Un trésor retrouvé

 
Plusieurs tonnes de pièces d’or et d’argent trouvées au fond de l’Atlantique dans une épave pourraient constituer le plus gros trésor maritime jamais retrouvé, selon une équipe américaine gardant jalousement le secret sur les circonstances de la découverte. Plus de 500 000 pièces d’argent pesant quelques 17 tonnes, des centaines de pièces d’or et de l’or travaillé ont été retrouvés par la société Odyssey Marine Exploration dans un navire de la période "coloniale", remontant au moins au XVIIIe siècle, sur un site non précisé au-delà des eaux territoriales de tout pays.

"On estime que cette découverte représente la plus grande collection de pièces jamais récupérée dans une épave", a annoncé l’organisation basée à Tampa (Floride, sud-est), dans un communiqué. "Le très bon état de la plupart des premières 6.000 pièces d’argent retrouvées a été une bonne surprise, et les pièces d’or sont presque toutes dans un état éblouissant", a précisé Greg Stemm, co-fondateur d’Odyssey.

"La grande variété de dates et d’origines des pièces est passionnante, et nous pensons que la communauté des collectionneurs va être enchantée par la qualité et la diversité de cette collection", a-t-il ajouté. L’ensemble a été rapporté aux Etats-Unis pour être restauré. Selon un expert consulté par la société, les pièces d’argent pourraient être mises à prix entre quelques centaines de dollars et 4.000 dollars chacune. "Les pièces d’or devraient rapporter beaucoup plus".

Odyssey a baptisé provisoirement l’épave "Cygne noir", avant d’éventuellement pouvoir l’identifier, mais a soigneusement gardé le secret sur son emplacement. "Pour protéger le site et pour des raisons légales, nous ne sommes pas prêts à indiquer son lieu, sa profondeur ni aucune autre information", indique la société, qui prévoit de poursuivre ses explorations. "D’après nos recherches, il devrait y avoir plusieurs épaves de l’époque coloniale dans la même zone, ce qui fait que nous sommes très prudents sur l’identification" du navire abritant le trésor, a déclaré le PDG d’Odyssey John Morris. "Nous sommes en train de prendre des relevés très complets de ce site, qui d’après nous va se révéler d’une immense signification historique".

Une exploitation médiatique de la découverte est également prévue, des discussions étant en cours en vue de la vente de droits pour la production de films et de livres. "Nous pensons que le ‘Cygne noir’ va devenir l’une des épaves les plus médiatisées de l’Histoire, et nous sommes en train de choisir des partenaires médiatiques qui puissent aider à raconter l’histoire de ce fantastique projet", explique Odyssey dans son communiqué.

La société Odyssey a déjà à son actif la découverte de l’épave du navire SS Republic, coulé au large des côtes américaines en 1865, qui recelait quelque 65.000 objets, y compris quelque 50.000 pièces d’une valeur de plus de 75 millions dollars. Odyssey participe également aux recherches pour retrouver le HMS Sussex, un navire de guerre ayant sombré en 1694 en Méditerranée, au large de Gibraltar.
 
J’adore ce genre de nouvelles… C’est toujours très sympa. On se croirait un peu dans le dernier Indiana Jones ou Benjamin Gates… Dommage que ce soient des firmes privées, chasseuses de trésor, justement plus intéressées par l’or que par l’intérêt historique de la découverte. Résultat, les éléments découverts sont souvent endommagés simplement pour permettre de sortir les pièces d’or au détriment de la recherche scientifique… C’est la face un peu cachée de ces aventures…
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Découverte d’une exoplanète de “Glace chaude”

 
Désidément que de découvertes astronomiques depuis quelques mois. Dommage qu’on doive se contenter de regarder!
 
Des astronomes de l’Université de Genève ont découvert qu’une planète tournant autour d’une petite étoile située à trente années-lumière de la Terre pourrait être composée de "glace chaude".Cette exoplanète, connue des scientifiques depuis trois ans, fait 22 fois la masse de notre planète et orbite autour d’une "naine rouge" baptisée GJ436, souligne mercredi l’Université de Genève dans un communiqué.

La planète, l’une des quelques 220 connues à ce jour pour exister en dehors du système solaire, avait été découverte par la méthode dite des "vitesses radiales", qui donne incidemment de bonnes indications sur sa masse. Depuis l’observatoire OFXB de Saint-Luc (Valais), les astronomes suisses ont cette fois-ci surpris la planète lorsqu’elle transitait entre son astre et la Terre. La mesure de l’infime atténuation de la luminosité de l’astre par son satellite leur a permis de déterminer la taille de la planète.

