Kaleb. Saison 3 : fusion de Myra Eljundir

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Kaleb. Saison 3 : fusion

Editions Robert Laffont, collection « R », 2013, 439 pages

Résumé : Le don d’empathie de Kaleb ne cesse de s’accroître. Est-il l’élu dont la prophétie du volcan prédit l’avènement ? Le livre du volcan pourrait lui apporter des réponses sur ses origines et ses ancêtres, mais son pouvoir est destructeur. Il devra battre ses ennemis et sauver celle qu’il aime.

Critique : Avec ce troisième tome, Myra Eljundir ou plutôt Ingrid Desjours, clôt de façon étonnante sa saga des enfants du volcan. En effet, l’auteure choisit de proposer, au-delà de Kaleb, une histoire complète des origines de ces êtres aux pouvoirs surnaturels. Chacun des protagonistes se croit l’Elu de la prophétie et jusqu’au bout Ingrid Desjours maintient un suspense intense.

Pourtant, ce dernier volume m’a pour le moins désarçonné. En voulant, à tout prix expliquer toute l’histoire et les origines des Enfants du volcan, l’auteure perd de vue le cœur de son propos à savoir Kaleb qui n’a finalement qu’une présence secondaire. C’est à ce personnage que l’on s’est attaché et il semble ici totalement désincarné.

D’ailleurs les ellipses dans l’histoire contemporaine sont tellement nombreuses que certains passages, notamment dans l’affrontement final, manquent cruellement d’épaisseur, voire de vraisemblance, et m’ont fait passer à côté des enjeux qui étaient pourtant au cœur des deux premiers volumes. Je suis ici resté sur ma faim même si toutes les pièces du puzzle sont bien réunies. Tout va trop vite et manque de contenu comme si l’auteure s’était contrainte à ne pas faire trop long dans ce roman adressé aux adolescents et jeunes adultes. Dommage car toute cette histoire est passionnante et d’une grande richesse comme le prouve la richesse de la mythologie des enfants du volcan qui nous est totalement exposée. Une fin en demi-teinte.

3/5

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Moi Simon 16 ans homo sapiens de Becky Albertalli

Moi Simon 16 ans Homo Sapiens

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens

Titre original : Simon vs. The Homo Sapiens Agenda

Hachette Livre, 2015, 314 pages.

Résumé : Simon Spier est un adolescent, apprécié de tous, qui vit avec sa famille dans la banlieue d’Atlanta. Sur le Tumblr du lycée, il a fait la connaissance de Blue un autre élève de son lycée. Ils savent tout l’un de l’autre, sauf leur identité. Ils sont homosexuels mais personne n’est au courant. Alors, quand Martin Addison découvre par hasard les e-mails de Simon et Blue et menace de tout révéler au lycée, pour Simon c’est le début des complications.

Critique : L’homosexualité est devenue une thématique récurrente dans la littérature pour adolescents avec ses passages obligés autour de la découverte et de l’acceptation et des incontournables conflits familiaux que cela engendre. Surprise, Becky Albertalli propose un roman plus original et débarrassé de tous les stéréotypes du genre. En effet, l’homosexualité de Simon est un fait acquis dès le début et son orientation sexuelle ne constitue pas le cœur du récit. Quant au coming-out auprès de la famille et des amis, forcé par les événements, il provoquera plus soutien et encouragements que conflits.

L’auteure peut dès lors centrer son récit sur le portrait d’un adolescent attachant, équilibré, le tout avec humour et tendresse. Pour maintenir le lecteur en haleine, elle distille un peu de suspense autour de l’identité du mystérieux Blue avec lequel Simon échange par mail sans le connaître. Le récit est fluide, admirablement écrit, avec beaucoup de tact, et j’ai ri à de nombreuses reprises des situations et des réflexions de cet adolescent comme les autres. Bien sûr, il y a beaucoup de légèreté dans ce récit, mais il est aussi très agréable de lire un roman au ton résolument positif et optimiste, riche en émotions.

