American Gods de Neil Gaiman

American Gods

Auteur : Neil Gaiman

J’ai lu, 2004, 603 pages.

Résumé : A peine sorti de prison, Ombre rencontre Voyageur, un personnage intrigant. Est-il un Dieu antique, un fou furieux ou bien un simple arnaqueur ? Il propose à Ombre d’entrer à son service. Dès lors, Ombre se retrouve plongé au milieu d’un conflit opposant héros mythologique de l’Ancien Monde et idoles profanes de l’Amérique. Une guerre dont il ne sortira pas indemne et où il aura bien du mal à démêler le vrai du faux.

Mon avis : Ayant beaucoup apprécié L’étrange vie de Nobody Owens, dont j’ai chroniqué la lecture il y a déjà quelques temps, je me suis laissé tenter par cet autre ouvrage de Neil Gaiman, mêlant lui aussi fantastique et monde réel, mais cette fois à destination d’un public adulte. Sur le papier, tous les éléments étaient réunis pour me plaire, un auteur dont j’avais déjà apprécié la plume, une histoire mêlant pop-culture et mythologie antique, un aspect fantastique et mystérieux, et même une adaptation en série télé que je n’ai pas encore vue. Voilà de quoi aiguiser ma curiosité et me mettre dans de bonnes dispositions.

Si le début s’avérait prometteur force est de constater que j’ai rapidement déchanté. Pire, à l’image des péripéties sans fins et des situations abracadabrantes dans lesquelles se retrouve le personnage principal, Ombre, cette lecture est rapidement devenue un long chemin de croix où il m’a fallu beaucoup de persévérance pour en venir à bout. Lire la suite

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Locke & Key. Tome 2 : Casse-tête de Joe Hill et Gabriel Rodriguez

Locke & Key. Tome 2 : casse-tête

Bragelonne, Milady, collection “Milady Graphics”, 2013, 160 pages

Résumé : Après la mort brutale de leur père, Kinsey et Tyler Locke cherchent du réconfort auprès de leur nouvel ami, Zack. Ils sont loin d’imaginer ses sombres projets. Pendant ce temps, leur petit frère Bode cherche à élucider les mystères que recèle le manoir et notamment la serrure qu’ouvre l’une des clés en forme de tête.

Mon avis : Malgré un début un peu confus, le premier tome de cette série de bandes dessinées m’avait largement convaincu tant par la qualité des dessins que par celle des personnages. Avec ce deuxième tome, je me suis laissé totalement embarquer par cette histoire. Le piège machiavélique de Zack Wells se met peu à peu en place autour des jeunes héros. De leur côté, les enfants Locke découvrent les différents pouvoirs des clés et notamment la clé de tête qui ne manque pas d’originalité.

Cette approche d’un groupe d’adolescents confrontés à des phénomènes fantastiques conduit immanquablement à faire un parallèle avec l’œuvre de Stephen King, illustre papa de l’auteur Joe Hill. Les jeunes personnages sont très attachants et on a hâte de savoir quel sort il leur sera réservé. Les habiles jeux de flash-back permettent de mettre en place les premières pièces de ce puzzle macabre. L’histoire gagne en épaisseur.

Ajoutez à cela des dessins de très belle qualité de Gabriel Rodriguez et qui plairont aux amateurs et vous obtenez une bande dessinée de très belle facture. Du coup, on est obligé de lire le troisième tome…

4,5/5

Freaks Squeele. Tome 4 : Succube Pizza de Florent Maudoux

Freaks Squeele tome 4

Freaks’ Squeele. Tome 4 : Succube Pizza

Ankama, 2011, 142 pages

Résumé : Une fois le combat contre Saint-Ange passé, Chance, Ombre et Xiong Mao reprennent le cours de leurs études à la F.E.A.H.. Mais avec les événements de l’année précédente, leur université est devenue, en cette rentrée, le repère des gangs et des mafieux. Les trois apprentis super-héros se retrouvent au cœur d’une guerre des clans et doivent protéger Scipio, le machiavélique doyen de la F.E.A.H., pourtant seul à même de remettre de l’ordre dans l’Université.

