Un neuvième parc national en France!

 
Le Parc national de la Réunion, créé par un décret du 5 mars 2007, une semaine après celui de Guyane, doit permettre de protéger l’exceptionnelle richesse biologique d’une île menacée par la pression démographique et l’urbanisation de ses côtes.Le parc des Hauts de l’île de la Réunion, qui concerne essentiellement les zones montagneuses, est implanté sur l’un des 25 "points chauds" les plus riches en biodiversité de la planète. Il comprend un volcan très actif, le Piton de la Fournaise, dont la dernière éruption, le 18 février, a duré 9 heures.

Comme celui de Guyane, officialisé fin février, il a bénéficié de la nouvelle loi sur les parcs nationaux qui distingue un "coeur" intégralement protégé et une zone d’adhésion volontaire des communes du parc.

Au total, il couvre les deux tiers du territoire insulaire – 1.650 km2 sur les 2.500 que compte l’île -, dont une zone centrale de 100.000 ha, étagée de 0 à 3.000 m d’altitude et présentant des milieux océaniques et tropicaux. La zone "coeur" du parc protège 42% de l’île avec de nombreuses espèces endémiques (propres à ce territoire).

"Pour la première fois, la France, qui n’avait plus créé de parcs nationaux depuis 18 ans, crée un parc national dans un contexte géographique contraint et à fort dynamisme démographique", relevait mardi le ministère de l’Ecologie. On estime qu’il y a eu 60 fois plus d’exctinctions d’espèces dans les collectivités d’Outremer qu’en métropole au cours des quatre derniers siècles, rappellent les experts du ministère.

"A la Réunion, la principale menace vient des espèces végétales envahissantes qui ont détruit énormément d’espèces locales", explique Bernard Cressens, directeur scientifique et spécialiste de l’Outremer au WWF-France. Les périls sont essentiellement liés à des facteurs d’origine humaine comme le développement de l’urbanisation, l’intensification de l’agriculture, la construction d’infrastructures, notamment touristiques et les pollutions qu’elles entraînent.

Faisant valoir la très forte demande des élus locaux, Bernard Cressens estime que ce nouveau parc pourrait devenir un "modèle d’exemplarité d’ici une dizaine d’années". Les dérogations accordées à des activités industrielles déjà existantes dans le périmètre du parc, comme une usine de géothermie, ont suscité un débat animé avec les organisations de protection de la nature.

"Il est clair que nous aurions préféré que cette usine soit exclue de la zone coeur", indique Gilles Benest, représentant de la fédération France Nature Environnement (FNE) au Conseil national de protection de la nature. "Mais sur le papier, le parc propose une protection du patrimoine naturel de bonne qualité".

De son côté, le ministère avait fait valoir lors de la présentation du projet que le parc de la Réunion couvre, pour sa zone coeur, 40% du territoire contre 0,7% pour l’ensemble des parcs de métropole. Le Parc national de la Réunion s’ajoute aux deux réserves naturelles nationales existantes et à la récente réserve naturelle nationale marine, créée par décret du 21 février dernier, qui assure la protection des milieux coralliens et des ressources halieutiques sur 3.500 hectares.

 
Pour tout savoir sur les Parcs Nationaux en France, rendez-vous sur leur site. Vous y trouverez données, cartes d’identités, atlas…
Sinon, chaque parc possède son propre site:
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Les abeilles en DANGER!!!!!

 
Depuis quelques temps les apiculteurs tirent la sirène d’alarme mais force est de constater que pour le moment le gouvernement ne fait pas grand chose. Et pourtant il y a réellement urgence, surtout qu’à l’empoisonnement de ces insectes indispensables à la pollinisation (et donc à la production fruitière!) s’ajoute un nouveau danger, la prolifération du frelon asiatique.
 
Depuis plusieurs années les élus n’ont pas bougé mais avec l’approche des élections, certains semblent se réveiller. Il était temps!!!! Une quarantaine de députés de tous bords demandent une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la lumière sur la surmortalité des abeilles, a annoncé le député-maire de Vienne Jacques Remiller (UMP), qui a déposée mardi une résolution en ce sens. M. Remiller a souhaité qu’une décision de principe soit prise avant la fin de la législature pour que la commission d’enquête soit opérationnelle au début de la prochaine, lors d’une conférence de presse. Tout de le monde sait quelle est la cause de cette surmortalité et ils en sont seulement à demander une commission d’enquête… Une fois de plus nos politiques ont 5 à 10 ans de retard!!!!!!
 