En croisant les deux mesures – masse et taille de l’exoplanète – les astronomes ont pu en déduire sa densité. Et, surprise, cette densité ne correspondait ni à celle d’une planète rocheuse, comme la Terre, ni à celle d’une planète gazeuse. Cette planète devrait en fait être composée d’eau.

Selon les chercheurs suisses, la proximité entre la planète et son étoile, ainsi que le vraisemblable effet de serre qu’elle subit, permettent d’évaluer la température à sa surface à plus de 300 degrés centigrades. Si l’eau de son atmosphère se trouve donc à l’état de vapeur, celle à l’intérieur de la planète devrait exister sous forme de glace chaude, un état de l’eau inconnu sur la Terre, mais déjà reproduit en laboratoire.

"A très haute pression, la glace se transforme d’abord en eau liquide, puis en solide plus dense que l’eau et la glace, de la même manière que le carbone – sous forme de graphite – se transforme en diamant sous la pression", explique Frédéric Pont, spécialiste des transits à l’Université de Genève. "Si nos océans étaient beaucoup plus profonds, ces formes exotiques de glace se formeraient sur leur fond", ajoute M. Pont, cité dans le texte.

Les astronomes suisses vont maintenant tenter d’analyser l’atmosphère de la planète, par analyse spectrographique de la lumière de l’étoile, avant et pendant son occultation par son satellite. Par soustraction, ils devraient pouvoir déduire les éléments constituant l’atmosphère de l’exoplanète. Ces mesures sont impossibles depuis le sol – l’atmosphère terrestre contenant de la vapeur d’eau – et devront être effectuées par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer. "Mais c’est une expérience très difficile à mener, du fait de la faible taille de la planète", souligne M. Pont.

Le télescope qui a servi à cette découverte est un télescope amateur de 60 centimètres, implanté près du mont Cervin. "Pour la mesure des transits, l’équipement n’est pas si important. Il faut être là au bon moment et les grands observatoires ne sont pas disponibles pour ce type de mesure", ajoute-t-il.

Houle géante sur la Réunion

 
La Réunion se préparait lundi à l’arrivée d’une nouvelle "houle australe" gigantesque venue de l’Antarctique, tout en s’affairant à réparer les dégâts causés par un premier passage du phénomène, qui a fait deux disparus ce week-end. Selon Météo-France des vagues de 8 à 10 mètres de hauteur, équivalentes à celles observées au cours du week-end, pourraient déferler sur le littoral sud et ouest dans la nuit de lundi et mardi.

Le préfet de l’île a en conséquence interdit pour 24 heures à partir de 15H00 locales (13H00 à Paris) lundi, toutes les activités nautiques ainsi que la circulation piétonne sur le littoral dans l’ensemble des communes des côtes sud et ouest de l’île. Les recherches ont repris lundi matin à Saint-Pierre (sud) pour tenter de retrouver deux pêcheurs portés disparus depuis que leur bateau a fait naufrage samedi soir.

Provoquée par une tempête dans l’antarctique, à plus de 3.000 km de l’île française de l’océan Indien, la violente "houle australe" a causé d’importants dégâts aux habitations et aux établissements situés sur le littoral ainsi que dans les ports où des dizaines de bateaux ont été coulés ou endommagés.
 
Le préfet Pierre-Henri Maccioni, qui s’est rendu lundi dans les zones sinistrées, a annoncé la mise en place prochaine d’un "plan événements météorologiques dangereux" destiné à informer la population et à prévoir des recommandations en cas de vents forts, pluies violentes et houles importantes. De nombreux habitants ont regretté l’absence d’un système d’alerte équivalent à ce qui existe pour les cyclones.
 
"S’il y avait un accident c’était pour ma pomme", a par exemple déclaré lundi à l’AFP Olivier Rousselier, directeur du complexe des Villas du Lagon à Saint-Gilles, zone balnéaire de la côte ouest, déplorant de ne pas avoir été informé de l’arrivée de la houle. Sur place, des ouvriers s’affairaient à édifier une petite digue de sable pour protéger les lieux, où Jacques Chirac a passé des vacances. Au port de Saint-Gilles, pêcheurs et plaisanciers s’activaient lundi à sécuriser les embarcations encore en place, coincées par l’ensablement du port, a expliqué un responsable.
 
