Monde sans oiseaux de Karin Serres

Monde sans oiseaux

Monde sans oiseaux

Stock, collection La Forêt, 2013, 112 p.

Résumé : « Petite boîte d’Os » vit avec sa famille sur les bords d’un lac qui ne cesse de s’étendre. Elle grandit avec son amie Blanche, découvre l’amour avec le Vieux Joseph et vieillit. Pourtant, dans ce monde en apparence si beau, les oiseaux ont disparu et dans le lac où nagent les cochons fluorescents, sont immergés les cercueils des morts du village. L’eau monte inexorablement annonçant la fin d’un monde.

Critique : A la fois fable écologique et roman d’anticipation, j’ai été pour le moins circonspect à la lecture de ce très court roman. L’écriture est belle et poétique à n’en pas douter mais je n’ai pas adhéré à l’histoire qui pourrait se résumer à la vie d’une femme en 100 pages.

L’ensemble est trop court pour être convaincant, les ellipses trop nombreuses font perdre toute vie au récit. Les accidents d’une vie, les deuils et même les quelques moments heureux sont expédiés trop rapidement pour permettre toute empathie pour les personnages, pour créer de l’émotion.

Quant au titre, jamais il n’est expliqué pourquoi les oiseaux ont disparu. Je passerai outre les cochons génétiquement modifiés, amphibies et fluorescents, après tout pourquoi pas… En revanche, j’aurais aimé en savoir plus sur cette ville, sur ce monde futuriste, sur la montée des eaux, autant d’éléments jamais explicités. Au final, un récit qui manque de chaleur et qui souffre du manque d’ambition de son auteure. Cela dit, une belle plume à suivre…

2/5

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Epic : la bataille du royaume secret ***

Epic : la bataille du royaume secret : Affiche

Ce nouveau film des studios ayant produit L’Âge de glace et Rio est une adaptation d’un roman jeunesse, Les hommes feuilles de William Joyce. Visuellement époustouflant, je me suis très rapidement laissé embarquer dans ce film au rythme étourdissant, à l’humour souvent présent et aux personnages attachants.

Si l’on pourra reprocher au scénario de souvent manquer d’originalité, on pense à des films comme Arrietty ou Arthur et les Minimoys, les trouvailles sont malgré tout suffisamment nombreuses et les décors tellement éblouissants qu’on se laisse totalement prendre au jeu. La limace totalement déjantée devrait avoir un vif succès chez les plus jeunes spectateurs. Les plus âgés apprécieront les courses-poursuites vertigineuses à dos de colibris.

Le message du film est gentiment écologiste mais l’ensemble de l’histoire reste très balisé et politiquement correct. La 3D donne une profondeur magnifique à l’image par ailleurs extrêmement bien travaillée. C’est le point fort de ce film qui nous en met plein la vue pendant plus d’une heure et demie. A noter, pour les voix françaises, la présence de Mélanie Laurent et de Jérémie Renier. Au final, un agréable film familial, visuellement très réussi qui aurait gagné à être aussi original sur le fond que sur la forme.