Théo & Hugo dans le même bateau ***

Théo & Hugo dans le même bateau : Affiche

Absent du grand écran depuis quelques années, le duo Olivier Ducastel et Jacques Martineau fait son retour au cinéma avec Théo et Hugo dans le même bateau. Ils proposent un film charnel et puissant sur l’homosexualité et le VIH au XXIe siècle. Tout commence par un coup de foudre dans la backroom d’un sex-club gay qui donne lieu à une scène d’une vingtaine de minutes clairement à ne pas mettre devant tous les yeux. Pas de fausse pudeur, le ton est donné d’entrée de jeu dans une scène pourtant d’une rare force, filmée sans vulgarité juste avec beauté. Dès lors la question posée est: ce coup de foudre inattendu passera-t-il la nuit malgré la maladie?

On suit ce couple formé par deux jeunes acteurs épatants et d’un grand naturel, Geoffrey Couët et François Nambot, à travers les rues de Paris. Ils sont les révélations de ce films. Ils vont s’attirer, s’aimer, se repousser, mais aussi s’inquiéter puisque lors de cet instant d’abandon ils ne se sont pas protégés. Ducastel et Martineau les filment déambulant au milieu de ce Paris des noctambules, presque désert, avec une caméra toujours en mouvement. Entre réalisme du propos et onirisme amoureux, je me suis laissé embarquer dans cette histoire queer assumée et revendiquée.

Sur un thème qui aurait pu être grave et pesant, Ducastel et Martineau proposent un film d’un grand optimisme, sincère et tout simplement beau, qui a le mérite de faire ressurgir sur grand écran le thème du sida trop délaissé ces dernières années. Ils continuent de creuser un sillon singulier dans le cinéma français et c’est tant mieux!

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Le Livre de la Jungle ***

Le Livre de la jungle : Affiche

Disney poursuit la relecture de ses vieux dessins animés classiques pour en proposer des films utilisant les dernières évolutions techniques. C’est Jon Favreau, réalisateur des deux premiers volets d’Iron Man et producteur des Avengers qui s’y colle. Force est de constater qu’entre hommage au dessin animé et relecture du roman, cette énième adaptation du chef d’œuvre de Rudyard Kipling est une belle réussite.

Techniquement d’abord, ce Livre de la Jungle est visuellement magnifique. Les décors sont splendides et le bestiaire particulièrement impressionnant de réalisme. En ce qui concerne l’histoire, on est évidemment en terrain connu. Les fans auront même le plaisir de retrouver quelques unes des chansons qui ont rendu culte le film original. Aller, chantez avec moi… « Il en faut peu pour être heureux… » Dommage, vous allez avoir la chanson dans la tête pour le reste de la journée ! Pour le reste, le rythme est soutenu et on se laisse embarquer notamment grâce à quelques beaux moments de bravoure comme le royaume des singes.

Bon du coup l’histoire n’est pas super originale, nous en connaissons tous les principaux rebondissements, même si Jon Favreau ajoute un message écologique fort. Mais qu’importe, quel plaisir de retomber en enfance et de redécouvrir cette belle histoire.

Histoire de la violence d’Edouard Louis

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Histoire de la violence d’Edouard Louis

Seuil, 2016, 240 pages

Résumé : Edouard Louis rencontre Reda un soir de Noël. Le jeune homme l’aborde dans la rue alors qu’Edouard rentre chez lui, vers quatre heures du matin, après un repas entre amis. Edouard Louis lui propose de monter dans son studio. Reda lui raconte son enfance, l’arrivée de son père en France. Ils passent le reste de la nuit ensemble, ils discutent, font connaissance, font l’amour. Vers six heures du matin, Reda sort un revolver et menace Edouard. Le début d’un calvaire de plusieurs heures.

