American Gods de Neil Gaiman

American Gods

Auteur : Neil Gaiman

J’ai lu, 2004, 603 pages.

Résumé : A peine sorti de prison, Ombre rencontre Voyageur, un personnage intrigant. Est-il un Dieu antique, un fou furieux ou bien un simple arnaqueur ? Il propose à Ombre d’entrer à son service. Dès lors, Ombre se retrouve plongé au milieu d’un conflit opposant héros mythologique de l’Ancien Monde et idoles profanes de l’Amérique. Une guerre dont il ne sortira pas indemne et où il aura bien du mal à démêler le vrai du faux.

Mon avis : Ayant beaucoup apprécié L’étrange vie de Nobody Owens, dont j’ai chroniqué la lecture il y a déjà quelques temps, je me suis laissé tenter par cet autre ouvrage de Neil Gaiman, mêlant lui aussi fantastique et monde réel, mais cette fois à destination d’un public adulte. Sur le papier, tous les éléments étaient réunis pour me plaire, un auteur dont j’avais déjà apprécié la plume, une histoire mêlant pop-culture et mythologie antique, un aspect fantastique et mystérieux, et même une adaptation en série télé que je n’ai pas encore vue. Voilà de quoi aiguiser ma curiosité et me mettre dans de bonnes dispositions.

Si le début s’avérait prometteur force est de constater que j’ai rapidement déchanté. Pire, à l’image des péripéties sans fins et des situations abracadabrantes dans lesquelles se retrouve le personnage principal, Ombre, cette lecture est rapidement devenue un long chemin de croix où il m’a fallu beaucoup de persévérance pour en venir à bout. Lire la suite

Des jours sans fin de Sebastian Barry

Des jours sans fin

Auteur : Sebastian Barry

Joëlle Losfeld éditions, Gallimard, 2018, 258 pages.

Résumé : Jeune émigré irlandais, orphelin avant l’âge de 15 ans, Thomas McNulty cherche sa place dans l’Amérique du milieu du XIXème siècle. Du rude milieu des grandes plaines de l’Ouest, où il est confronté aux combats contre les indiens, à son engagement du côté de l’Union dans la guerre de Sécession, il est confronté à la violence de l’histoire. Son destin est lié à celui de John Cole, l’ami et l’amour de sa vie. Ensemble, ils construisent une famille différente avec Winona, leur fille adoptive Sioux.

Critique : Je lis rarement des romans historiques, aussi je remercie les éditions Gallimard et Joëlle Losfeld de m’avoir fait parvenir Des jours sans fin de Sebastian Barry dans le cadre d’une opération Masse Critique du site Babelio. Je les remercie d’autant plus que je me suis laissé totalement embarquer par ce roman ambitieux, au souffle épique détonnant et d’une grande modernité sur le fond.

Le narrateur est le jeune Thomas McNulty personnage ambivalent, à l’identité de genre ambigüe, qui aime se travestir et vivre habillé en femme, tout en s’engageant comme soldat de l’Union confronté aux violences les plus extrêmes dans la lutte contre les indiens de l’Ouest ou dans la Guerre de Sécession. Sebastian Barry n’hésite pas à décrire dans les moindre détails le quotidien des soldats, la boue, le froid, les excréments, la violence et les atrocités épouvantable au jour le jour.

Face à cette dureté, parfois à la limite de l’insupportable, il y a ces scènes de vie quotidienne avec son amant John Cole et leur fille adoptive Winona, qui prennent le lecteur à contre-pied par leur douceur et leur humanité. Ensemble, ils forment une famille d’une grande modernité dans une Amérique qui peine à sortir de l’esclavage dans le Sud et qui massacre les indiens par milliers dans l’Ouest.

Ce roman prend aux tripes le lecteur et ne le lâche pas à un seul moment grâce à son rythme soutenu et à la volonté de Sebastian Barry de se mettre à hauteur d’hommes. Il ressort de ce roman un grand humanisme et une critique viscérale de la violence et de la guerre. A chaque page, l’absurdité et l’inutilité des massacres est mise en avant. J’ai été souvent bouleversé par ce roman. Incontestablement une grande réussite que je vous conseille de découvrir.

