sur le net et les réseaux sociaux

Disons-le franchement, ras-le-bol de ceux qui diffusent sur le net et les réseaux sociaux des fausses informations, souvent manipulées, ne cherchant qu’à développer haine et paranoïa dans notre pays.

Oui, nous avons à faire face, aujourd’hui, à des actes d’une violence inouïe et inédite, mais cela ne justifie pas de diffuser tout et n’importe quoi sans vérification. Je me permets donc de faire suivre cet article paru sur le site du Monde.fr, que je vous invite à consulter pour le lire dans sa totalité.

Quelques conseils pour ne pas se faire avoir par des rumeurs sur le net et sur les réseaux sociaux…

  • Partez du principe qu’une information donnée sur le web par un inconnu est par défaut plus fausse que vraie.
  • Fiez-vous plutôt aux médias reconnus, aux journalistes identifiés et connus. Et ne considérez pas non plus que cela suffit à rendre leurs informations vraies. Dans des situations de crise comme celle-ci, l’information circule très vite, et peut souvent s’avérer par la suite erronée. Il vaut mieux attendre que plusieurs médias donnent un même fait pour le considérer comme établi.
  • Une photo n’est jamais une preuve en soi, particulièrement quand elle émane d’un compte inconnu. Elle peut être ancienne, montrer autre chose que ce qui est dit, ou être manipulée.
  • Un principe de base est de recouper : si plusieurs médias fiables donnent la même information, elle a de bonnes chances d’être avérée
  • Méfiez-vous aussi des informations anxiogènes (type « ne prenez pas le métro, un ami a dit un autre ami que la police s’attendait à d’autres attentats », un message qui tourne apparemment samedi matin) que vous pouvez recevoir via SMS, messages de proches, etc, et qui s’avèrent fréquemment être des rumeurs relayées de proche en proche, sans réelle source.

En savoir plus sur le site du Monde.fr

Et n’oublions pas, seuls les états totalitaires peuvent tout contrôler. C’est le prix douloureux à payer pour la démocratie et la liberté. Il est impossible, sauf à vivre en dictature, de mettre des policiers en arme devant chaque terrasse de café, devant chaque salle de spectacle, devant chaque cinéma, devant chaque hôpital, devant chaque école, devant chaque station de métro, devant chaque centre commercial… Il y aura toujours des cibles faciles à viser pour les terroristes, quels qu’ils soient.
Aussi grandes et légitimes soient notre douleur et notre colère face à l’atrocité des actes commis, il faut continuer à vivre chaque jour droits et fiers de ce que nous sommes et de nos valeurs, et ne pas se laisser porter par la haine car c’est ce qu’ils cherchent, que nous abandonnions nos principes démocratiques pour céder aux extrêmes et leur permettre de recruter encore plus.