X-Men : le commencement ***

X-Men: Le Commencement

Après un troisième épisode inégal et un Volverine dispensable, oser revenir sur la saga des X-Men était un pari fort risqué, mais Matthew Vaughn le relève admirablement en choisissant de revenir aux origines des personnages principaux de la saga (Professeur X et Magneto). Nous voici donc propulsés dans les années 60, en pleine crise des missiles de Cuba, où les premiers mutants vont jouer un rôle majeur dans ce mélange passionnant entre science-fiction et grande histoire.

Le scénario de ce préquel est donc admirablement bien construit avec une juste proportion entre cinéma d’action aux faux airs des sixties, blockbuster aux effets spéciaux scotchants, psychologie des personnages particulièrement travaillée. Car l’on retrouve avec bonheur ce qui fait la patte des X-Men, c’est-à-dire, la difficile acceptation de soi, l’affirmation de sa différence, le communautarisme et une réflexion aboutie sur l’évolution de l’homme et la nécessité pour lui de canaliser sa violence à mesure que son potentiel destructeur s’accroît par ses progrès techniques et scientifiques.

Il faut ajouter à cela des acteurs particulièrement brillants et classieux qui donnent à ce film de faux airs de James Bond et reprennent avec réussite des rôles incarnés auparavant par Patrick Stewart et Ian McKellen. James McAvoy donne ce qu’il faut de profondeur mais aussi de légèreté au Professeur X. Quant à Michael Fassbender, il donne à Magneto charme, charisme et noirceur. Cette relation d’amour-haine entre l’américain insouciant et le juif européen ayant subi la barbarie et l’horreur des camps nazis est particulièrement émouvante et intelligemment mise en scène. Le reste du casting est également parfait aussi bien dans les grandes scènes d’action, que dans les scènes intimistes, qu’elles soient dramatiques ou comiques.

Ce premier volet devrait sans doute, si le succès est là, ouvrir la voie à d’autres suites. En tout cas la firme de Comics Marvel démontre une nouvelle fois qu’elle reste incontournable en matière de films de super-héros et une source d’inspiration indispensable au cinéma américain de divertissement.

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