4,5/5

Une colère noire : lettre à mon fils de Ta-Nehesi Coates

Une colère noire : lettre à mon fils

Auteur : Ta-Nehisi Coates

Editions Autrement, 2016, 202 pages

Journaliste et essayiste américain, Ta-Nehisi Coates écrit une longue lettre adressée à son fils, adolescent, qui est en réalité une réflexion sur le racisme aux Etats-Unis, hérité de l’esclavage. Son texte est brillant, profond, agrémenté de très nombreuses références.

Sa thèse est que depuis la fin de l’esclavage, puis de la ségrégation, la poursuite du racisme que subissent les afro-américain dans leur pays est la continuité de la destruction du corps noir en Amérique. Il explique que la construction des Etats-Unis et de leur puissance s’est réalisée grâce à l’appropriation et l’exploitation du corps des noirs par les blancs, et que le racisme se maintient grâce à l’impunité dont bénéficient les auteurs de crimes racistes, notamment parmi les forces de l’ordre.

La réflexion est intéressante, très engagée, passionnante à découvrir. Force est de constater que les récentes affaires qui ont touché les forces policières de certaines villes américaines et qui ont provoqué plusieurs émeutes, ne lui donnent pas tort.

Il explique avec beaucoup de force la peur qu’on lui a apprise dès le plus jeune âge. La peur de voir sa vie basculer à chaque instant, parfois à l’occasion de ce qui n’était qu’un simple contrôle de police. Le constat est dur, terrifiant, mais souvent juste. Il montre comment le racisme alimente la violence. On sent l’émotion poindre à chaque instant sous la plume de ce père aimant qui souhaite laisser à son fils une société meilleure, débarrassée de cette violence omniprésente.

Un essai d’une rare puissance, une dénonciation au vitriol du « rêve américain ».

4/5

Hate List de Jennifer Brown

Hate List

Hate List

Albin Michel, LGF, Le livre de poche, 2012, 401 pages.

Résumé : Après 5 mois d’absence, Valérie revient au lycée. Elle sait que plus rien ne sera comme avant. Cinq mois plus tôt, Nick, son petit ami, a ouvert le feu dans la cafétéria tuant ou blessant tous les élèves de la liste avant de se suicider. Cette liste, ils l’avaient créée ensemble, par jeu. Aujourd’hui, Valérie porte seule le poids de la culpabilité.

Critique : Dans ce roman, Jennifer Brown s’intéresse aux tueries de masse dans les écoles aux Etats-Unis. Ou plutôt, à la vie d’après pour la petite amie d’un des tueurs. En effet, l’auteure dresse le portrait de deux jeunes pas forcément en rupture, plutôt intégrés dans leur lycée et où l’un d’entre eux va pourtant déraper aspiré dans une spirale suicidaire.

L’incompréhension, le sentiment de culpabilité, la difficile reconstruction psychologique sont au cœur de l’ouvrage et le portrait de cette adolescente est touchant. En ce sens, ce roman pour adolescents est plutôt une réussite évitant les leçons de morale ridicules et le ton moralisateur. La construction du récit, s’appuyant sur d’habiles flashbacks, permet d’avancer dans l’histoire en maintenant en éveil l’intérêt du lecteur.

Pourtant, en restant sur le simple registre de l’émotion et sur la psychologie de son personnage central, Jennifer Brown passe à côté de son sujet principal, à savoir la vente libre et la circulation des armes à feu aux Etats-Unis. Elle manque là l’opportunité d’écrire un grand roman à portée universelle, sur un problème majeur de la société américaine, pour rester sur un registre plus adolescent, certes plus accessible mais manquant souvent de profondeur dans l’analyse.

Au final, j’en garde le souvenir d’un roman émouvant, à l’écriture efficace, globalement réussi, parfois dur psychologiquement, mais ne dépassant jamais totalement le registre anecdotique du témoignage personnel. Un roman intéressant, sans aucun doute à conseiller aux adolescents, mais dont le thème me laissait espérer plus.

3,5/5

Flight de Sherman Alexie

Flight

Flight – Sherman Alexie

Editions Albin Michel, collection Terres d’Amérique, 2008, 200 pages.

Résumé : Spots, orphelin et délinquant, est mi-amérindien, mi-irlandais. A 15 ans, il a déjà vécu dans 20 familles d’accueil et fréquenté 22 écoles. Poussé à bout, il décide de braquer une banque et récolte une balle dans la tête. Commence, pour lui, un étrange voyage dans le temps où il passe d’une personne à une autre, découvrant les périodes les plus sombres de l’histoire américaine.