Un final un récit plutôt réaliste qui dédramatise avec habileté l’homosexualité chez les adolescents. A lire et à faire lire aux ado en questionnement mais aussi à leurs parents. Je le vois comme un roman gay à l’heure de l’acceptation et de l’égalité des droits, un roman du droit à l’indifférence où la tolérance et l’acceptation sont de mise. Un vrai plaisir de lecture à découvrir !

4,5/5

Kaleb. Saison 2 : Abigail de Myra Eljundir

Kaleb Tome 2 Abigail

Kaleb. Tome 2 : Abigail

Robert Laffont, Collection « R », 2013, 312 pages

Résumé : Abigail, jeune succube et arme la plus redoutable de Sentinel s’est rapprochée de Kaleb, le plus puissant des empathes. Leur destin semble lié par la prophétie du Volcan. Mais leur attraction est tout autant irrésistible que destructrice. La combinaison de leurs dons semble repousser toutes les limites, au risque de mettre en danger tous les Enfants du Volcan.

Critique : Après un premier tome sombre et violent où Ingrid Desjours, sous le pseudonyme de Myra Eljundir, nous faisait connaître Kaleb, son personnage tourmenté et attiré comme un aimant par le mal, cette fois elle nous entraîne aux origines des Enfants du Volcan. On suit le parcours de Kaleb et Abigail jusqu’en Islande, où ils espèrent trouver des réponses sur leurs dons exceptionnels.

Trahisons, faux-semblants, frontière entre le bien et le mal, le rythme de ce deuxième tome est soutenu et les surprises très nombreuses. L’intrigue plus resserrée est beaucoup plus efficace que dans le précédent tome. L’auteure n’hésite pas à aller très loin pour un roman pour adolescents avec quelques scènes particulièrement violentes et cruelles, qui ne manqueront pas de faire frémir les jeunes lecteurs. C’est pourquoi je déconseille cette lecture avant l’âge de 15 ans. Pourtant, Kaleb est moins présent et peut-être moins charismatique, se faisant voler la vedette par Abigail personnage troublant et d’une rare ambiguïté.

Certes, l’intrigue cède une fois encore à quelques facilités et quelques personnages restent stéréotypés mais cette trilogie démontre que la littérature française pour adolescents peut être aussi efficace et ambitieuse que la littérature anglo-saxonne. Force est de constater, qu’une fois entré dans cet univers, il est bien difficile de s’en extraire. Résumé en deux mots, efficace et redoutable.

3,5/5

20 pieds sous terre de Charlotte Erlih

20 pieds sous terre

20 pieds sous terre

Actes Sud Junior, 2014, 208 pages

Résumé : Manon a la vie d’une adolescente comme les autres mais un jour tout bascule. Son frère Théo a été retrouvé mort électrocuté sur les rails du métro parisien. Pour la police, il s’agit d’un accident mais Manon refuse la thèse officielle et décide d’enquêter, quitte à se mettre en danger. Elle souhaite connaître la vérité sur son frère et essaie de comprendre pourquoi il lui cachait sa passion pour le graff.

Critique : Ouvrages ancrés dans le réel, faits de société, la collection Actes Sud Junior qui propose des romans pour les grands ados (14-17 ans) ne cesse de m’étonner par la qualité des textes proposés. 20 pieds sous terre de Charlotte Erlih ne déroge pas à cette règle.

L’écriture simple mais efficace soutient une histoire au suspense soutenu qui comporte son lot de rebondissements pour sans cesse réveiller l’intérêt du lecteur. On entre très rapidement dans le vif du sujet et l’on suit le parcours de Manon, une adolescente qui décide de partir à la recherche des responsables de la mort de son frère.

Le récit, parfois dur, propose une plongée passionnante dans l’univers des graffeurs, mais il permet surtout à l’auteure d’aborder les liens familiaux, plus particulièrement dans les fratries, et le deuil d’un être cher. Ainsi Charlotte Erlih trouve un juste équilibre entre moments d’émotion et thriller redoutable.

