Comment se débarrasser d’un vampire amoureux de Beth Fantaskey

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux

Librairie Générale Française, Le Livre de poche, 2009, 445 pages

Résumé : Jessica est en terminale, elle est appréciée, populaire et sort avec l’un des garçons les plus sexys du lycée, Jake. Mais un jour, l’étrange Lucius Vladescu débarque dans sa vie. Il semble en savoir beaucoup sur ses origines et, plus inquiétant, il se dit vampire et fiancé avec elle depuis des années. Séduisant et ténébreux, Lucius se croit irrésistible mais Jessica n’est pas du tout attirée par ce prince vampire pour le moins envahissant. Commence un jeu d’amour et de rivalités, où Jessica n’a plus qu’une seule idée en tête, se débarrasser de ce vampire trop encombrant. A moins qu’il ne soit effectivement l’amour de sa vie…

Critique : Le roman débute de manière très agréable, souvent drôle, un peu comme une parodie de Twilight et l’on se dit que l’on va passer un très bon moment. La rivalité et les relations orageuses entre les deux personnages principaux sont bien menées et l’ensemble est soutenu par des personnages secondaires plutôt bien trouvés. A ce titre, les parents adoptifs de Jessica, babas cools, végétariens et non violents sont particulièrement drôles.

Malheureusement, sur la longueur le roman ne tient pas ses promesses et perd rapidement de son originalité. En effet, après un début brillant, l’auteure change de direction et s’oriente dans une histoire déjà vue, sur des chemins très balisés. Les atermoiements de Jessica deviennent pour le moins agaçants et je me suis lassé de ses états d’âme peu passionnants. Alors, certes, je ne suis pas la cible de ce roman de bit-lit mais j’aurais apprécié plus d’originalité dans le traitement. Quant au style, très américain, il est efficace mais assez impersonnel.

Au final, c’est donc avec un sentiment plutôt mitigé que j’ai terminé cette lecture. Dommage !

3/5

Et si c’était vrai… de Marc Levy

Et si c’était vrai…

Robert Laffont, Pocket, 2000, 250 pages

Résumé : Arthur, architecte, la trentaine, a emménagé depuis peu dans un nouvel appartement à San Francisco. Un soir, il entend un bruit étrange venant de l’intérieur d’un placard. Il découvre une jeune femme. Rapidement, il se rend compte que c’est une sorte de fantôme qu’il est le seul à pouvoir voir et qu’elle est en réalité plongée depuis plusieurs mois dans un profond coma. Une course contre la montre commence pour la sauver.

Critique : Depuis le temps que j’entendais parler de Marc Levy et étant d’un naturel assez curieux, il fallait bien qu’un jour où l’autre je me plonge dans l’un de ses romans, pour le coup son grand succès, celui qui l’a fait connaître. Je savais que c’était de la littérature légère… Idéal pour l’été, non ? Me voici donc parti dans cette expérience, sans a priori aucun, étant plutôt bon public en matière de lecture.

C’est d’abord le style qui m’a marqué par son inexistence totale, du factuel et rien d’autre, aucune personnalité dans l’écriture, aucune recherche et aucune ambition littéraire. Le vocabulaire est lui aussi d’une simplicité désarmante, parfait pour des cours de FLE, ou comment apprendre facilement les 500 mots et expressions les plus courants dans notre langue. Bref, je me suis rapidement fait une raison, les 250 pages allaient être pénibles à lire.

J’essaie alors de m’accrocher à l’histoire et aux situations, mais les enchaînements sont lourdauds, l’émotion trop souvent absente et les personnages trop lisses pour convaincre. Et puis que tout cela est prévisible… Une comédie romantique à l’américaine comme on en a déjà vu des dizaines au cinéma ou à la télé. Restent une ou deux situations abracadabrantes qui peuvent faire sourire.

Au final, c’est une grosse déception. Suis-je la cible de ce roman ? Sans doute pas, mais j’attendais tout de même beaucoup mieux d’un roman vendu à des centaines de milliers d’exemplaires. Et du coup, je m’interroge sur les raisons de ce succès. Un bon plan marketing, certes mais au-delà ?

1,5/5