Critique : Dans ce quatrième tome, qui marque un nouveau départ dans la série, il y a sans doute un peu moins de fraîcheur mais l’humour décalé, un peu potache, qui en fait l’originalité reste relativement présent quoique de manière plus ténue. Nos apprentis super-héros attaquent une nouvelle année dans leur université et doivent faire face à des périls de plus en plus grands. C’est toujours très plaisant à lire et l’on passe un bon moment.

Florent Maudoux s’amuse à jouer avec la frontière entre « gentils » et « méchants » pour mieux brouiller les pistes et faire avancer son récit de façon originale. Cela dit, à trop vouloir brouiller les pistes, il finit par nous embrouiller quelque peu et ça a un peu tendance à partir dans tous les sens. En effet, après avoir clôturé de belle manière le fil narratif des trois premiers tomes, dans les premières pages, l’auteur nous embarque dans une nouvelle direction, tout en continuant à creuser la personnalité et l’histoire de chaque protagoniste.

Résultat, l’histoire est un peu bancale et manque souvent de cohérence. Mais qu’importe, on se laisse une nouvelle fois prendre dans cette histoire de pieds nickelés superhéros qui veulent redorer le blason de leur école. Je me suis donc amusé, une nouvelle fois, à découvrir cette riche histoire qui ne manque pas d’ambition.

Au final, j’en retiens une lecture détente décidément très agréable et sympathique.

3,5/5

Freaks Squeele. Tome 3 : le tango de la mort de Florent Maudoux

Freaks Squeele tome 3

Freaks’ Squeele. Tome 3 : Le tango de la mort

Ankama, 2010, 152 pages

Résumé : Alors que les étudiants de la F.E.A.H. sont sur le point de présenter leur projet de fin d’année, des étudiants de Saint Ange les attaquent, les accusant d’être des méchants dont l’objectif est d’envahir le monde. La guerre entre les deux universités est déclarée, chacune doit désigner un champion qui devra les représenter lors d’un grand combat. Chance est tirée au sort. Commence pour elle un difficile entraînement tandis que Xiong Mao et Ombre tentent de lui confectionner une épée indestructible lui permettant de faire face au champion de Saint Ange.

Critique : Dans ce troisième tome, nous nous retrouvons au cœur du conflit qui oppose les deux universités, la F.E.A.H. et Saint Ange. Une fois encore, les rebondissements se multiplient, le tout avec beaucoup de second degré. Les événements s’enchaînent avec fluidité et efficacité. Ces apprentis super héros créés par Florent Maudoux sont décidément très sympathiques et on suit leurs aventures avec beaucoup de plaisir. L’humour est peut être un peu moins présent dans ce troisième tome qui se concentre surtout sur la préparation à l’affrontement entre les deux champions des universités. Un tome de transition assez réussi en attendant avec impatience la suite des aventures de Chance, Xiong Mao et Ombre de Loup.

3,75/5

Freaks squeele. Tome 2 : les chevaliers qui ne font plus ni de Florent Maudoux

Freaks Squeele tome 2

Freaks’ Squeele. Tome 2 : Les chevaliers qui ne font plus « ni » ! de Florent Maudoux

Ankama, 2009, 144 pages

Résumé : Xiong Mao, Chance et Ombre de Loup terminent leur première année à la F.E.A.H., mais contraints de passer d’un logement à un autre, ils ne peuvent étudier dans de bonnes conditions et leur année risque d’être compromise. Ils doivent tout miser sur leur projet de fin d’année dont l’objectif est d’élaborer un plan pour devenir maître du monde en se mettant dans la tête d’un méchant. Ils peuvent compter sur l’aide du mystérieux Funérailles. Mais leur idée ne risque-t-elle pas de leur échapper ? Et quel objectif poursuit le directeur de la Faculté ?

Critique : Après un premier tome mené tambour battant, j’ai suivi avec plaisir la suite des aventures des trois apprentis « super-héros », Xiong Mao, Chance et Ombre de Loup. Ils doivent, cette fois, se mettre à la place d’un méchant dont l’objectif est de devenir maître du monde. C’est l’occasion pour les trois héros de découvrir la salle des archives de l’Université. Florent Maudoux poursuit son exploration d’un univers d’une grande richesse. C’est original, souvent drôle et les influences sont multiples. Le rythme est toujours aussi soutenu et les rebondissements sont nombreux. Les dessins, inspirés des mangas, sont toujours aussi réussis. Je me suis une nouvelle fois beaucoup amusé à la lecture de cette bande dessinée qui ne se prend décidément pas au sérieux. Une lecture détente très sympathique et agréable.