Les hôtels du littoral ont également pris des mesures de "sécurisation", selon les responsables du secteur. "Cela n’a rien à voir avec un tsunami. Tout le monde est à nouveau opérationnel" a déclaré à l’AFP Jean-Pierre Bordier, président de la fédération des syndicats du tourisme.
 
Le secteur, déjà fortement éprouvé par l’épidémie du chikungunya en 2006 et le passage du cyclone Gamède fin février, a engagé dès dimanche une communication auprès des tour-opérateurs pour les rassurer. La Réunion n’a accueilli l’an dernier que 280.000 touristes – 130.000 de moins qu’en 2005 – soit une baisse des recettes de 110 millions d’euros, selon le dernier bilan du Comité régional du tourisme.

Les événements du week-end n’ont pas fait que des malheureux. Trois tortues marines ont ainsi réussi à s’échapper des installations d’élevage de la ferme Kelonia de Saint-Leu, un centre de recherche qui a été dévasté. "J’espère qu’elles ont pu passer la barrière de corail", a confié le directeur du centre, Stéphane Ciccione.

Une explosion d’étoile observée

 
Des astronomes américains ont observé l’explosion la plus lumineuse d’une étoile -une lointaine supernova- jamais découverte à ce jour, a annoncé la NASA.

Les restes de ce feu d’artifice céleste, vu pour la première fois par un étudiant du Texas en septembre, sont suivis au télescope depuis plusieurs mois par une poignée d’astronomes émerveillés par le spectacle. L’étoile géante a émis une lumière cinq fois plus intense que celle de n’importe quelle autre supernova observée jusqu’ici, souligne le chef de l’équipe à l’origine de la découverte, Nathan Smith, de l’université de Californie à Berkeley.

"Celle-ci surpasse de loin les autres", a-t-il déclaré à l’Associated Press. "C’est vraiment étonnant." La découverte, annoncée lundi par la NASA, a été réalisée à l’aide de télescopes basés au sol et dans l’espace. M. Smith précise que l’étoile, baptisée SN2006gy, "est un type spécial de supernova qui n’a jamais été vu avant". C’est une étoile "étonnamment massive" possédant 150 fois la masse du soleil.

Des observations réalisées à l’aide du télescope spatial à rayons X Chandra montrent qu’elle ne s’est pas transformée en trou noir comme d’autres supernovas. Et alors que les autres étoiles qui explosent produisent un pic de luminosité pendant quelques semaines au plus, celle-ci brille plus fortement que les autres supernovas depuis plusieurs mois, précise M. Smith.

Cette étoile est située à 240 millions d’années-lumière dans une lointaine galaxie. Une "jumelle" plus proche de la Terre pourrait exploser de manière similaire dès aujourd’hui ou dans un lointain avenir, sans toutefois menacer notre planète. La luminosité produite par cette déflagration serait telle qu’elle pourrait permettre de lire en pleine nuit, précise David Pooley, astronome à l’université de Californie à Berkeley. Mais elle ne serait visible pour la population que dans l’hémisphère sud, précise-t-il.

Une planète habitable hors du système solaire?

 
Pour la première fois, des astronomes ont découvert une planète située hors de notre système solaire où les conditions pourraient être réunies pour accueillir la vie, avec une température moyenne qui serait proche de celle de la Terre, et peut-être même de l’eau. Selon les chercheurs européens auteurs de la découverte, il s’agit d’un grand pas dans la quête de la vie dans l’univers. Cette exoplanète, de taille idéale, pourrait posséder de l’eau sous forme liquide, et se situe, à l’échelle galactique, à une distance relativement réduite de la Terre: 193.000 milliards de kilomètres.

Elle a été découverte à l’Observatoire européen austral (ESO) de La Silla, au Chili, qui possède un instrument spécial analysant la lumière capable de révéler la présence de planètes extrasolaires. Les résultats de ces recherches n’ont pas encore été publiés, mais ont été soumis à la revue "Astronomy and Astrophysics".

Selon les premiers éléments, la planète abrite une température moyenne comprise entre 0 et 40 degrés Celsius, elle est 14 fois plus proche de son étoile que la Terre du Soleil, et la gravité y est 1,6 fois plus élevée que sur Terre. Gliese 581, l’étoile autour de laquelle la planète orbite en 13 jours, est une "naine rouge", beaucoup plus petite et moins chaude que notre Soleil.

Les chercheurs n’ont pas déterminé avec certitude s’il s’agissait d’une planète rocheuse comme la Terre ou bien d’une boule de glace avec de l’eau en surface. Dans le premier cas, son diamètre serait une fois et demie plus grand que celui de la Terre, et dans le second, elle serait encore plus grande. En théorie, l’astre devrait posséder une atmosphère.