Bien sûr, cela reste de la littérature jeunesse, donc pas trop extrême et avec quelques facilités scénaristiques, mais les thèmes abordés sont plutôt gonflés et parfois même assez inattendus. Au final, une lecture plutôt agréable et qui, à coup sûr, saura séduire les petits lecteurs.

3,75/5

Hate List de Jennifer Brown

Hate List

Hate List

Albin Michel, LGF, Le livre de poche, 2012, 401 pages.

Résumé : Après 5 mois d’absence, Valérie revient au lycée. Elle sait que plus rien ne sera comme avant. Cinq mois plus tôt, Nick, son petit ami, a ouvert le feu dans la cafétéria tuant ou blessant tous les élèves de la liste avant de se suicider. Cette liste, ils l’avaient créée ensemble, par jeu. Aujourd’hui, Valérie porte seule le poids de la culpabilité.

Critique : Dans ce roman, Jennifer Brown s’intéresse aux tueries de masse dans les écoles aux Etats-Unis. Ou plutôt, à la vie d’après pour la petite amie d’un des tueurs. En effet, l’auteure dresse le portrait de deux jeunes pas forcément en rupture, plutôt intégrés dans leur lycée et où l’un d’entre eux va pourtant déraper aspiré dans une spirale suicidaire.

L’incompréhension, le sentiment de culpabilité, la difficile reconstruction psychologique sont au cœur de l’ouvrage et le portrait de cette adolescente est touchant. En ce sens, ce roman pour adolescents est plutôt une réussite évitant les leçons de morale ridicules et le ton moralisateur. La construction du récit, s’appuyant sur d’habiles flashbacks, permet d’avancer dans l’histoire en maintenant en éveil l’intérêt du lecteur.

Pourtant, en restant sur le simple registre de l’émotion et sur la psychologie de son personnage central, Jennifer Brown passe à côté de son sujet principal, à savoir la vente libre et la circulation des armes à feu aux Etats-Unis. Elle manque là l’opportunité d’écrire un grand roman à portée universelle, sur un problème majeur de la société américaine, pour rester sur un registre plus adolescent, certes plus accessible mais manquant souvent de profondeur dans l’analyse.

Au final, j’en garde le souvenir d’un roman émouvant, à l’écriture efficace, globalement réussi, parfois dur psychologiquement, mais ne dépassant jamais totalement le registre anecdotique du témoignage personnel. Un roman intéressant, sans aucun doute à conseiller aux adolescents, mais dont le thème me laissait espérer plus.

3,5/5

Kaleb. Saison 1 de Myra Eljundir

Kaleb Tome 1

Kaleb. Saison 1

Editions Robert Laffont, collection R, 2012, 441 pages.

Résumé : A 19 ans, Kaleb Helgusson développe des capacités d’empathe. Il est capable de se connecter aux émotions des personnes pour mieux les manipuler. Peu à peu, il se laisse griser par ce pouvoir de plus en plus puissant au risque de mettre la vie de ses proches en danger. Il semblerait que ce don lui vienne de sa mère mais il ne sait rien d’elle. Pourtant cela est nécessaire car le réseau Sentinel, qui surveille les enfants du volcan qui ont développé des dons comme le sien, a décidé de l’abattre.

Critique : Les trilogies fantastiques sont à la mode dans la littérature pour ados et jeunes adultes, là où cette série semble plus intéressante que d’autres c’est que son auteure, Myra Eljundir, plus connue sous le nom d’Ingrid Desjours, propose de suivre un personnage de « méchant ». Mais Kaleb Helgusson l’est-il vraiment ? Il aura des choix à faire qui le conduiront du côté du bien ou du mal. Ce sera sans doute tout l’enjeu des tomes qui suivront.

