Super 8 ***

Super 8

On l’a lu un peu partout dans la presse et cela devient une évidence lorsqu’on voit le film, oui Super 8 est un hommage assumé au cinéma américain, grand public des années 1980 et aux films de Steven Spielberg en particulier. On y retrouve des codes identiques avec un groupe de sympathiques pré-ados, confrontés à des évènements extraordinaires, et qui vont faire le bien par leur débrouillardise. Evidemment, ce qu’il faut d’humour et d’émotion et des effets spéciaux éblouissants. En ce sens, Super 8 est une réussite, il est même sans aucun doute l’un des meilleurs films pop-corns de l’année.

Bien mené de bout en bout, avec ce qu’il faut de frissons et de rebondissement, on se laisse totalement prendre au jeu. On pense tour à tour à E.T., Rencontre du 3e type, les Goonies, Indianna Jones et même à la Guerre des mondes. J.J. Abrams, aidé par sa bande de gamins (tous impeccables), prend un malin plaisir à nous bluffer et à jouer avec les codes du genre. La première partie du film, tournant autour du groupe des enfants, est d’ailleurs particulièrement réussie avec des moments très drôles et une analyse psychologique fine d’une génération. Leur tournage du film de zombies donne des scènes particulièrement cocasses, véritable film à l’intérieur du film.

Mais voilà, le réalisateur a cru bon de s’embarrasser d’un extraterrestre de passage. Si dans un premier temps l’idée est bien exploitée, Abrams peine ensuite à s’en débarrasser. Il multiplie alors des effets spéciaux et scènes impressionnantes afin de palier aux incohérences flagrantes de son scénario. Résultat, la dernière demi-heure du film oublie un peu l’émotion et fait que le film n’égale pas son modèle assumé, E.T., notamment dans la relation entre le jeune héros et l’extraterrestre. Qu’importe, on passe malgré tout un très bon moment, un peu trop violent pour les moins de 10 ans, mais que les nostalgiques des blockbusters des années 80 devraient adorer.

Publicités

Avez-vous vu des OVNI?

 
Non, non il ne s’agit pas du retour de la série X-Files! Mais comme tout le monde en parle aujourd’hui… moi aussi!
 
La France est devenue le premier pays au monde à mettre en ligne ses archives officielles sur les objets volants non identifiés, dans un exercice inédit de transparence qui vise à dissiper les accusations de dissimulation lancées par certains passionnés. »C’est une première mondiale », a souligné Jacques Patenet, responsable du Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEIPAN) du Centre national d’études spatiales (CNES).
« Oui, c’est vrai, aux Etats-Unis, on peut demander ces informations au cas par cas. Mais nous, nous avons fait le contraire en mettant à la disposition du public l’ensemble de l’information », a ajouté M. Patenet. Ces archives (http://www.cnes-geipan.fr) contiennent pour l’heure environ 400 dossiers, soit un quart des quelque 1.600 cas observés en France depuis les années 50 (s’y ajoutent quelques cas plus anciens). « Nous employons une personne à temps complet pour avoir en ligne la totalité de nos archives d’ici la fin de l’année, » a-t-il assuré. Le GEIPAN compte aussi intégrer progressivement photos et vidéos.
 
« Le principe qui nous anime, c’est qu’il n’y a rien qu’on ne mettra pas en ligne, avec une seule réserve: la protection de la vie privée ». « Il n’y a pas dans les archives du CNES de documents classés Défense et je n’ai reçu aucune instruction particulière dans ce domaine-là », a affirmé M. Patenet (ça ne devrait pas manquer d’alimenter encore des rumeurs…). Pour l’essentiel, les documents mis en ligne sont des procès-verbaux de gendarmerie, expurgés des données personnelles sur les témoins.
 
« Les UFOlogues (passionnés de soucoupes volantes) ne trouveront pas dans cette base de données de scoops ou de cas inconnus », a-t-il prévenu. Le principal problème rencontré par les scientifiques est le flou de la plupart des témoignages. Un témoin pourra ainsi assurer avoir vu un objet volant « en forme de rouleau de papier hygiénique », mais il sera beaucoup moins précis lorsqu’il lui faudra estimer son angle azimutal…
 
Alors que le précédent responsable de ces phénomènes au sein du CNES s’était laissé engluer dans les querelles entourant les ovnis, M. Patenet a assuré que l’organisme s’en tiendrait désormais à une approche purement scientifique. « Nous n’avons pas le moindre début de preuve que des extraterrestres seraient derrière les manifestations inexpliquées. Du contraire, non plus ». « Le CNES, a souligné Pierre Tréfouret, directeur de la communication de l’organisme, n’a pas à entrer dans les polémiques. Son seul rôle est de fournir des données » au grand public et à la communauté scientifique.
 
Le site, facile d’utilisation, permet de faire des recherches par région (ou département), par date ou mots clefs.
Il est aussi possible de sélectionner par catégorie de cas: « A » (élucidé et démontré), « B » (explication probable sans preuve formelle), « C » (insuffisance d’informations) et « D » (inexpliqué en dépit de témoignages solides et d’indices concrets, environ un quart des dossiers).
La numérisation a permis de regrouper dans un même dossier des témoignages jusqu’ici archivés séparément. Les 800 dépositions collectées le 5 novembre 1990 lors de la rentrée – prouvée – dans l’atmosphère d’un fragment de fusée ont ainsi été rassemblés. Avec pour conséquence de faire remonter le pourcentage de dossiers non élucidés, jusqu’alors estimé à 14%. Chaque année, entre 50 et 100 cas sont signalés au CNES, dont environ 10% font l’objet d’une enquête complémentaire. « Mais seuls quelques dizaines sur les trente dernières années méritent le nom d’ovnis », selon M. Patenet.