Critique : J’avais été emballé par un précédent livre de Sherman Alexie que j’avais lu, Le Premier qui pleure a perdu et je me suis plongé dans Flight avec un à priori très positif. Pourtant, mon avis sera cette fois-ci plus nuancé.

Avec Flight, on se retrouve dans la peau d’un adolescent amérindien, délinquant, un peu paumé, mais rapidement Spots va lui-même se retrouver plongé dans la peau d’américains, souvent amérindiens, qui l’ont précédé. Il faut s’accrocher pour suivre cette histoire gigogne et comprendre les liens qui se tissent peu à peu entre ces destins divers, souvent tragiques. Les discriminations et les violences qu’ont subi les amérindiens tout au long de l’histoire américaine sont au cœur de cet ouvrage mais à force de sauter d’un personnage à un autre, j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver et à m’attacher à eux.

Là où l’ouvrage est beaucoup plus intéressant c’est lorsqu’il permet à Spots de s’interroger sur sa propre vie, ses choix. Est-il nécessairement une victime ? Ne peut-il pas sortir de la spirale de la violence ? A l’heure où les minorités ethniques américaines s’insurgent contre les violences policières dont elles sont les victimes, cette réflexion prend une tout autre dimension. Loin des stéréotypes, cet ouvrage propose une réflexion profonde sur la société américaine et les relations entre blancs et amérindiens, dommage que sa construction soit un peu trop confuse. Une lecture forte que je vous conseille malgré un procédé d’écriture pas totalement convaincant.

3,5/5

Ceux qui rêvent de Pierre Bordage

Ceux qui rêvent

Ceux qui rêvent

J’ai Lu, Flammarion, 2010, 316 pages

Résumé : Un an après la répression sanglante, Jean et Clara vivent toujours dans la clandestinité. Un soir Clara est enlevée par son père pour être mariée de force à l’homme le plus puissant de la Nouvelle-France, l’un des 5 royaumes d’Amérique du Nord. Jean se lance dans une course contre la montre à travers l’Atlantique et l’Amérique afin de retrouver celle qu’il aime. Dans le même temps, Élan Gris, jeune indien d’Amérique quitte la réserve, où son peuple est parqué, afin de rejoindre le pays de ses visions.

Critique : J’avais été globalement bluffé par le premier volume de cette uchronie, « Ceux qui sauront » et je me suis donc plongé dans la suite des aventures de Jean et Clara. Pierre Bordage propose cette fois-ci une course poursuite à travers les États-Unis, divisés en cinq royaumes suite à la guerre de reconquête menée par les européens.

Si j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les deux jeunes héros, le contexte politique qui faisait le sel du roman précédent n’est là qu’un prétexte un peu artificiel. En effet, l’auteur ne donne que peu de détails sur la guerre de reconquête et s’attarde assez peu sur le système politique mis en place en dehors du royaume du Sud, assez proche de ce qu’aurait pu être la Louisiane si elle n’avait pas été vendue par Napoléon…

Pour le reste peu de surprise. L’auteur profite de sa traversée de l’Atlantique pour ajouter un protagoniste à son histoire, un jeune amérindien. Là encore, l’uchronie n’apporte pas grand-chose à l’histoire. Au fond, ce deuxième roman aurait très bien pu se passer dans l’Amérique du 19e siècle ou du début du 20e siècle sans que cela apporte de grande différence dans son déroulement. On est entraînés dans une course poursuite à travers les ex-États-Unis jusqu’au dernier îlot de liberté subsistant autour de la Californie.

L’action est omniprésente et cela permet à Pierre Bordage de conclure pleinement son récit, même s’il laisse la porte ouverte à un possible troisième tome. Au final, il en reste une lecture agréable mais moins surprenante et fouillée que pour le premier volume.

3/5

X-Men : le commencement ***

X-Men: Le Commencement

Après un troisième épisode inégal et un Volverine dispensable, oser revenir sur la saga des X-Men était un pari fort risqué, mais Matthew Vaughn le relève admirablement en choisissant de revenir aux origines des personnages principaux de la saga (Professeur X et Magneto). Nous voici donc propulsés dans les années 60, en pleine crise des missiles de Cuba, où les premiers mutants vont jouer un rôle majeur dans ce mélange passionnant entre science-fiction et grande histoire.