Critique : Après un premier roman d’autofiction, En finir avec Eddy Bellegueule, qui avait fait l’effet d’une bombe à sa sortie, Edouard Louis revient avec un autre récit personnel, celui d’une agression particulièrement violente que l’auteur a subi un soir de Noël. Pas trop fan de ces récits plus ou moins autobiographiques, souvent un peu trop égocentrés à mon goût, ils sont pour moi la version en livres de ce que sont les réseaux sociaux sur Internet et les émissions de téléréalité à la télévision.

Pourtant Eddy Bellegueule m’avait largement convaincu car le livre allait bien au-delà d’un simple témoignage et proposait une véritable lecture sociologique de la pauvreté et du déclassement ouvrier en France. Avec Histoire de la violence, ce n’est pas du tout le cas. Il y a bien quelques tentatives de réflexions sur l’immigration et l’intégration en France, mais l’auteur qui n’a sans doute pas encore surmonté le traumatisme lié à son agression, si tant est qu’on puisse le surmonter, peine à contextualiser son propos.

Il s’agit davantage d’un ouvrage post-traumatique, en forme de thérapie, qui parle à n’en pas douter aux victimes de violence et met en avant les capacités de résilience de chacun. A ce titre, Edouard Louis met bien valeur le parcours de la victime qui doit exprimer l’indicible, témoigner, se répéter encore et encore, parfois se justifier devant des membres des forces de l’ordre pas toujours très psychologues, mais aussi devant soi-même et ses proches… Sans complaisance avec lui-même, Edouard Louis fait d’ailleurs alterner son témoignage personnel avec la retranscription des propos tenus par sa sœur, pas toujours très tendres.

Histoire de la violence est donc un ouvrage très touchant, parfois gênant dans les détails qui sont livrés peu à peu au lecteur, mais parfaitement bien écrit sur la forme à la fois directe et crue. Je termine cette lecture avec la certitude qu’Edouard Louis est un grand auteur. La sincérité est là, à chaque page, dans ce dépouillement stylistique, même si cette intimité poussée à l’extrême a provoqué en moi un certain malaise. Mais après tout, n’est-ce-pas le propre des œuvres d’art de nous bousculer et de nous pousser dans nos retranchements ?

3,5/5

Quand on a 17 ans ****

Quand on a 17 ans : Affiche

Quand on a 17 ans marque le grand retour d’André Téchiné aux amours adolescentes plus de 20 ans après son chef d’œuvre qu’étaient Les Roseaux sauvages. Une génération d’écart entre ces deux films et pourtant le réalisateur n’a rien perdu de sa capacité à filmer et à comprendre ces jeunes. Il garde une acuité et une justesse dans son regard qui fait de son nouvel opus une grande réussite. L’acceptation, l’amour, la relation aux parents, le deuil, la construction d’une identité et le passage à l’âge adulte sont autant d’éléments que Téchiné aborde avec tact et justesse.

Ce film est charnel, puissant, étourdissant, porté par deux jeunes comédiens en état de grâce, Kacey Mottet Klein et Corentin Fila. Une fois de plus, le réalisateur démontre sa capacité à faire émerger des jeunes comédiens talents. Tous les deux sont incroyables de violence contenue, de sensualité et sentiments refoulés. Une relation passionnelle comme on en a peu vues au cinéma. Au milieu de ce duo à couteaux tirés, Sandrine Kiberlain, au sommet de son art, campe une mère courage sur le fil.

Là où Les Roseaux sauvages étaient insouciants, Quand on a 17 ans est à l’image de cette jeune génération tout en ambivalences, désenchantée mais pleine d’espoir, sérieuse mais maladroite, réservée mais portée par ses désirs, passionnée mais violente. Un film audacieux et d’une grande modernité qui montre qu’André Téchiné garde un regard singulier mais très actuel. Un grand film.