"L’apiculture vit depuis dix ans la plus grave crise de son histoire en France et en Europe", a souligné M. Remiller, précisant qu’en France, 1.500 apiculteurs, amateurs et professionnels, cessent leur activité chaque année, 5.000 emplois étant ainsi menacés.La production française de miel a chuté de 10.000 tonnes depuis dix ans, soit 1.000 tonnes par an, a ajouté le député. Et "la surmortalité des abeilles continue alors que les produits incriminés (Gaucho et régent TS) sont suspendus depuis deux ans", a-t-il fait remarquer. Le problème est que le gouvernement a interdit ces produits dangereux pour les abeilles (et pour l’homme!) mais a autorisé les agriculteurs à utiliser ce qu’ils avaient en stock, soit pour certains, une pollution qui va perdurer pendant encore plusieurs années! Il fallait interdire ces produits mais aussi leur utilisation! Nos hommes politiques le savaient mais ont une fois de plus cédé aux lobbies agricoles et chimiques sans réfléchir aux conséquences de leurs décisions insuffisantes! 
 
Cette commission devra évaluer les décisions prises depuis dix ans pour enrayer la surmortalité des abeilles, juger de la bonne utilisation des fonds européens par la filière apicole et définir une politique nationale de sauvegarde des abeilles, a indiqué le député. A cela s’ajoute la prolifération du frelon asiatique…
 
Le frelon asiatique semble avoir réussi à s’acclimater en France, au grand dam des apiculteurs, car cette grande guêpe carnassière constitue un redoutable prédateur pour les abeilles. Observé pour la première fois en novembre 2005 dans le Lot-et-Garonne, Vespa velutina aurait déjà colonisé la plus grande partie de l’Aquitaine. Son extension sur le territoire français est "fulgurante", souligne Jean Haxaire, l’entomologiste amateur qui, le premier, a identifié le nouvel arrivant. L’un de ses correspondants a ainsi repéré depuis sa voiture 85 nids sur la soixantaine de kilomètres séparant Marmande de Podensac.
 
L’insecte aurait débarqué en France caché dans un chargement de poteries chinoises fin 2004 (Pourquoi n’a-t-on toujours pas mis en place de quarantaine alors que régulièrement ce genre de nuisibles débarque sans que l’on puisse rien faire!!!!). Moins de trois ans plus tard, son éradication semble d’ores et déjà impossible. "Le frelon asiatique est déjà dans les Landes, la plus grande forêt d’Europe", où il construit ses nids sphériques à très grande hauteur dans les pins, hors de portée des regards, relève M. Haxaire.
 
La sous-espèce arrivée en France, "nigrithorax", vit naturellement en Chine, au Bhoutan, dans le nord de l’Inde, des zones avec un hiver marqué et un climat pas très différent de celui du sud de la France, relève Claire Villemant, spécialiste des hyménoptères au Muséum national d’histoire naturelle. "Vu le nombre de nids répertoriés cet hiver, l’espèce non seulement s’est très bien acclimatée, mais s’est aussi terriblement multipliée"… La faute à un taux de reproduction élevé et à l’absence de prédateurs.
 
Long de 20 à 25 millimètres pour les ouvrières, jusqu’à 30 mm pour les reines, Vespa velutina est un peu plus petit que son cousin Vespa crabo, jusqu’à présent seule espèce de frelon représentée en Europe de l’Ouest. Les reines frelons sont impressionnantes, d’autant qu’elles volent en faisant beaucoup de bruit. Pour autant, l’animal est assez timide. "Ce frelon fuit l’homme. Quand vous faites un pique-nique, jamais un frelon ne va venir tourner autour de vous", relève Mme Villemant, soucieuse de prévenir l’apparition en France d’une psychose comparable à celle qui avait saisi les Etats-Unis après l’arrivée des "abeilles tueuses" africaines.
 
"Quant à la légende selon laquelle trois piqûres de frelon seraient mortelles, c’est totalement faux". Les dangers, notamment de chocs allergiques, sont exactement les mêmes que pour les abeilles et les guêpes, selon elle. Les problèmes présentés par Vespa velutina "ne sont pas des problèmes de santé publique", renchérit M. Haxaire, qui mentionne seulement une certaine nervosité de l’insecte dès qu’on se rapproche à moins de quatre mètres du nid. Les dangers présentés par le nouveau venu sont surtout d’ordre écologique – il existe un risque sérieux qu’il vienne supplanter l’espèce autochtone – et économique – pour les dégâts qu’il pourrait causer aux ruchers.