De nombreuses inconnues demeurent au sujet de cette planète, baptisée 581c, qui pourrait au final s’avérer hostile à la vie. Il faut également noter qu’elle répond aux mêmes critères scientifiques d’habitabilité que Mars: une taille proche de celle de la Terre et des températures qui permettraient la présence d’eau liquide. C’est la première fois qu’une planète située hors du système solaire remplit ces critères.

"C’est un pas significatif dans la recherche de vie possible dans l’univers", souligne l’astronome Michel Mayor, de l’Université de Genève, membre de l’équipe de 11 scientifiques européens auteurs de la découverte. "C’est une belle découverte. Nous avons encore beaucoup de questions." Mais "cela ne signifie pas qu’il y a de la vie, mais que c’est une planète comparable à la Terre en terme d’habitabilité potentielle", a commenté l’expert en astrobiologie de la NASA Chris McKay, qui n’a pas participé à la découverte.

Outre le fait qu’elle possède la bonne température, la planète contient probablement de l’eau liquide en abondance, avance Stéphane Udry, astronome de Genève et principal auteur de l’étude. Mais cette hypothèse se fonde sur des déductions, pas sur des preuves, ajoute-t-il. "L’eau liquide est essentielle à la vie telle que nous la connaissons", précise dans un communiqué Xavier Delfosse, de l’université de Grenoble, co-auteur de l’étude. "En raison de sa température et de sa proximité relative, cette planète sera très probablement un objectif très important de futures missions spatiales consacrées à la recherche de vie extraterrestre."

D’autres astronomes préviennent toutefois qu’il est trop tôt pour se prononcer sur la présence d’eau. "Il faut davantage de recherches avant de pouvoir dire qu’il y a ou non de l’eau", souligne Steve Maran astronome à la retraite de la NASA. L’étoile de 581c est située à 20,5 années-lumière ce qui fait de Gliese 581 l’une des 100 étoiles les plus proches de la Terre. Sa lumière est si faible qu’elle n’est toutefois visible qu’au télescope, dans la constellation de la Balance. Les astronomes pourraient finir par découvrir des dizaines voire des centaines d’exoplanètes considérées comme habitables. Mais 581c restera comme la première de l’histoire.

Retour au calme pour le Piton de la Fournaise

 
"L’éruption du siècle" du Piton de la Fournaise à la Réunion s’est achevée mardi après dix jours d’une activité exceptionnelle qui n’a pas fait de victime (les volcans rouge ne présentent qu’un danger relatif), mais a donné lieu à des phénomènes jusqu’ici inconnus dans l’île. L’activité a pris fin en début d’après-midi avec l’arrêt du trémor, la vibration qui indique la circulation de la lave dans le sous-sol. Des séismes continuaient toutefois à être enregistrés au sommet du Piton.
 
"Les observations sur le terrain ont montré qu’il n’y avait plus de fontaines de lave" a déclaré Fred Massin, géologue à l’Observatoire volcanologique de la Réunion. Commencée en douceur dans la nuit du 30 au 31 mars, l’éruption a battu tous les records d’intensité en fin de semaine dernière avec l’implosion de l’immense cratère Dolomieu, situé au sommet du Piton à la Plaine des Cafres, à 2.632 mètres d’altitude. Le plateau qui se trouve à l’intérieur – de la taille de dix terrains de football – s’est affaissé de 300 mètres suite à un "effet de vidange": la lave sur laquelle il reposait s’est vidée d’un coup, ce qui a entraîné l’effondrement d’un volume de roches estimé à 500 millions de m3. Des centaines de séismes par heure avaient été enregistrés par l’Observatoire volcanologique juste avant cet événement, à l’ampleur inégalée depuis un siècle.
 
L’activité du volcan s’est également traduite par des jets de lave s’élevant à plus de 200 mètres de hauteur et des coulées "fluide comme l’eau" qui ont déferlé des pentes du Grand Brûlé vers la mer à plus de 60 km, coupant la Route nationale entre les communes de Saint-Philippe et de Sainte-Rose (sud-est de l’île) sur plus d’un kilomètre. La hauteur de ces coulées a atteint par endroits près de 10 m.
 