4/5

Freaks Squeele. Tome 1 : étrange université ! de Florent Maudoux

Freaks Squeele tome 1

Freaks’ Squeele. Tome 1 : étrange université ! de Florent Maudoux

Ankama, 2008, 144 pages

Résumé : Xiong Mao, Chance et Ombre de Loup effectuent leur première rentrée à la Faculté d’étude académique des héros (FEAH), une université qui forme des futurs super héros. C’est une école de second rang par rapport à la très réputée Saint Ange et son directeur est prêt à tout pour la faire connaître dans les médias quitte à mettre la vie de ses étudiants en danger… ou à leur faire relever les défis les plus improbables. Les trois apprentis super-héros vont devoir faire face à des monstres et passer une épreuve de stratégie pour le moins inattendue.

Critique : Je ne suis pas un grand lecteur de bandes dessinées, mais en période de vacances, j’avoue y trouver un certain plaisir. Ce premier tome constitue une sympathique entrée en matière à l’humour potache et plutôt drôle. Les influences de Florent Maudoux sont nombreuses du comic américain au manga japonais, et le mélange est plutôt réussi.

Une lecture de geek, sans doute, d’adolescent attardé c’est certain, mais qu’importe, je me suis amusé devant les mésaventures de ces improbables « super-héros » qui n’ont de super que le nom. Les idées et les rebondissements s’enchaînent rapidement et sans temps mort dans un univers d’une grande richesse. Les dessins, très proches des mangas, sont plutôt réussis. Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce premier tome assez prometteur.

4,25/5

Locke & Key. Tome 1 : Bienvenue à Lovecraft de Joe Hill et Gabriel Rodriguez

Locke & Key Tome 1

Locke & Key. Tome 1 : bienvenue à Lovecraft

Bragelonne, Milady, collection “Milady Graphics”, 2013, 166 pages

Résumé : Après le meurtre brutal de leur père, Tyler, Bode et Kinsey partent vivre avec leur mère et leur oncle dans le vieux manoir familial, Keyhouse, en Nouvelle-Angleterre. Ils découvrent la demeure qu’ils n’avaient pas revue depuis des années et espèrent y trouver un refuge pour se remettre du traumatisme qu’ils ont subi. Mais les portes du manoir recèlent des pouvoirs pouvant transformer ceux qui les traversent. Dans l’ombre, une créature attend que la plus terrifiante des portes soit ouverte.

Critique : Le premier tome de cette série à mi-chemin entre thriller et fantastique est une très bonne entrée en matière. Le scénario est habilement construit et les rebondissements nombreux. Evidemment, nous ne sommes qu’au début de l’aventure et ce tome amène beaucoup plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

J’ai aimé cette ambiance terrifiante et la montée progressive dans la tension même si l’histoire en elle-même comporte assez peu de suspense. Joe Hill en digne successeur de son père, Stephen King, sait insuffler ce qu’il faut d’angoisse dans son récit à la fois violent et tourmenté. Je ne lui reprocherais qu’un début particulièrement confus. Heureusement, on raccroche vite les wagons !

Les dessins de Gabriel Rodriguez sont particulièrement travaillés et font du manoir, inquiétant à souhait, un personnage à part entière. L’univers est en place, cette bande dessinée se dévore et je n’ai désormais qu’une idée, découvrir la suite au plus vite.

4/5

Pan ***

Pan : Affiche

Les contes de notre enfance sont à la mode au cinéma depuis quelques temps. Tous les grands textes ou grands films sont ainsi revisités, ou « remakisés », les uns derrière les autres avec plus ou moins de bonheur. Avec Pan, nous voici cette fois replongés dans Neverland, aux origines du mythe de Peter Pan. L’intérêt du film n’est pas de nous proposer une énième relecture du texte original signé James Matthew Barrie, déjà adapté par Disney, mais bien de nous faire remonter aux origines du mythe.

Avec Pan, Joe Wright offre un grand film de divertissement familial, au rythme soutenu, toujours inventif et visuellement bluffant. Le jeune Levi Miller, rôle titre, fait preuve de beaucoup d’énergie et Hugh Jackman compose un « méchant »sadique à souhait qui dépasse en cruauté le célèbre Capitaine Crochet. Mais, public familial oblige, Joe Wright évite une trop grande noirceur, trouvant au passage quelques subterfuges visuels évitant toute hémoglobine.

