Tous les hommes qui sont ici

Tous les hommes qui sont ici de Valérie Dayre

L’atelier du poisson soluble, 2006, 121 pages

Quatrième de couverture :

La scène se passe dans un petit restaurant qui, pour 9,50 €, propose un plat du jour, un dessert, un quart de vin – rouge, blanc, rosé, au choix. Aux tables 3, 4 et 5, on parle, et bien sûr on saisit des bribes de conversations voisines… qui intriguent, égarent, amusent, indignent – au choix aussi.

Critique :

Qui n’a jamais écouté ou espionné discrètement ses voisins de table au restaurant ? C’est en partant de se postulat amusant que l’auteure nous propose une jolie réflexion sur le racisme et les préjugés. A partir d’une phrase dite par un homme au cours d’une conversation avec son amie « Tous les hommes qui sont ici sont des cochons », toutes les suppositions vont être soulevées avec humour ou de manière dérangeante. Au milieu, la jeune serveuse sert de trait d’union. La construction de ces récits, en parallèle, est très bien trouvée. Elle laisse la porte ouverte à toutes les possibilités et le fond est peu à peu dévoilé. Chacun réagit à sa manière, selon ses préjugés, avec plus ou moins de lâcheté. Sur le plan littéraire l’ouvrage est certes mineur mais la réflexion est de qualité et donne un ouvrage plaisant, très vite lu, à conseiller aux ados petits lecteurs.

2,75/5

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