Vendredi, le village du Tremblet avait été évacué pendant deux heures avant que la population ne soit autorisée à rentrer. Un incendie provoqué dans la forêt par la projection de sable brûlant, issu de la rencontre de la lave et de l’océan, avait fait croire qu’une coulée se dirigeait vers le village. Une douzaine de familles ont toutefois préféré rester chez des proches ou dans un centre d’hébergement, par peur d’une nouvelle alerte. "Ce n’est pas un volcan, c’est un monstre", confiait un résident devant les torrents de lave, les explosions et le grondement du volcan.
 
30 hectares de culture (vanille, bananes, palmistes, fleurs) et 300 ha de forêt primaire ont été détruits par les coulées, selon Guy Rivière, élu de Saint-Philippe et agent de l’ONF. Un bilan matériel donc assez réduit…
 
Le déversement de millions de m3 de lave dans la mer a entraîné la formation d’un nuage de dioxyde de carbone qui s’est répandu au-dessus de l’île, sans danger toutefois pour la population. Une cinquantaine d’élèves de trois écoles de Saint-Joseph ont quand même été évacués. L’éruption a entraîné la mort de centaines de poissons, venus des profondeurs abyssales, entre 500 et 1.000 m. Un phénomène jamais observé par les scientifiques (Ouverture de fissures avec écoulements de lave au fond de la mer?).
 
Le volcan de la Réunion est un des plus actifs de la planète. Il entre en éruption plusieurs fois par an. L’événement attire à chaque fois des milliers de touristes et des Réunionnais qui peuvent s’approcher à quelques mètres des coulées et admirer un spectacle d’une "infernale beauté" selon un touriste belge en vacances. Cette éruption permettra, sans aucun doute, d’attirer les touristes en grand nombre!

Réchauffement climatique sur Mars: rôle de l’albédo

 
Un phénomène de diminution de l’albédo, c’est-à-dire, l’apparition de zones réfléchissant moins les rayons solaires, serait en grande partie responsable de l’augmentation de la chaleur à la surface de Mars, selon des chercheurs américains. Cette étude, à paraître jeudi dans la revue britannique Nature, conclut que les variations des surfaces réfléchissantes "peuvent interagir avec d’autres processus influençant le climat sur Mars, et devraient être envisagées comme une composante importante des futures études sur le climat et l’atmosphère de la planète".
 
Les chercheurs, du Centre de recherche Ames de la Nasa et de l’Office américain de géologie (US Geological Survey) ont observé que la planète rouge aurait subi un réchauffement de quelque 0,65 degré Celsius entre les années 1970 et les années 90, ce qui expliquerait la fonte partielle de la glace au pôle Sud. Cette fois l’homme n’y est pour rien! Ce phénomène, selon eux, serait en partie causé par des variations décennales de 10% de la luminosité de très grandes surfaces du sol – jusqu’à 56 millions de km2 – en raison du dépôt de poussières.
 
Cette observation a une grande importance pour l’évolution du climat sur Terre, où les glaces de l’Arctique, en diminuant, modifient la luminosité du sol. Cette modification change l’albédo, c’est-à-dire le taux de réflexion de la lumière solaire. Le phénomène est très important pour les zones maritimes qui se recouvrent d’une banquise comme l’océan Arctique : si la glace réfléchit 85% des rayons, l’eau de l’océan n’en renvoie que 15%, le différentiel étant transformé en chaleur… De la même façon, les déserts de sables, aux sols clairs ont un albédo (taux de réflexion du rayonnement solaire) très fort, alors que les forêts ont un taux très faible et vont conserver la chaleur. On peut d’ailleurs se demander si le rôle des modifications de l’albédo n’est pas sous-estimé dans les modélisations climatiques terrestres par rapport aux gaz à effet de serre (dont le principal, n’en déplaise aux écologistes, reste… la vapeur d’eau).
 
Jusqu’à présent, l’effet albédo n’avait jamais été pris en compte pour l’étude de la circulation atmosphérique et du climat sur Mars. Le Pr Lori Fenton, de Ames, et son équipe ont effectué une modélisation montrant que ces variations de luminosité du sol "influencent grandement l’environnement martien" et qu’elles "accroissent les vents qui sont à l’origine de ces variations", dans un enchaînement incontrôlable.
 