Visuellement parfait, bien joué et très bien mis en scène, ce Pan est sans aucun doute une belle réussite. J’ai juste regretté que l’émotion cède parfois à l’action et que les conflits intérieurs de Peter Pan, personnage qui refuse de grandir,  soient quelque peu oubliés. Qu’importe, il reste un très beau divertissement familial. Laissez-vous embarquer dans ce voyage au Pays imaginaire.

Le Hobbit : la bataille des cinq armées ***

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Affiche

Avec ce dernier film, Peter Jackson clôt sa trilogie du Hobbit qui a suivi celle du Seigneur des anneaux, même si elle se déroule avant dans la chronologie des événements. Alors qu’il avait réalisé trois films extrêmement denses avec Le Seigneur des anneaux à partir de la célèbre trilogie de Tolkien, c’était une gageure de faire trois films avec le volume unique de Bilbo. Force est de constater que cette seconde trilogie est très loin de posséder la richesse de la première…

Certes, on se laisse embarquer dans cet univers fantastique avec ses personnages et ses peuples mais il y a un réel problème dans la construction du récit en trois partie. Un premier film très (trop) long à se mettre en place. Un second film au souffle épique indéniable. Un troisième film assez intéressant mais qui n’apporte pas grand chose à l’univers déjà créé.

Smaug qui faisait tout le sel du second volet est expédié en quelques minutes au début du film… Tout ça pour ça ?!? Quant à la grande bataille tant attendue, elle est bien peu de chose par rapport au final du Seigneur des anneaux. Ce Hobbit par Peter Jackson est en mode mineur, ce qu’il est d’ailleurs dans l’œuvre de Tolkien par rapport à l’énorme trilogie qui suit derrière. Tout juste aurons nous eu le plaisir de retrouver la Terre du Milieu et cet univers incroyable, mais trois film pour cela, c’était un peu étirer le filon commercial jusqu’à l’usure. Pour ce Hobbit, l’intrigue aurait largement gagné à être resserrée sur deux films.

Au final, un grand film familial mais qui n’atteint pas la puissance monumentale de la précédente trilogie.

L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

L'étrange vie de Nobody Owens

L’étrange vie de Nobody Owens

Albin Michel, J’ai lu, 2009, 254 p.

Résumé : Une nuit, un très jeune garçon échappe par miracle au meurtre de sa famille par le plus terrifiant tueur de Londres, le Jack. Caché dans un cimetière, il est recueilli par un couple de fantômes qui le prénomment Nobody Owens. Pour le protéger, il est accepté comme un résident à part entière du cimetière. Il grandit ainsi à mi-chemin entre le monde des vivants et celui des morts, sous l’œil de Silas, son protecteur. Mais le Jack est toujours à sa recherche et tôt ou tard, le jeune Nobody devra se préparer à l’affronter.

Critique : Si vous essayez d’en savoir plus sur ce roman de littérature jeunesse forcément vous trouverez à un moment ou à un autre la référence à Tim Burton tant la filiation semble incontournable avec le travail du réalisateur. On nage dans le même esprit avec son côté gothique, sa noirceur, son héros à mi-chemin entre le monde des vivants et celui des morts et l’aspect intemporel de l’histoire. Mais s’arrêter à cette simple référence, aussi qualitative soit elle, ne serait pas rendre totalement hommage à cet ouvrage tant les références littéraires et historiques y sont nombreuses.

Chaque passage a une charge symbolique très forte qui rend la lecture beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Même si, évidemment, il y a plusieurs degrés de lecture. Je me suis beaucoup attaché au personnage de Nobody Owens, typique de ces personnages de littérature jeunesse, qui fait l’apprentissage de la vie à travers les épreuves qu’il doit surmonter. Autour de lui gravitent un grand nombre de personnages, vivants, morts ou créatures mythiques et fantastiques, comme autant de références passionnantes.

Je me suis laissé embarquer par le suspense, savamment maintenu tout au long de l’ouvrage. J’ai juste regretté que le roman soit trop court pour développer certains aspects de cette histoire foisonnante et pour approfondir davantage certains personnages à peine esquissés.

Au final, une belle découverte que je vous conseille !

4/5