Le frelon d’Europe s’attaque occasionnellement aux abeilles, mais se nourrit surtout de chenilles et d’autres insectes nuisibles. Son cousin d’Asie, lui, préfère consommer des insectes sociaux, abeilles notamment. M. Haxaire a observé Vespa velutina aux aguets devant des ruchers, avant de fondre sur une ouvrière et la dévorer. Difficile à chiffrer les dégâts, "mais il y en a toujours un ou deux en permanence à faire le guet", selon M. Haxaire. En Asie, il parviendrait à entrer dans les ruches pour dévorer le couvain ce qui, en France, pousserait à la ruine nombre d’apiculteurs, déjà secoués par la surmortalité de leur cheptel due aux insecticides. Pour M. Haxaire, l’épreuve de vérité arrivera l’an prochain. Le frelon d’Asie pourrait alors être présent "dans la moitié de la France". En tout cas, il faut craindre une nouvelle crise pour les abeilles, déjà fragilisées en France… A ce rythme, notre pays n’aura plus d’abeilles dans moins de 10 ans!

La centrale électrique de la Rance a 40 ans

 
A l’heure où les énergies renouvelable sont à la mode, l’anniversaire de la plus grande centrale marémotrice au monde prend un résonance particulière. Elle utilise effectivement le courant des marées pour produire de l’électricité. Ce système très ingénieux reste peu exploité malgré une efficacité reconnue car son coût reste trop élevé. Il pourrait pourtant devenir une énergie complémentaire non négligeable pour tous les pays ayant une façade océanique (les façades maritimes sur la Baltique ou la Méditerranée n’ont pour leur part pas de marées…).
 
Inaugurée le 26 novembre 1966, cette centrale marémotrice reste la plus puissante au monde grâce à l’utilisation de 24 turbines de 5,35 mètres de diamètre munies de pales orientables permettant une utilisation à marée montante et descendante. Située à l’entrée de l’estuaire de la Rance, entre Saint-Malo et Dinard, la centrale, d’une puissance de 240 MW et inspirée des moulins à marées du Moyen-Age, fait 400 mètres de long qui sont parcourus à vélo par la trentaine de salariés.
 
L’exploitation de la Rance par une centrale à gaz entraînerait le rejet de 115.000 tonnes de Co2, explique-t-il, pour illustrer les bienfaits de l’utilisation de la force des marées, dont l’amplitude peut atteindre 13,5 mètres, et qui est surnommée "la houille bleue". "Le débit d’eau d’une marée équivaut à trois crues du Rhône", précise le responsable. L’usine de la Rance, plus importante centrale de Bretagne, peut alimenter une agglomération de 300.000 habitants. Elle représente 90% de la production électrique bretonne sachant que la région ne produit que 5% de ce qu’elle consomme. L’investissement initial s’est élevé tout de même à plus de 3,7 milliards de francs, mais on peut dire qu’il s’agissait d’un investissement en avance sur son temps, qui a depuis été rentabilisé. Cela prouve qu’en matière d’énergie, il ne faut pas penser à court terme mais toujours prévoir l’avenir. La centrale est aussi devenue une attraction touristique avec plus de 70 000 visiteurs par an.
 
Mais en matière de production électrique, jamais rien n’est tout rose… Au moment de sa construction, aucune étude d’impact sur l’environnement n’avait été réalisée. Les études de l’Ifremer ont démontré que la centrale n’avait pas de réel impact sur les populations de poissons et d’oiseaux et sur la flore. En revanche, elle a modifié fortement les courant marins locaux. L’estuaire de la Rance s’est envasé plus rapidement que prévu et EDF a dû consacrer ces dernières années 6 millions d’euros pour restaurer les berges et contrôler la sédimentation. Des conséquences gênantes, mais rien d’irréversible… Un projet donc globalement positif sur le long terme qui mériterait peut-être d’être développé à des échelles moindre sur notre littoral Atlantique et pourquoi pas sur certaines îles pour lesquelles l’approvisionnement énergétique reste difficile.