"En observant uniquement les effets des variations d’albédo (sur deux années martiennes très différentes) nous avons montré qu’il interagit avec les autres processus influençant le climat sur la planète, et pourrait même en partie en être à l’origine", conclut l’étude. Il est bon de rappeler parfois que les atmosphères ont des systèmes climatiques complexes où de multiples facteurs entrent en jeu, que nos théories et modèles ne sont pas forcément les bons et que la variabilité naturelle ne doit pas être sous-estimée…

Suites du séisme et du tsunami sur les Iles Salomon

 
Le séisme de magnitude 8, survenu lundi au large de l’archipel des Salomon, en Océanie, a soulevé de plusieurs mètres une de ses îles, mettant à nu toute une barrière de corail. Ranongga, une île reculée de la Province Occidentale des Salomon, a échappé, à la différence du reste de la région, à la dévastation provoquée par le tsunami qui a suivi le séisme de lundi. On peut même penser que c’est ce soulèvement local qui est à l’origine du tsunami. Si le séisme avait été lié à un mouvement de subduction, la vague serait partie de la fosse de subduction (au Nord Est de l’archipel) et ce serait plus facilement propagée dans le Pacifique. Là elle est restée locale, à l’arrière de l’arc de subduction…
 
"Un bruit important", raconte à l’AFP Hendrick Kegala, dans l’anglais approximatif qui lui sert de dialecte. "L’eau est partie et n’est  pas revenue", ajoute-t-il. Selon cet habitant, le grondement du séisme a coïncidé avec un retrait de l’océan d’environ 70 mètres et une élévation de l’île de plusieurs mètres.
 
Près d’une semaine plus tard, voilà donc complètement à nu la barrière de corail qui faisait la réputation de l’île. Elle grille sous le soleil ardent, couverte de poissons morts, d’anguilles et de coquillages desséchés, a constaté un journaliste de l’AFP. Les organisations humanitaires n’ont pas encore pu se rendre sur cette petite île de 32 km de long et 8 de large.
 
Mais Jackie Thomas, responsable du WWF, se souvient de l’importance de la barrière de corail. "Les poissons des récifs sont la source principale de protéines des villageois… Ils emploient de plus les coquillages comme outils et comptent sur l’océan pour satisfaire nombre de leurs besoins", explique-t-elle depuis Gizo, capitale de la Province Occidentale. WWF avait participé ces dernières années avec la population locale de l’île à une opération visant à assurer une gestion durable des coraux.
 
"Encore un autre environnement marin détruit", laisse-t-elle tomber. "Les villageois vont devoir aller plus loin pour trouver la même nourriture… C’est toute la chaîne alimentaire qui est perturbée", avertit-elle. Je suis d’accord, mais bon là, il s’agit d’un phénomène naturel. Aux dernières nouvelles, ce n’est pas l’activité humaine qui provoque les séismes! Certes l’écosystème local sera un temps perturbé, mais de nouveaux récifs avec une nouvelle barrière de corail se mettront peu à peu en place. La vie regagnera du terrain à partir des zones restées sous l’eau… C’est au contraire une chance pour les scientifiques d’étudier un phénomène très rare. La vie colonise très vite des nouveaux espaces accessibles. Et je suis sûr qu’après ce désordre temporaire, les groupes écologistes s’étonneront de la profusion de vie qui suivra…

Les roches volcaniques du Sinaï réfutent la contemporanéité de l’exode des Hébreux

 
C’est une découverte de taille, car l’exode des Hébreux est traditionnellement associé par les archéologue à l’éruption catastrophique du Santorin… Voici l’article:
 
Des roches projetées dans le Sinaï lors de l’éruption, il y a 3.500 ans, du volcan cycladique de Théra, confirment des récits pharaoniques, mais pas l’exode des Hébreux fuyant l’Egypte. Le cataclysme de Thera, l’actuelle Santorin, en mer Egée, a en effet été présenté à travers d’innombrables écrits comme ayant précédé ou provoqué les dix plaies d’Egypte ou encore expliqué un châtiment réservé à des lévites révoltés contre Moïse. L’épisode de l’exode figure dans la Bible, le Coran et la Torah.
 
Sur le site d’une forteresse antique, au nord du Sinaï, des archéologues égyptiens ont annoncé avoir trouvé quelques pierres ponces, témoignages de la terrible catastrophe, et du premier tsunami connu de l’histoire. "Cette découverte n’est par pour autant une preuve de l’exode, l’archéologie ne le confirme pas, et il relève d’un mythe", affirme le patron des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass : "Désolé, décevoir les gens n’est pas mon problème", dit-il.
 
"Sur la présence des Patriarches et Prophètes en Egypte, Abraham, Joseph ou Moïse, nous n’avons aucune preuve, je le maintiens", poursuit-il. Célébrée depuis lundi soir, la pâque juive, Pessa’h commémore la sortie du peuple hébreu, avec Moïse pour guide, du pays de Pharaon vers la terre promise, après que les dix plaies eurent frappé l’Egypte.
 