Le scénario de ce préquel est donc admirablement bien construit avec une juste proportion entre cinéma d’action aux faux airs des sixties, blockbuster aux effets spéciaux scotchants, psychologie des personnages particulièrement travaillée. Car l’on retrouve avec bonheur ce qui fait la patte des X-Men, c’est-à-dire, la difficile acceptation de soi, l’affirmation de sa différence, le communautarisme et une réflexion aboutie sur l’évolution de l’homme et la nécessité pour lui de canaliser sa violence à mesure que son potentiel destructeur s’accroît par ses progrès techniques et scientifiques.

Il faut ajouter à cela des acteurs particulièrement brillants et classieux qui donnent à ce film de faux airs de James Bond et reprennent avec réussite des rôles incarnés auparavant par Patrick Stewart et Ian McKellen. James McAvoy donne ce qu’il faut de profondeur mais aussi de légèreté au Professeur X. Quant à Michael Fassbender, il donne à Magneto charme, charisme et noirceur. Cette relation d’amour-haine entre l’américain insouciant et le juif européen ayant subi la barbarie et l’horreur des camps nazis est particulièrement émouvante et intelligemment mise en scène. Le reste du casting est également parfait aussi bien dans les grandes scènes d’action, que dans les scènes intimistes, qu’elles soient dramatiques ou comiques.

Ce premier volet devrait sans doute, si le succès est là, ouvrir la voie à d’autres suites. En tout cas la firme de Comics Marvel démontre une nouvelle fois qu’elle reste incontournable en matière de films de super-héros et une source d’inspiration indispensable au cinéma américain de divertissement.

Quand l’immobilier US fait trembler le système économique mondial

 

 

 Crise boursière: Deux dessins de Chappatte résument parfaitement la situation…
 
Et oui durant toute l’ère Bush (et un peu aussi auparavant, mais ça s’est accentué depuis 2001…), les américains ont largement vécus au-dessus de leurs moyens. Ils y ont été encouragé par leurs dirigeants et par leurs banques afin de soutenir la croissance et l’emploi. Résultat, le pays entier s’appauvrit dans cette spirale du toujours consommer plus quitte à s’endetter (on a atteint des sommets dernièrement avec le nouvel I-Phone qui sur le plan technologique ne sert strictement à rien!). Le problème est qu’à la différence de l’Europe c’est tout le pays qui est en déficit (budget de l’Etat, balance commercial, ménages, entreprises). Donc les banques qui ont prêté aux américains s’inquiètent de ne pas êtres remboursées surtout que l’endettement des ménages est tel que leur marché de l’immobilier est en passe de s’effondrer (la demande baisse car de moins en moins de personnes n’ont les moyens d’acheter des logements et l’offre augmente puisque les ménages sont surendettés et ne peuvent plus rembourser leurs prêts…). Les banques renflouent pour empêcher l’effondrement de tout le système mais du coup elles ont moins de liquidités pour prêter aux entreprises elles-mêmes endettées. Et voilà pourquoi la contagion sur les places boursières.
 
Alors que va-t-il se passer maintenant? C’est le système néolibéral dans son ensemble qui ne peut pas fonctionner et qui est voué à plus ou moins long terme à l’effondrement. Aucun système économique ne peut maintenir une croissance telle qu’elle est voulue par les investisseurs car le système économique que nous subissons actuellement est uniquement fondé sur la spéculation et l’enrichissement de quelques uns sur le dos de la majorité. C’est socialement, moralement, mondialement et écologiquement de moins en moins tenable.
 
Cette crise boursière estivale n’est probablement qu’un soubressaut qui doit cependant nous mettre en garde et démontre que le vers est dans le fruit! Notre système économique est pourri de l’intérieur et commence à se bouffer lui-même.  La sagesse devrait nous conduire dans le monde entier à réfléchir sur un nouveau système, plus respectueux du travail de chacun, plus égalitaire dans la répartition des richesses, plus respectueux de l’environnement. Le problème c’est que c’est l’inverse qui est en passe de se produire et qui nous conduira inévitablement au pire. Comme la croissance mondiale est insuffisante pour enrichir tout le monde, on va assister à des luttes de plus en plus féroces, voire violentes, chacun voulant l’attirer à lui. Quant aux américains, ils vont continuer à monopoliser de plus en plus de richesses au nom de la croissance économique mondiale, les investisseurs vont continuer à leur prêter toujours plus d’argent (par peur de ne pas retrouver leur mise) mais ce sera à fonds perdus, la banqueroute des USA semblant être de plus en plus inévitable à moyen ou long terme devant l’incompétence de ses dirigeants. Plus le monde entier (Asie et Europe en particulier, principaux bailleurs de fonds des Etats-Unis) tardera à prendre conscience de ce fait, plus l’atterrissage sera difficile…