Le livre des Baltimore de Joël Dicker

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Le livre des Baltimore de Joël Dicker

Editions De Fallois, 2015, 475 pages

Résumé : Marcus est fasciné depuis toujours par ses riches cousins, les Goldman de Baltimore. A la recherche d’un thème pour son prochain roman, il décide de raconter l’histoire de sa famille et du drame qui l’a touchée 8 ans plus tôt. Il ne se doute pas qu’en remontant dans ses souvenirs, il va faire remonter d’anciens secrets de famille.

Critique : Le Livre des Baltimore marque le retour de Joël Dicker après le succès colossal de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert. Comme pour le précédent roman, Marcus Goldman est le narrateur de l’histoire. Dicker ne change pas une recette qui marche, il joue encore avec nos nerfs en s’amusant à alterner chapitres se déroulant dans le passé et chapitres se déroulant dans le présent.

Après avoir conté la vie de son professeur et mentor, Marcus Goldman revient sur l’histoire de sa famille, ses riches cousins de Baltimore. Certes le suspense est une fois de plus parfaitement maintenu tout au long de l’ouvrage, certes cette histoire de grandeur et décadence familiale possède tous les ingrédients des grands soaps opéras à l’américaine, j’ai cependant été cette fois beaucoup moins emballé par le style de Dicker. Pourquoi nous rappeler à chaque page ou presque qu’un drame va se produire ? Les premières fois ça fait croître l’intérêt, mais au bout de 30-40 fois, on a juste envie de lui dire, c’est bon on a compris, il va se passer quelque chose de terrible, arrête de radoter…

Pourtant je me suis attaché à ces personnages, l’oncle, les cousins, la petite amie. Il y a sans doute moins de surprises et de rebondissements que pour l’Affaire Harry Quebert mais l’ensemble reste efficace et la fin réussie (heureusement après nous l’avoir tant fait attendre !).

Au final, j’en retiens un livre qui plaira au plus grand nombre mais un peu moins original et étourdissant que le volume précédent. Un roman agréable, en dépit des tics d’écriture de son auteur, mais pas un grand livre.

3,75/5

Lettre à Hervé d’Eric Sagan

Lettre à Hervé

Lettre à Hervé d’Eric Sagan

Édité par l’auteur, 2016, 99 pages

Résumé : A travers une lettre adressée à Hervé, l’amour de sa vie, Eric Sagan raconte son enfance et son adolescence. Une lettre pour écrire qui il est et expliquer sa différence qu’il donnera également à ses parents avant de la partager avec le plus grand nombre.

Mon avis : Après quelques expériences décevantes, j’avais quelques a priori avec les ouvrages publiés à compte d’auteur. Pourtant, le thème de ce livre et la sincérité évidente de son auteur m’ont convaincu de m’y intéresser. J’ai reçu cet ouvrage avec un sympathique courrier d’Eric Sagan que je remercie ainsi que Babelio.

A la lecture, sur le plan du style, l’écriture est agréable en dépit de quelques tics d’écriture pas toujours très heureux, notamment les inutiles réflexions entre tirets. Malgré tout, ce texte court est d’une grande fluidité et se lit très rapidement.

Et là surprise, alors que je m’attendais, avec cette autobiographie, à un texte sur la découverte de l’homosexualité et la construction d’une identité, il s’agit plutôt de l’histoire d’une famille et d’une enfance. C’est certes très sympathique à lire mais j’ai trouvé cela trop anecdotique pour m’embarquer. C’est l’histoire d’un parcours comme il en existe beaucoup, sans grande originalité. Peut-être était-ce l’objectif de l’auteur, revendiquer cette normalité ? Les chapitres se suivent rapidement sans arriver à me convaincre sans doute à cause d’une construction narrative trop linéaire. C’est parfois plutôt drôle et enlevé comme le passage chez IBM, d’autres fois Eric Sagan aligne les lieux communs et les stéréotypes comme le paragraphe sur la gastronomie anglaise.