C’est vers 1500 avant JC que l’explosion du volcan s’est produite, entraînant le déclin de la civilisation minoenne, en Crête. Un immense raz-de- marée aurait tué 35.000 personnes sur le littoral sud de la Méditerranée.
 
Pour Zahi Hawass, "si l’exode s’est produit, ce que nous ne savons pas, cela ne peut être à cette période", mais deux siècles plus tard, sous Ramsès II. Seule une stèle, celle de son fils Merenpthah fait mention de la défaite d’Israël. Mais en revanche, la présence de cendres et de roches volcaniques sur le site de l’ancienne forteresse de Tharo confirmerait, selon lui, des inscriptions anciennes évoquant l’expulsion des Hyksos, ennemis des Egyptiens.
 
Des textes évoquent en effet des catastrophes naturelles survenues durant l’ère des Hyksos, une caste militaire venus de l’est, et leur exode avant le début du Nouvel Empire, précédé de peu par l’éruption du volcan de Théra. Ainsi plusieurs récits se rapportant à cette guerre figurent sur une stèle du temple de Seti I à Karnak, dans une description de la route Horus dans un texte sous Thoutmotsis III ou sur un papyrus sur la guerre menée par le roi Ahmose. Montrant les fondations du fortin de la 18e dynastie, le plus ancien jamais retrouvé sur cette ligne de défense, dite la route Horus, le chef des fouilles Mohamed Abdel Maksoud, estime qu’il témoigne de l’âpreté des combats.
 
"C’est ici qu’était établi le grand premier verrou de l’empire contre les conquérants de l’est, comme les Hyksos", dit-il, alors qu’aujourd’hui le canal de Suez n’est distant que de 5 kms. "Mais aussi la base pour les attaques ultérieures de l’empire pharaonique" en direction de la Palestine, avec la mise en place d’une chaîne d’une dizaine de forteresses jusqu’à ce qui est désormais la bande de Gaza. Les Hyksos, qui restent très mal connus, s’étaient emparés vers 1650 avant JC du nord de l’Egypte, alors que le pouvoir égyptien était très affaibli, et y avaient fondé une capitale, Avaris. Après la chute de cette ville, ils auraient fui l’Égypte, en étant poursuivis par l’armée égyptienne jusqu’au Sinaï et en Palestine.
 
Ce récit, que les Egyptiens présentent toujours comme une "lutte d’indépendance nationale", pourrait avoir inspiré le récit biblique de l’exode, selon certains savants. Le problème de l’Egypte ancienne est l’absence d’historiens (à la différence des grecs ou romains), donc les archéologues disposent de peu de récits. De plus, les temples étaient couramment détruits à la mort du pharaon et de nouveaux temples construits à partir de ces matériaux… Reste que tous ces textes religieux anciens sont souvent un mélange entre diverses histoires, mythes, légendes et événements anciens, liés à l’absence de l’écrit. Les histoires orales se sont modifiées au fil des générations, mélangeant divers éléments en fonction des angoisses et problèmes sociaux-politiques de chaque génération, selon l’évolution des moeurs et des traditions…
C’est en tout cas une annonce qui devrait faire débat!

Séisme et tsunami dans les Iles Salomon

 
Peu de personnes connaissent ces îles situées à l’Est de la Nouvelle Guinée, au climat très humide (donc attirant assez peu les touristes…) et qui subissent régulièrement des séismes assez violents puisqu’elles se situent sur une fosse de subduction. Seuls les séismes les plus violents, comme celui-ci, font des victimes. Le tsunami qui a suivi a provoqué une belle panique dans les pays voisins, même s’il est resté local…
 
Douze personnes au moins ont trouvé la mort et d’autres sont portées disparues après le puissant séisme, suivi d’un tsunami, qui a secoué lundi l’archipel des Iles Salomon, provoquant des alertes aux tsunamis dans une partie du Pacifique Sud. Le séisme, d’une magnitude de 8,0 degrés au moins, a détruit des bâtiments et endommagé un hôpital sur l’île de Gizo, au nord-ouest de la capitale des Salomons, Honiara. Un tsunami a ensuite déferlé sur des habitations côtières tandis que des milliers de personnes prises de panique se réfugiaient sur les hauteurs.
 
