Les nouveaux héros ***

Les Nouveaux Héros : Affiche

Quand Disney et Marvel s’unissent, cela donne Les Nouveaux Héros un film d’animation au rythme soutenu qui plairait à toute la famille. Entre esthétique Pixar et manga, dans une sorte de San Francisco futuriste baignée d’influences asiatiques (Tokyo), le film est visuellement une belle réussite. C’est un grand spectacle, aux scènes d’action spectaculaires, qui vaut largement les autres séries Marvel précédemment adaptées au cinéma.

Mais ces Nouveaux héros sont un peu plus que cela. D’abord, il y a cet univers technologique et futuriste passionnant qui s’adapte totalement au décor dans lequel se situe l’action. Ensuite, si l’on retrouve le second degré plutôt drôle, et incontournable dans un film du genre, l’émotion est aussi bien présente et a toute sa place malgré les nombreux rebondissements qui auraient pu l’effacer, comme c’est trop souvent le cas dans ces grosses machines hollywoodiennes.

Bref, ce film d’animation est une belle réussite qui saura plaire à toute la famille par ses scènes d’action, son humour et la vraie réflexion de fond qui est proposée sur l’évolution des technologies à la fois dans ce qu’elle a de meilleur et de pire. Le film évite toute réflexion simpliste tout en étant un divertissement haut de gamme aux nombreuses références. Et puis comment ne pas fondre devant le robot Baymax qui saura vous amuser et vous émouvoir presque autant que Wall-E en son temps… Un film à voir.

Captain America, le soldat de l’hiver ***

 

Captain America, le soldat de l'hiver : Affiche

Captain America, le soldat de l’hiver

Avec ce deuxième volet de Captain America, Marvel poursuit l’exploration de son écurie de super-héros et de sa série cinématographique des Avengers.

Certes, à force d’empiler tous ces films, tout cela manque un peu d’originalité. Il s’agit aujourd’hui davantage de cinéma industriel de divertissement que de démarche artistique. Cela dit, ce film, comme les précédents, est d’une efficacité redoutable et reste porté par des effets spéciaux toujours aussi impressionnants.

Ce Captain America, tout droit décongelé de la Seconde Guerre mondiale, est le symbole de la gentille Amérique, généreuse et protectrice du bien, face à de méchants terroristes avides de pouvoir et d’argent. En cette période de perte des repères, l’Amérique a sans doute besoin de retrouver une part de son innocence et de sa bonne conscience… Ce qui explique probablement une grande part du succès de ce film !

J’ai apprécié l’aspect très spectaculaire du film, le joyeux foutoir scénaristique, volontiers conspirationniste, à la façon de la trilogie Jason Boorne, et la plastique irréprochable des acteurs, particulièrement Chris Evans et Scarlett Johansson.

Au final, un film très calibré, pas inoubliable, mais un efficace divertissement réservant quelques passages pour le moins spectaculaires. On n’en attend pas plus de ce genre de film et le contrat est largement et généreusement rempli.

Avengers ***

Avengers : affiche

Après nous avoir proposé l’ensemble de ses héros les plus populaires dans des films individuels (Hulk, Iron Man, Thor, Captain America), Marvel les regroupe, comme cela avait été fait dans les comics, sous la bannière Avengers. Le résumé est très simple, un groupe de super-héros insupportables et individualistes doivent s’unir pour faire face à des méchants surpuissants. Sur le papier, évidemment on se dit que ce n’est pas très original. Après tout, on avait déjà les Quatre Fantastiques ! Pourtant ce blockbuster est un pur plaisir à suivre.

En effet, tout y est pour nous embarquer : rythme soutenu, beaucoup d’humour, effets spéciaux impressionnants. Un film tout simplement divertissant au sens le plus noble du terme, comme Hollywood nous en produit trop peu ces derniers temps. Bref la franchise tient la route et ce film ce hisse parmi les tous meilleurs films de super-héros aux côtés des Batman de Nolan, des X-Men de Singer ou des Spider-Man de Raimi.