Il m’a fallu attendre les trois derniers chapitres et la dernière lettre pour que ce texte autobiographique atteigne enfin l’ampleur attendue. Ces vingt pages sont remarquables de force et d’émotion. Dommage que cela arrive si tard. Trop de questions restent sans réponse, trop d’éléments ne sont qu’effleurés. Finalement, le livre s’arrête au moment où j’aurais souhaité qu’il débute.

Pour conclure, une lecture agréable mais trop anecdotique et superficielle, que j’aurais sincèrement voulu aimer davantage.

2/5

Médecin de campagne ***

Médecin de campagne

Médecin de campagne marque le retour du réalisateur Thomas Lilti après le film Hippocrate. Après la médecine d’hôpital, le réalisateur, médecin de formation, poursuit son étude du monde médical avec ce film qui nous raconte le quotidien d’un médecin généraliste de campagne. A la fois émouvant et drôle, généreux et engagé, le film de Thomas Lilti présente davantage la vie d’un village vue à travers les yeux de son médecin qu’un quotidien de médecin largement idéalisé.

Ce qui marque à la vision de ce film, ce n’est pas tant le travail sur l’image, le réalisateur assume d’ailleurs le choix d’une campagne assez banale et passe partout, évitant ainsi le piège de la carte postale, mais c’est plutôt sa galerie de portraits. Lilti démontre un vrai talent dans la direction d’acteurs avec ses nombreux personnages secondaires dont il ressort une immense humanité. François Cluzet est comme toujours excellent dans un rôle de médecin courage qui doit à son tour accepter sa maladie. Face à ce personnage un peu bourru, Marianne Denicourt apporte ce qu’il faut d’empathie.

Tous ces comédiens épatants donnent vie à ce village, comme tant d’autres, désert médical, oublié des cartes de santé. La réalité difficile de ces villages peu à peu délaissés par les services publics est retranscrite avec beaucoup de réalisme, des familles aux femmes enceintes, en passant par les personnes âgées isolées et les jeunes porteurs de handicap. C’est un portrait touchant et sans cynisme de cette France rurale et périurbaine trop souvent abandonnée par les politiques publiques.

Au final, un film optimiste, qui fait du bien au moral, et un film résolument engagé contre les déserts médicaux.

Merci au Ciné Festival d’Ambérieu-en-Bugey qui m’a permis de découvrir ce film en avant-première et à Thomas Lilti de s’être prêté au jeu des questions réponses après la projection.

Dans tes bras de David Levithan

Dans tes bras

Dans tes bras de David Levithan

Gallimard Jeunesse, collection Scripto, , 2015, 247 pages

Titre original « Hold me closer »

Résumé : Tiny Cooper, le personnage haut en couleurs du roman Will & Will, a décidé d’écrire une comédie musicale sur sa vie, ses parents, ses ex-boyfriends, sa quête du grand amour, ses camarades homophobes de l’équipe de football américain. Un coming-out en chansons pour devenir enfin lui-même et se faire aimer pour ce qu’il est. Le texte de la comédie musicale jouée dans le roman Will & Will.

Critique : Ayant beaucoup aimé le roman Will & Will, fruit de la collaboration entre deux auteurs jeunesse de renom, John Green et David Levithan, je me suis plongé avec intérêt dans la lecture de la comédie musicale, Dans tes bras, l’un des éléments scénaristiques au centre du roman.

Le texte, qui se présente sous une forme théâtrale, décrit le parcours du personnage fantasque Tiny Cooper, qui en est le narrateur, et surtout ses déceptions amoureuses à répétition. Les didascalies sont nombreuses, ce qui permet au personnage de Tiny Cooper de nous faire part de ses états d’âme et de ses remarques, soit sur les personnages, soit sur la mise en scène. Heureusement qu’il y a ces bouffées d’air, souvent drôles, car ce sont là les seules lignes intéressantes de ce texte.