Ce questionnement fait forcément penser à La Guerre des étoiles et au « côté obscure de la force », il me semble qu’il y a là une influence largement digérée par l’auteure. La mise en place des personnages et des enjeux est quelque peu laborieuse dans une première partie mais peu à peu je me suis laissé prendre dans cette histoire où il est bien difficile de déterminer les intentions réelles des personnages. Sont-ils bons ou mauvais ? C’est le flou le plus total et c’est ce qui rend le suspense aussi fort pour la suite, donnant envie d’en poursuivre la lecture.

Certains passages sont plutôt politiquement incorrects pour un roman pour adolescents ce qui ne devrait pas manquer de leur plaire. Au-delà de l’histoire, c’est bien le message sur le libre-arbitre et les conséquences des choix que chacun fait dans sa vie qui fait que l’ouvrage mérite qu’on s’y intéresse. Je passerai donc outre les nombreuses imperfections du récit, les facilités et les quelques incohérences pour voir que sur l’ensemble la lecture est agréable et qu’à la fin de ce premier tome, on souhaite en découvrir la suite. Reste à confirmer sur les deux tomes suivants.

3,25/5

Revanche de Cat Clarke

Revanche

Revanche

Titre original : Undone, Robert Laffont, collection R, 2013, 490 p.

Résumé : Jem Halliday est amoureuse de Kai, son meilleur ami. Depuis leur enfance, ils sont inséparables. Elle le voit comme le garçon idéal. Le seul problème est qu’il est gay. Lorsqu’une vidéo de lui en compagnie d’un garçon est postée sur Internet, il ne le supporte pas et se suicide. Dévastée, Jem prend trois résolutions, découvrir la vérité, venger son ami et se suicider un an plus tard. Une lettre anonyme va rapidement l’aider à avancer dans son projet.

Critique : Une adolescente mal dans sa peau doit faire le deuil de son meilleur et seul ami qui s’est suicidé après la diffusion d’une vidéo de lui avec un autre garçon. Le thème de ce roman est dur, son traitement ne l’est pas moins, l’héroïne répétant très régulièrement qu’elle souhaite mettre fin à ses jours, une fois sa vengeance mise en œuvre.

L’intrigue, qui se déroule sur une année, est rythmée par les lettres qu’a laissées Kai, l’ami disparu. Le suspense sur les responsabilités de chacun, suite à ce drame, est savamment entretenu, ce qui permet de se laisser prendre dans l’histoire. L’amitié presque amoureuse entre Kai et Jem est parfaitement décrite même si je n’ai pas été totalement convaincu par le personnage de Kai, trop heureux de vivre pour être suicidaire, aussi grande soit l’homophobie des adolescents du lycée.

Pour le reste, c’est un bon ouvrage de littérature ado, assez facile et agréable à lire qui aura le mérite d’alerter jeunes et parents sur le risque suicidaire chez les adolescents homosexuels et les dangers que peuvent représenter les réseaux sociaux et les nouvelles technologies lorsqu’ils sont utilisés pour nuire.

3,75/5

Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier

Le faire ou mourir

Le faire ou mourir

Le Rouergue, collection DoAdo, 2011, 102 p.

Résumé : Damien est un solitaire à la sensibilité exacerbée qui a peur de tout et surtout des autres. Souffre-douleur des skateurs au lycée, incompris par ses parents, il n’arrive pas à exprimer ce qu’il ressent. Alors quand la pression est trop forte, il s’isole pour se scarifier. Pour ne pas faire du mal aux autres, il préfère s’en faire à lui-même. Un jour Damien rencontre Samy et ses amis gothiques. Samy le protège comme personne ne l’avait fait avant lui. Un nouveau monde s’ouvre pour Damien mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Critique : Plusieurs thèmes sont abordés dans ce livre, court, mais dense pour un ouvrage de littérature jeunesse. La construction de l’identité et le mal-être à l’adolescence, la confusion des sentiments entre amour et amitié, le dialogue familial difficile, la sensibilité, la violence, l’orientation sexuelle, sont autant de sujets abordés dans à peine 100 pages.

