Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

Actes Sud, 2010, 153 pages

Prix Goncourt des lycéens, 2010.

Résumé : En mai 1506, Michel-Ange débarque à Constantinople désormais occupée par les ottomans. Il répond à l’invitation du sultan Bajazet qui lui demande de construire un pont sur la Corne d’Or. Loin de Rome et de son pape mauvais payeur, l’artiste découvre une autre civilisation, flamboyante, qui influencera son art.

Critique : Pour ce roman, Mathias Enard propose une plongée étourdissante dans la Renaissance et dresse le portrait d’un de ses plus célèbres artistes, Michel-Ange. Il s’appuie sur une courte période, peu connue, de la vie de l’artiste qui n’est en fait qu’un prétexte pour nous plonger dans l’atmosphère d’une Constantinople en transition, en passe de basculer dans le monde ottoman.

Ce sont d’ailleurs les passages sur la découverte de ce monde oriental par Michel-Ange qui sont les plus intéressants dans le roman et l’on pourra reprocher à Enard de ne pas s’y attarder suffisamment préférant la noire poésie d’un triangle amoureux destructeur, ou encore la relation souvent conflictuelle entre artiste et mécène. Ces hésitations en font un roman hybride à l’écriture parfois un peu trop empesée.

J’en suis ressorti avec un goût d’inachevé mais, malgré tout, ce roman est d’une puissance et d’une poésie rare entre langueur orientale, jalousie amoureuse et processus créatif. Une œuvre qui mérite indéniablement qu’on s’y arrête.

3,75/5

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