Villepin se découvre une fibre écologique

 
Lutter contre les rejets de CO2 en favorisant les alternatives propres et économes en énergie dans l’habitat. Voilà une prise de position qui ne mange pas de pain mais qui est toujours payante sur le plan électoral et pour la cote de popularité! Villepin ne fait que reprendre sur ce plan là, les prises de positions de Chirac. Bien sûr, la droite qui s’intéresse tout à coup à l’environnement, on n’y croit pas plus que ça puisque l’idéal productiviste et ultralibéral qu’elle défend est plutôt incompatible avec les normes environnementales, d’ailleurs Villepin aurait pu mettre en place ces mesures bien plus tôt, mais bon quelques mesures c’est toujours ça de pris même si elles sont peu convaincantes.
 
L’habitat est responsable de 22% des émissions de gaz polluants, contre 26% pour les transports (des objectifs sur l’éthanol ont enfin été fixés avec plusieurs années de retard sur nos voisins européens…). Il s’agit donc d’améliorer l’efficacité énergétique de nos logements, par une meilleure isolation et en utilisant des énergies renouvelables. Le plafond du Codevi sera augmenté, des prêts à taux attractifs et des crédits d’impôts accordés. Un soutien au développement du chauffage propre (bois, solaire, géothermie…) sera mis en place pour les immeubles et les bâtiments des collectivités.
 
En revanche, pour les transports pas grand chose de nouveau avec un seul soutien au moteur hybride diesel. Le bioéthanol reste l’unique piste alors que les écologistes dénoncent déjà un risque de surexploitation des sols avec pollution par des engrais ou des pesticides. Bref ce sont des mesures minimales qui ont été annoncées, bien loin des objectifs fixés par le protocole de Kyoto. Nos gouvernements successifs n’entendent décidément pas grand chose à l’environnement et à la pollution atmosphérique et sont bien loin de prendre des mesures à la hauteur des problèmes écologiques actuels…

La droite ment… L’environnement trinque…

 
La majorité actuelle marche sur la tête en matière d’environnement et de consommation d’eau, ça se confirme… Trois affaires viennent le confirmer…
 
Tout d’abord les aides versées aux agriculteurs. Alors que tous les états européens imposent des critères et conditions écologiques dans le versement des aides, le gouvernement français refuse de le faire. Résultat sur une surface équivalente, un agriculteur qui fait des cultures intensives de maïs (polluantes et fortes consommatrices en eau) touchera une aide bien plus importante qu’un agriculteur bio qui fait de l’élevage extensif bovin… Pire, à partir du mois d’avril toutes les aides à l’agriculture biologique seront supprimées! Une façon comme une autre de détruire une filière pour soutenir les affaires florissantes des grands groupes vendeurs d’OGM et de produits chimiques (pesticides, insecticides).
 
Ensuite, une nouvelle loi interdit de faire la publicité de produits phytosanitaires bio non agréés. Or cette agrégation est très difficile et coûteuse à obtenir, alors que de nombreux horticulteurs produisent leurs propres produits bio. Par exemple, le purin d’orties, connu depuis des siècles comme puissant engrais et insecticide (anti-acariens et pucerons), totalement sans danger pour l’environnement, ne pourra plus être vendu comme insecticide et engrais. En revanche, les produits chimiques, polluants, ont eux cette autorisation… Bravo à nos chers députés qui ne cherchent qu’à couler une filière respectueuse de l’environnement…
 
Enfin, le conseil général des Landes vote une aide annuelle à ses communes qui ont fait le choix d’un organisme public pour la gestion et la distribution de l’eau car il est prouvé que ces organismes vendent l’eau moins chère aux particuliers que les grandes entreprises privées. Ces entreprises ont porté plainte pour discrimination mais le tribunal a donné raison au conseil général (en première instance et en appel). On peut trouver normal que des élus responsables cherchent à réduire au maximum les coûts des services à leurs administrés, à qualité égale. Et bien visiblement, la majorité UMP, saisie du problème (on se demande par qui? et ce qui leur a été promis en échange du service rendu?), n’est pas de cet avis et elle prépare un amendement visant à interdire le versement d’aides pour soutenir le choix d’organismes publics fournisseurs d’eau… On remercie donc les députés de vouloir faire gonfler la note d’eau de tous les français…
 
Trois affaires qui en disent long sur la majorité actuelle dont le seul but est d’offrir des cadeaux aux grandes entreprises privées au détriment de notre environnement et de l’intérêt public général…

Pollution majeure à Abidjan

Je ne m’étendrai pas trop sur le sujet, les journaux vont probablement y revenir très largement dans les jours qui viennent… Cette pollution qui touche la ville d’Abidjan est tout simplement scandaleuse. Pendant combien de temps encore des dirigeants de grandes entreprises des pays riches (Etats-Unis, Japon et Europe en tête) vont-il continuer à refourguer leurs « merdes » (désolé pour le terme mais je n’en vois pas d’autres…) aux pays en développement. C’est une catastrophe écologique majeure qu’est en train de vivre la première ville de Côte d’Ivoire, tout cela parce que des imbéciles peu scrupuleux, autorisés à agir par d’autres imbéciles corrompus, ont déversé plusieurs centaines de tonnes de produits chimiques hautement dangereux dans les décharges à ciel ouvert de la ville.

