American Gods de Neil Gaiman

American Gods

Auteur : Neil Gaiman

J’ai lu, 2004, 603 pages.

Résumé : A peine sorti de prison, Ombre rencontre Voyageur, un personnage intrigant. Est-il un Dieu antique, un fou furieux ou bien un simple arnaqueur ? Il propose à Ombre d’entrer à son service. Dès lors, Ombre se retrouve plongé au milieu d’un conflit opposant héros mythologique de l’Ancien Monde et idoles profanes de l’Amérique. Une guerre dont il ne sortira pas indemne et où il aura bien du mal à démêler le vrai du faux.

Mon avis : Ayant beaucoup apprécié L’étrange vie de Nobody Owens, dont j’ai chroniqué la lecture il y a déjà quelques temps, je me suis laissé tenter par cet autre ouvrage de Neil Gaiman, mêlant lui aussi fantastique et monde réel, mais cette fois à destination d’un public adulte. Sur le papier, tous les éléments étaient réunis pour me plaire, un auteur dont j’avais déjà apprécié la plume, une histoire mêlant pop-culture et mythologie antique, un aspect fantastique et mystérieux, et même une adaptation en série télé que je n’ai pas encore vue. Voilà de quoi aiguiser ma curiosité et me mettre dans de bonnes dispositions.

Si le début s’avérait prometteur force est de constater que j’ai rapidement déchanté. Pire, à l’image des péripéties sans fins et des situations abracadabrantes dans lesquelles se retrouve le personnage principal, Ombre, cette lecture est rapidement devenue un long chemin de croix où il m’a fallu beaucoup de persévérance pour en venir à bout. Lire la suite

L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

L'étrange vie de Nobody Owens

L’étrange vie de Nobody Owens

Albin Michel, J’ai lu, 2009, 254 p.

Résumé : Une nuit, un très jeune garçon échappe par miracle au meurtre de sa famille par le plus terrifiant tueur de Londres, le Jack. Caché dans un cimetière, il est recueilli par un couple de fantômes qui le prénomment Nobody Owens. Pour le protéger, il est accepté comme un résident à part entière du cimetière. Il grandit ainsi à mi-chemin entre le monde des vivants et celui des morts, sous l’œil de Silas, son protecteur. Mais le Jack est toujours à sa recherche et tôt ou tard, le jeune Nobody devra se préparer à l’affronter.

Critique : Si vous essayez d’en savoir plus sur ce roman de littérature jeunesse forcément vous trouverez à un moment ou à un autre la référence à Tim Burton tant la filiation semble incontournable avec le travail du réalisateur. On nage dans le même esprit avec son côté gothique, sa noirceur, son héros à mi-chemin entre le monde des vivants et celui des morts et l’aspect intemporel de l’histoire. Mais s’arrêter à cette simple référence, aussi qualitative soit elle, ne serait pas rendre totalement hommage à cet ouvrage tant les références littéraires et historiques y sont nombreuses.

Chaque passage a une charge symbolique très forte qui rend la lecture beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Même si, évidemment, il y a plusieurs degrés de lecture. Je me suis beaucoup attaché au personnage de Nobody Owens, typique de ces personnages de littérature jeunesse, qui fait l’apprentissage de la vie à travers les épreuves qu’il doit surmonter. Autour de lui gravitent un grand nombre de personnages, vivants, morts ou créatures mythiques et fantastiques, comme autant de références passionnantes.

Je me suis laissé embarquer par le suspense, savamment maintenu tout au long de l’ouvrage. J’ai juste regretté que le roman soit trop court pour développer certains aspects de cette histoire foisonnante et pour approfondir davantage certains personnages à peine esquissés.

Au final, une belle découverte que je vous conseille !

4/5