Sept personnes au moins ont péri à Gizo, la plupart prises au piège chez elles quand les vagues ont envahi la ville. D’autres corps ont été aperçus, mais ne pouvaient pas être récupérés dans l’immédiat en raison de l’importance des vagues, a précisé le gouvernement dans un communiqué. "La vague a atteint dix mètres dans certains villages. Certaines localités ont été balayées", a déclaré Alfred Maesulia, porte-parole du gouvernement des Salomons.
 
"On aurait dit une très grande marée", a déclaré pour sa part à Reuters Danny Kennedy, propriétaire d’un magasin de plongée et responsable politique local de l’île de Gizo. "L’eau est montée de quatre à cinq mètres au-dessus du niveau normal, elle est entrée dans les villages et a tout arrosé."  (Heureusement, elle n’a semble-t-il pas trop déferlé…)
 
"UNE CHANCE QU’IL AIT EU LIEU EN JOURNEE"
 
Le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique, à Hawaï, situe son épicentre à environ 350km au nord-ouest de Honiara, capitale des Salomons. Il s’est produit vers 06h40 (dimanche 20h40 GMT).
 
Une alerte émise par le centre a également entraîné le déclenchement de mises en garde régionales pour le Japon et l’Australie. Les plages de la côte Est de l’Australie ont été fermées et les liaisons maritimes suspendues dans le port de Sydney par crainte d’une réédition du tsunami de 2004 dans l’océan Indien. L’alerte a été levée neuf heures plus tard. Il semble qu’il n’y ait eu de dégâts que dans la zone de proximité immédiate du séisme.
 
Le Premier ministre des Salomons, Manasseh Sogavare a estimé que ce séisme aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves s’il s’était produit quelques heures plus tôt, en pleine nuit. "Nous avons de la chance qu’il ait eu lieu en journée. Les gens ont vu la mer se retirer, ce qui leur a indiqué que quelque chose d’anormal se produisait", a dit Sogavare sur CNN. Deux personnes sont mortes sur l’île de Choiseul, dans l’ouest de l’archipel. Et trois autres ont péri sur celle de Mono. "Ces îles de l’ouest sont très éparpillées et il est très difficile pour nous de les atteindre ou d’établir une communication. Mais nous allons y dépêcher une équipe", a précisé Maesulia.
 
LE PLUS VIOLENT DEPUIS 1900
 
Jackson Kiloe, chef de l’île de Choiseul, a déclaré que des vagues très hautes s’écrasaient sur les côtes et que des évacuations avaient été menées. Les services de gestion des catastrophes des Salomons ont déclaré que des problèmes de communications rendaient difficile toute évaluation des dégâts sur l’île de Simbo où, selon la Solomon Islands Broadcasting Corp., des habitants ont fait état de vagues qui ont pénétré jusqu’à 200m à l’intérieur des terres.
 
A Gizo, ville de 20.000 habitants, un hôpital a été endommagé et les patients ont été conduits dans la résidence d’un médecin, sur les hauteurs. On dénombre plus de 2.000 sans-abri. "Il y a d’assez gros bateaux au milieu de la route. De nombreuses maisons sur pilotis sont par terre. Plusieurs villages côtiers ont été totalement rasés", a déclaré Kennedy. Selon le chef du Service de gestion des catastrophes, Julian McLeod, une soixantaine de bâtiments ont été détruits, dont des maisons. "Nous disons aux gens de gagner les hauteurs au cas où il y aurait d’autres vagues. Nous avons l’habitude que des cyclones frappent l’île mais ça, c’est nouveau", a-t-il dit.
 
Les agences géologiques, dont l’australienne et la japonaise, ont mesuré le séisme à 8,1. L’estimation préliminaire de l’Institut de surveillance géologique américain (USGS), de 7,6, a été révisée à la hausse à 8,0. La secousse initiale a été suivie, sept minutes plus tard, par une deuxième secousse, un grosse réplique de réajustement, située plus à l’ouest et d’une magnitude de 6,7, selon l’USGS.
 
Gary Gibson, du Centre sismologique international, a précisé que ce séisme était le plus violent dans les Salomons depuis 1900. La faille, a-t-il estimé, a probablement couvert une superficie de 10.000 km2, soit une zone de 100 km sur 100 km (une distance moyenne habituelle pour un séisme de cette puissance). Cela reste largement inférieur à la faille de 1.300 km qui avait été repérée lors du séisme de décembre 2004 au large de l’île indonésienne de Sumatra. Et oui, quand on monte de 1 en magnitude, on multiplie par environ 10 la longueur de la faille mise en jeu et on multiplie par environ 31.62 la puissance énergétique du tremblement de terre…