Là où il y aurait pu avoir un côté catalogue, le réalisateur parvient à faire exister chacun de ses nombreux personnages, tous formidablement interprétés. Face à nous, la bande impressionnante d’acteurs semble prendre un plaisir immense à former une petite troupe. Oubliée la solitude du super-héros ! Bref, du grand spectacle comme on aime en voir parfois au cinéma.

X-Men : le commencement ***

X-Men: Le Commencement

Après un troisième épisode inégal et un Volverine dispensable, oser revenir sur la saga des X-Men était un pari fort risqué, mais Matthew Vaughn le relève admirablement en choisissant de revenir aux origines des personnages principaux de la saga (Professeur X et Magneto). Nous voici donc propulsés dans les années 60, en pleine crise des missiles de Cuba, où les premiers mutants vont jouer un rôle majeur dans ce mélange passionnant entre science-fiction et grande histoire.

Le scénario de ce préquel est donc admirablement bien construit avec une juste proportion entre cinéma d’action aux faux airs des sixties, blockbuster aux effets spéciaux scotchants, psychologie des personnages particulièrement travaillée. Car l’on retrouve avec bonheur ce qui fait la patte des X-Men, c’est-à-dire, la difficile acceptation de soi, l’affirmation de sa différence, le communautarisme et une réflexion aboutie sur l’évolution de l’homme et la nécessité pour lui de canaliser sa violence à mesure que son potentiel destructeur s’accroît par ses progrès techniques et scientifiques.

Il faut ajouter à cela des acteurs particulièrement brillants et classieux qui donnent à ce film de faux airs de James Bond et reprennent avec réussite des rôles incarnés auparavant par Patrick Stewart et Ian McKellen. James McAvoy donne ce qu’il faut de profondeur mais aussi de légèreté au Professeur X. Quant à Michael Fassbender, il donne à Magneto charme, charisme et noirceur. Cette relation d’amour-haine entre l’américain insouciant et le juif européen ayant subi la barbarie et l’horreur des camps nazis est particulièrement émouvante et intelligemment mise en scène. Le reste du casting est également parfait aussi bien dans les grandes scènes d’action, que dans les scènes intimistes, qu’elles soient dramatiques ou comiques.

Ce premier volet devrait sans doute, si le succès est là, ouvrir la voie à d’autres suites. En tout cas la firme de Comics Marvel démontre une nouvelle fois qu’elle reste incontournable en matière de films de super-héros et une source d’inspiration indispensable au cinéma américain de divertissement.

Thor ***

Thor

Prenez un réalisateur anglais d’habitude abonné aux adaptations shakespeariennes (Kenneth Branagh), faites lui adapter un comics de Marvel lui-même inspiré de la mythologie scandinave, ajoutez un colosse nordique sculptural (Chris Hemsworth), une jeune femme mignonne à protéger (Natalie Portman), saupoudrez de second degré et d’effets spéciaux, et vous obtenez la recette de ce blockbuster pas franchement original mais assez sympathique à regarder.

On comprend assez vite ce qui a plu à Branagh dans cette histoire. Ce conflit familial du roi et de son fils porte les ingrédients des grandes pièces de Shakespeare. Avec cette histoire, Branagh perd évidemment en profondeur dans son propos, qui doit plaire au grand public, mais il s’en tire correctement avec beaucoup d’ampleur dans la réalisation. Les décors sont particulièrement travaillés et les effets spéciaux plutôt réussis. On se laisse prendre dans cette histoire menée à un rythme soutenu et l’humour et le second degré, toujours présents, rendent l’ensemble digeste.

Il en ressort un divertissement agréable, souvent drôle, un brin kitch, porté par de bons acteurs. Ce n’est pas vraiment original mais c’est efficace. Du cinéma pop-corn spectaculaire qui se laisse regarder sans déplaisir.