Résultat on compte déjà plusieurs morts, les enfants en premiers qui subissent le plus rapidement les effets de ces produits. Mais pire, Abidjan est construite sur une lagune, très fragile, et il est probable que les nappes phréatiques de la ville seront très rapidement contaminées, laissant craindre une pollution du site sur le long terme. Ce genre de faits n’est aujourd’hui plus acceptable. Les pays riches doivent prendre très rapidement des mesures pour interdire aux industriels d’exporter leurs déchets. Car ce cas n’est pas isolé, les Etats-Unis exportent déjà depuis de nombreuses années leurs déchets (même ménagers), qu’ils se refusent à incinérer, vers les pays d’Amérique latine. Et la France n’est pas mieux avec son vieux porte-avion bourré d’amiante… Après on s’étonnera du ressentiment des populations des pays pauvres vis-à-vis de nous…

Mais c’est aussi tout le trafic maritime qu’il faut revoir car un tel bateau n’aurait jamais dû pouvoir quitter l’Europe sans que les autorités ce soient assurées du retraitement effectif de ces déchets dans le lieu d’arrivée. C’est bien beau de contrôler tout ce qui entre dans nos pays, il serait aussi bon de contrôler ce qui en sort.

Malheureusement, une nouvelle fois, les industriels responsables de ces déchets ne seront aucunement inquiétés, diront qu’ils n’étaient pas au courant (c’est tellement facile!), l’armateur sera introuvable. Bref aucun responsable… mais en attendant, les ivoiriens continueront, eux, de mourir à cause d’un système économique ultralibéral qui ne voit que les profits à court terme et dans lequel la vie humaine (et particulièrement d’enfants africains) n’a aucune valeur…

Des poissons transexuels à la Maison Blanche…

Voilà une nouvelle de la première importance qui devrait mettre en émoi notre cher George W. Bush… A deux pas de la Maison Blanche, dans le Potomac, fleuve qui traverse la capitale fédérale américaine, des poissons mâles hermaphrodites portant des oeufs ont été trouvés par les chercheurs de l’USGS (United States Geological Survey). Ces poissons ont été découverts par hasard alors que d’autres recherches étaient effectuées… En amont de Washington, le taux de poissons transexuels évolue de 30 à 100%! Lorsque l’on connait l’aversion du président américain pour les transexuels et les homosexuels, cette information pourrait prêter à sourire, mais la cause de ces mutations est malheureusement beaucoup moins drôle…
Nombre de produits chimiques (pharmaceutiques, il y a de grandes usines de production de médicaments autour de Washington, pesticides et herbicides) agissent comme des oestrogènes sur les corps des poissons mâles qui ne savent plus à quel sexe se vouer… On pourrait se dire, voilà on n’a qu’à arrêter de pêcher les poissons du Potomac… mais le problème est que l’eau de ce fleuve sert aussi à l’alimentation en eau de Washington… De là à imaginer George W. Bush se mettre à porter tailleurs et talons hauts et à annoncer son changement de sexe, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas… Quoique…
Plus sérieusement, cette découverte scientifique, pose le problème réel de la pollution des cours d’eau par l’agriculture intensive et l’industrie chimique. Malgré les propos très rassurrants des industriels, cette affaire est bien la preuve qu’il existe des rejets de nombres de produits polluants dans les eaux de nos rivières. Et ce qui est vrai à Washington, l’est tout aussi dans les rivières françaises. Nos agriculteurs abusent des pesticides et insecticides comme le prouve la surmortalité des abeilles et, ces derniers mois, la pollution à plusieurs reprises du Rhône, notamment par des fuites d’hydrocarbures, démontre de graves manquements à la sécurité environnementale dans nos complexes industriels.
Pendant combien de temps, au nom d’un productivisme éhonté, allons continuer à accepter la pollution grandissante et de moins en moins réversible de notre environnement?