Suites du séisme et du tsunami sur les Iles Salomon

 
Le séisme de magnitude 8, survenu lundi au large de l’archipel des Salomon, en Océanie, a soulevé de plusieurs mètres une de ses îles, mettant à nu toute une barrière de corail. Ranongga, une île reculée de la Province Occidentale des Salomon, a échappé, à la différence du reste de la région, à la dévastation provoquée par le tsunami qui a suivi le séisme de lundi. On peut même penser que c’est ce soulèvement local qui est à l’origine du tsunami. Si le séisme avait été lié à un mouvement de subduction, la vague serait partie de la fosse de subduction (au Nord Est de l’archipel) et ce serait plus facilement propagée dans le Pacifique. Là elle est restée locale, à l’arrière de l’arc de subduction…
 
"Un bruit important", raconte à l’AFP Hendrick Kegala, dans l’anglais approximatif qui lui sert de dialecte. "L’eau est partie et n’est  pas revenue", ajoute-t-il. Selon cet habitant, le grondement du séisme a coïncidé avec un retrait de l’océan d’environ 70 mètres et une élévation de l’île de plusieurs mètres.
 
Près d’une semaine plus tard, voilà donc complètement à nu la barrière de corail qui faisait la réputation de l’île. Elle grille sous le soleil ardent, couverte de poissons morts, d’anguilles et de coquillages desséchés, a constaté un journaliste de l’AFP. Les organisations humanitaires n’ont pas encore pu se rendre sur cette petite île de 32 km de long et 8 de large.
 
Mais Jackie Thomas, responsable du WWF, se souvient de l’importance de la barrière de corail. "Les poissons des récifs sont la source principale de protéines des villageois… Ils emploient de plus les coquillages comme outils et comptent sur l’océan pour satisfaire nombre de leurs besoins", explique-t-elle depuis Gizo, capitale de la Province Occidentale. WWF avait participé ces dernières années avec la population locale de l’île à une opération visant à assurer une gestion durable des coraux.
 
"Encore un autre environnement marin détruit", laisse-t-elle tomber. "Les villageois vont devoir aller plus loin pour trouver la même nourriture… C’est toute la chaîne alimentaire qui est perturbée", avertit-elle. Je suis d’accord, mais bon là, il s’agit d’un phénomène naturel. Aux dernières nouvelles, ce n’est pas l’activité humaine qui provoque les séismes! Certes l’écosystème local sera un temps perturbé, mais de nouveaux récifs avec une nouvelle barrière de corail se mettront peu à peu en place. La vie regagnera du terrain à partir des zones restées sous l’eau… C’est au contraire une chance pour les scientifiques d’étudier un phénomène très rare. La vie colonise très vite des nouveaux espaces accessibles. Et je suis sûr qu’après ce désordre temporaire, les groupes écologistes s’étonneront de la profusion de vie qui suivra…
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