En effet, cette lecture a été pour moi une grosse déception. Cette comédie musicale, mal écrite, aligne les clichés et les lourdeurs, tout cela manque d’inspiration et ne m’en a pas appris beaucoup plus sur le personnage de Tiny qui m’avait tant plu dans le roman. Je ne suis pourtant pas réfractaire au genre théâtral, mais là tout m’a semblé artificiel, notamment les enchaînements entre les scènes.

L’alignement des petits amis donne une série de stéréotypes et le nombre de personnages fait que tout n’est qu’effleuré avec un fond trop léger pour convaincre et ce malgré quelques belles lignes sur l’homophobie. Je veux bien que le texte soit à l’image de Tiny Cooper, c’est-à-dire totalement fleur bleue, mais à ce niveau, c’est plus mièvre qu’autre chose.

Bref, je suis passé à côté de cette comédie musicale, peut-être justement qu’en musique je n’aurais pas eu la même impression…

1,5/5

The Danish Girl ***

The Danish Girl : Affiche

Plus de 5 années après le très réussi Discours d’un roi et après une adaptation plutôt moyenne de la comédie musicale Les Misérables, le réalisateur Tom Hooper revient une nouvelle fois avec un biopic en costume. Dans The Danish Girl, il retrace le parcours de l’artiste danoise Lili Elbe, née Einar Wegener, première personne transgenre à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930.

Dans ce rôle complexe, l’acteur britannique Eddie Redmayne démontre toute l’étendue de son talent par une interprétation très juste, évitant les caricatures. Il porte le film avec Alicia Vikander tout simplement exceptionnelle en Gerda Wegener, femme de Lili et elle-même artiste. Ils forment un couple troublant, émouvant, et parviennent à faire oublier quelque peu l’académisme lourdaud de la mise en scène.

Dommage que Tom Hooper n’ait pas osé transgresser davantage les codes dont son personnage principal s’est pourtant largement affranchi. Sans doute voulait-il garder un aspect grand public à son film que le thème aurait pu éloigner. Il en tire, du coup, un film un peu trop lisse.

Qu’importe, ce film est important dans le sens où il met en lumière et pour le plus grand nombre les enjeux de la cause trans. Pour cela et pour l’interprétation réussie de ses acteurs, c’est un film important, malgré tout poignant, que je ne peux que vous conseiller.

Ceux qui osent de Pierre Bordage

Ceux qui osent

Ceux qui osent

J’ai Lu, 2013, 315 pages

Résumé : Clara et Jean sont arrivés en Arcanecout, le pays de l’Ouest américain qui s’est libéré des anciens royaumes et de leur tyrannie. Mais la guerre fait rage, le pays est assiégé. Jean et Elan Gris sont envoyés sur le front des Rocheuses, tandis que Clara, Elmana et Nadia subissent les bombardements et le blocus à San Francisco. Ils doivent résister alors que l’étau des royaumes coalisés se referme chaque jour un peu plus sur leur rêve.

Critique : Après un deuxième tome, Ceux qui rêvent, qui m’avait laissé quelque peu sur ma faim, Pierre Bordage clôt sa trilogie d’uchronie de fort belle manière.

Le contexte politique est au cœur de ce troisième tome où les partisans de l’utopie assiégés dans l’Arcanecout doivent faire face à la coalition des royaumes totalitaires. Comme pour le premier volet, Ceux qui sauront, j’ai vibré pour Clara et Jean qui se trouvent à nouveau séparés et doivent faire face à de graves périls. Clara avec les civils assiégés dans la cité de San Francisco, Jean qui se bat aux côtés de l’armée de l’Arcanecout.

Comme pour les précédents tomes, l’écriture est efficace, la lecture agréable. Les événements et les rebondissements s’enchaînent à un rythme rapide et le récit est parfaitement construit. Je n’ai regretté qu’une fin un peu trop rapide là où j’aurais aimé plus de détails, moins de facilités.

Au final, je retiens une belle trilogie qui devrait surtout plaire aux adolescents auxquels elle est davantage adressée.

4/5