Damien est un personnage attachant dans ses doutes, ses peurs et sa relation avec Samy est traitée avec beaucoup de sensibilité. Dommage que les personnages du père et de la sœur soient un peu trop caricaturaux pour convaincre. La mère, inexistante tout au long du roman, est sauvée dans les toutes dernières pages.

Évidemment, tout est excessif à l’image de cet adolescent mais l’auteure, sur le fil, évite le dérapage grâce à une double fin plutôt intéressante. Un beau roman pour ado, sans doute trop excessif pour convaincre les plus âgés…

3,5/5

Le monde de Charlie de Stephen Chbosky

Le monde de Charlie

Le monde de Charlie

Titre original : The Perks of being a Wallflower.

Sarbacane, collection Exprim’, 2012, 252 pages. 1ère édition sous le titre « Pas raccord », 2008.

Résumé : Au lycée, Charlie est jugé comme un garçon bizarre, trop sensible. Il se contente de rester dans son coin, jusqu’au jour où Patrick et la jolie Sam, élèves de terminale, le prennent sous leur aile et lui font découvrir la musique, les filles, les fêtes… Une nouvelle vie commence alors pour Charlie.

Critique : L’histoire trouble et émouvante d’un adolescent considéré comme différent par ses camarades qui se confie par le biais de lettres qu’il envoie à un « ami » qu’il ne connait pas directement. C’est un choix original de l’auteur puisqu’en général ce genre de récit est plutôt construit sous la forme d’un journal intime.

L’écriture est fine et sensible, à l’image du jeune narrateur, très attachant. La solitude et le mal être de l’adolescence sont décrits avec beaucoup de pudeur sans jamais sombrer dans les stéréotypes. J’ai été touché par cette histoire et ses personnages et pris dans l’histoire de bout en bout.

On pourra simplement regretter que cette correspondance épistolaire soit à sens unique limitant la diversité des points de vue même si cela permet de resserrer l’intrigue autour du jeune Charlie.

4/5

A noter que ce livre a été adapté récemment au cinéma… Je vous laisse découvrir la bande-annonce…

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux de Beth Fantaskey

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux

Librairie Générale Française, Le Livre de poche, 2009, 445 pages

Résumé : Jessica est en terminale, elle est appréciée, populaire et sort avec l’un des garçons les plus sexys du lycée, Jake. Mais un jour, l’étrange Lucius Vladescu débarque dans sa vie. Il semble en savoir beaucoup sur ses origines et, plus inquiétant, il se dit vampire et fiancé avec elle depuis des années. Séduisant et ténébreux, Lucius se croit irrésistible mais Jessica n’est pas du tout attirée par ce prince vampire pour le moins envahissant. Commence un jeu d’amour et de rivalités, où Jessica n’a plus qu’une seule idée en tête, se débarrasser de ce vampire trop encombrant. A moins qu’il ne soit effectivement l’amour de sa vie…

Critique : Le roman débute de manière très agréable, souvent drôle, un peu comme une parodie de Twilight et l’on se dit que l’on va passer un très bon moment. La rivalité et les relations orageuses entre les deux personnages principaux sont bien menées et l’ensemble est soutenu par des personnages secondaires plutôt bien trouvés. A ce titre, les parents adoptifs de Jessica, babas cools, végétariens et non violents sont particulièrement drôles.

Malheureusement, sur la longueur le roman ne tient pas ses promesses et perd rapidement de son originalité. En effet, après un début brillant, l’auteure change de direction et s’oriente dans une histoire déjà vue, sur des chemins très balisés. Les atermoiements de Jessica deviennent pour le moins agaçants et je me suis lassé de ses états d’âme peu passionnants. Alors, certes, je ne suis pas la cible de ce roman de bit-lit mais j’aurais apprécié plus d’originalité dans le traitement. Quant au style, très américain, il est efficace mais assez impersonnel.

Au final, c’est donc avec un sentiment plutôt mitigé que j’ai terminé cette lecture. Dommage !

3/5