Massacre de Virginia Tech, 32 morts… pour rien

 
La société américaine est décidément totalement schyzophrène… Obsédée par la sécurité, elle est pourtant incapable d’assurer cette sécurité  pour ses citoyens, et surtout de faire disparaître la principale cause de l’insécurité: Les armes à feu… Face à un tel massacre, le monde entier dénonce cet accès trop facile aux armes, pourtant aux Etats-Unis, ça ne changera rien, tant le lobby des armes, l’un des principaux bailleurs de fonds des Républicains, est puissant. Aujourd’hui, il faudrait peut-être avoir le courage de dire que ce sont George W. Bush et ses amis néo-conservateurs qui sont responsables et coupables de ces meurtres par leur politique sécuritaire démagogique.
 
Dans son extrême hypocrisie, on voit le président américain déclarer un jour de deuil national, les groupes évangéliques extrémistes qui soutiennent sa politique faire de jolies prières devant les caméra, mais le New York Times est bien l’un des seuls à dénoncer la vente libre des armes à feu. Les victimes de Virginie n’ont pas besoin de prières, elle avaient juste besoin qu’on les protège grâce à une loi un peu plus restrictive! Passées les larmes, rien ne changera et Charlton Heston pourra continuer à se pavaner le fusil à la main dans les congrès de la NRA qu’il préside…
 
Les Etats-Unis feraient pourtant bien de s’inspirer du modèle australien où suite à une tragédie similaire en Tasmanie, le gouvernement a pris des mesures très restrictives en matière de possession des armes à feu et a empêché qu’une culture des armes à feu ne se développe aussi dans ce pays.
 
"Il serait vain d’espérer qu’un crime, même aussi destructeur que celui-là, calme l’ardeur des Américains pour les armes à feu", estime le quotidien britannique The Independent dans un éditorial.
 
Gerard Baker, éditorialiste au Times, craint que le pire soit à venir: "La vérité, c’est ce que seul l’optimiste peut s’imaginer que Virginia Tech va conserver très longtemps ce nouveau record."
 
En France, le journal Le Monde souligne que des "accès de fureur meurtrière (…) viennent fréquemment défigurer le rêve américain". "La tuerie (…) impose à la société américaine un nouveau face-à-face avec elle-même, sa violence, le fétichisme des armes qui habite une partie de la population, les dérèglements d’une jeunesse soumise à la double tyrannie de l’abondance et de la compétition", juge-t-il.
 
Alors? Et bien, rendez-vous dans quelques jours ou dans quelques mois, pour un nouveau massacre d’innoncents, morts au nom du business, du droit à se protéger soi-même. Et l’on se dira: "Rien n’a changé malgré Virginia Tech?" Et non, rien n’aura changé…

Spéciale malbouffe pour les riches…

 
On savait que pour la nourriture, les américains avaient assez peu de limites en matière de mauvais goût… Ils viennent d’inventer la malbouffe pour les riches…
 
Un restaurant de New York a commencé à proposer à ses clients une pizza à 1.000 dollars, couverte de caviar, de homard et de crème fraiche, qualifiée par son propriétaire de pizza la plus chère au monde."C’est quelque chose de spécial, c’est une pizza pour des gens qui aiment le luxe, c’est la pizza la plus chère au monde", a déclaré Nino Selimaj, propriétaire du restaurant Nino’s, au quotidien New York Daily News.

"La manger était comme Disney World", a fait valoir un client, Bo Dietl, cité par le journal, soulignant notamment le très bon goût du caviar.

 
Mouais, bof, et pourquoi ne pas mettre aussi du foie gras et du saumon fumé tant qu’on y est. Ben non, le foie gras n’est pas politiquement correct vis-à-vis des oies et canards, mais bon éventrer un esturgeon (poisson surpêché en voie de disparition), juste pour lui prendre ses oeufs, ça en revanche ça ne les dérange pas trop… Tout ça pour les poser sur des tranches de pizzas… Il y a décidément quelque chose qui ne va pas dans le monde actuel…