Avengers : l’ère d’Ultron ***

Avengers : L'ère d'Ultron : Affiche

Avengers : l’ère d’Ultron marque le retour des héros stéroïdés Marvel dans un nouvel épisode à l’efficacité redoutable. Nous sommes en terrain connu avec des héros déjà vus plusieurs fois seuls, ou ensemble. Mais c’est le principe de cette série cinématographique à gros budget. L’objectif est de retrouver chacune de ces fortes personnalités et en ce sens chacun existe pleinement grâce à son casting 4 étoiles.

Pour le reste, le film emprunte des sentiers balisés mais réussis. L’ensemble est très efficace, les effets spéciaux impressionnants. On ne s’ennuie pas une seconde. Il y a ce qu’il faut d’humour et d’autodérision. Bref, tout ce qu’on attend d’un blockbuster, du grand divertissement sans prise de tête. La question est plutôt désormais de savoir comment renouveler le genre pour les films à venir. Il sera difficile de surprendre à nouveau avec des personnages très connus sans tomber dans la surenchère d’effets.

Au final, j’ai passé un bon moment car je n’en attendais pas plus mais il faudra que les réalisateurs bousculent un peu plus les spectateurs à l’avenir pour éviter la lassitude face à ce cinéma industriel à très gros budget. Un bon moment, sans surprise.

 

Thor : le monde des ténèbres ***

Thor : Le Monde des ténèbres : Affiche

Avec cette suite de Thor, Marvel continue d’adapter ses diverses écuries de super-héros au cinéma. La sortie successive des divers Avengers étant sans doute le projet le plus ambitieux sur le plan cinématographique depuis les Harry Potter. A défaut d’être originaux, ces films que sont Thor, Iron Man ou Captain America sont très efficaces et portés par des effets spéciaux pour le moins impressionnants.

On retrouve donc notre demi-dieu issu de la mythologie scandinave qui tente de remettre de l’ordre dans le cosmos, mais un nouvel ennemi va l’obliger, une nouvelle fois, à agir contre l’avis de son père et à s’allier avec son frère, Loki, qui l’a pourtant trahi à de multiples reprises. Avec Alan Taylor à la réalisation, Thor perd la profondeur et la complexité Shakespearienne que Kenneth Branagh avait su donner au premier volet. Il convient d’être ici dans l’efficacité. Ce Thor déploie donc des effets spéciaux étourdissants et très réussis. L’humour et le second degré, présents tout au long du récit, permettent d’alléger les lourdeurs et grosses ficelles scénaristiques.

Chris Hemsworth, gros marteau à la main, déploie une nouvelle fois toute son impressionnante musculature. Natalie Portman montre qu’elle est une actrice aussi à l’aise dans les drame intimistes que dans les grosses productions. Mais c’est Tom Hiddleston, tout en ambiguïté dans le personnage de Loki, qui apporte ce qu’il faut de profondeur à cette histoire. Au final, du cinéma industriel de divertissement, très grand spectacle, à l’efficacité redoutable. On en demande pas plus, non ?

Blanche Neige et le chasseur **

Blanche-Neige et le chasseur : affiche

Un conte pour enfant d’une dizaine de pages, peut-il faire un grand film d’aventures de plus de deux heures ? La réponse est mitigée. Le réalisateur s’en est donné les moyens à renfort d’effets spéciaux, de décors et de costumes impressionnants et en s’appuyant sur de jeunes acteurs qui montent à Hollywood. Pourtant la réécriture de cette histoire manque cruellement de rythme.

Plus proche du Seigneurs des anneaux que de la version Disney, l’histoire est sombre, violente et gothique. Cette Blanche Neige se veut guerrière et conquérante, loin de l’image stéréotypée de la douce princesse endormie. Elle porte en cela une réelle modernité donnant au film une force épique indéniable.

Pourtant, il flotte dans ce film des airs de déjà-vu. Sur le plan purement esthétique, même si le film est réussi, il n’apporte pas grand chose de plus que Peter Jackson. Les combats sont répétitifs et le récit s’étire trop souvent en longueur, perdant largement en nervosité. Par ailleurs, les personnages, noyés dans une surenchère visuelle, peinent globalement à exister. Il en reste un film sombre, ambitieux mais sans réel point de vue artistique.

Avengers ***

Avengers : affiche

Après nous avoir proposé l’ensemble de ses héros les plus populaires dans des films individuels (Hulk, Iron Man, Thor, Captain America), Marvel les regroupe, comme cela avait été fait dans les comics, sous la bannière Avengers. Le résumé est très simple, un groupe de super-héros insupportables et individualistes doivent s’unir pour faire face à des méchants surpuissants. Sur le papier, évidemment on se dit que ce n’est pas très original. Après tout, on avait déjà les Quatre Fantastiques ! Pourtant ce blockbuster est un pur plaisir à suivre.

En effet, tout y est pour nous embarquer : rythme soutenu, beaucoup d’humour, effets spéciaux impressionnants. Un film tout simplement divertissant au sens le plus noble du terme, comme Hollywood nous en produit trop peu ces derniers temps. Bref la franchise tient la route et ce film ce hisse parmi les tous meilleurs films de super-héros aux côtés des Batman de Nolan, des X-Men de Singer ou des Spider-Man de Raimi.

Là où il y aurait pu avoir un côté catalogue, le réalisateur parvient à faire exister chacun de ses nombreux personnages, tous formidablement interprétés. Face à nous, la bande impressionnante d’acteurs semble prendre un plaisir immense à former une petite troupe. Oubliée la solitude du super-héros ! Bref, du grand spectacle comme on aime en voir parfois au cinéma.

Thor ***

Thor

Prenez un réalisateur anglais d’habitude abonné aux adaptations shakespeariennes (Kenneth Branagh), faites lui adapter un comics de Marvel lui-même inspiré de la mythologie scandinave, ajoutez un colosse nordique sculptural (Chris Hemsworth), une jeune femme mignonne à protéger (Natalie Portman), saupoudrez de second degré et d’effets spéciaux, et vous obtenez la recette de ce blockbuster pas franchement original mais assez sympathique à regarder.

On comprend assez vite ce qui a plu à Branagh dans cette histoire. Ce conflit familial du roi et de son fils porte les ingrédients des grandes pièces de Shakespeare. Avec cette histoire, Branagh perd évidemment en profondeur dans son propos, qui doit plaire au grand public, mais il s’en tire correctement avec beaucoup d’ampleur dans la réalisation. Les décors sont particulièrement travaillés et les effets spéciaux plutôt réussis. On se laisse prendre dans cette histoire menée à un rythme soutenu et l’humour et le second degré, toujours présents, rendent l’ensemble digeste.

Il en ressort un divertissement agréable, souvent drôle, un brin kitch, porté par de bons acteurs. Ce n’est pas vraiment original mais c’est efficace. Du cinéma pop-corn spectaculaire qui se laisse regarder sans déplaisir.