Signes précurseurs des séismes… Une avancée?

 
On retrouve régulièrement des scientifiques qui tentent de trouver des signes précurseurs aux tremblements de terre. Au départ c’était assez irrationnel (observations des animaux notamment…) et puis ça semble progresser avec l’étude des anomalies magnétiques. Les séismes sont les seules catastrophes naturelles que l’homme de peut pas prévoir, à la différence des cyclones, des tornades (même si on ne peut pas les situer précisément), des inondations ou des éruptions volcaniques…
 
Les tremblements de terre les plus violents pourraient être précédés par des secousses lentes et à peine perceptibles, pouvant s’étaler sur des jours, voire des semaines, spéculent des scientifiques, après avoir étudié une zone sismique du sud du Japon.Ces signes annonciateurs, en provenance de failles très profondes, sont connus sous le nom de séismes à basse fréquence. Ils ne dépassent pas généralement une magnitude de 1 ou 2 sur l’échelle de Richter, rappelle une équipe américano-japonaise menée par David Shelly (université de Stanford). Le problème est que les équipes américaines ont souvent tendance à amplifier leurs résultats pour attirer des fonds (joies de la recherche financée par le privé oblige…) et que les signes précurseurs dans une zones, sont difficilement exportables à une autre région (le placement et la direction des failles étant différents…). 
 
Ces secousses sont fréquemment observées dans les zones de subduction, là où une plaque tectonique s’enfonce sous une autre. C’est dans ces régions, comme sur la célèbre "ceinture de feu" du Pacifique, que sont survenus les séismes les plus dévastateurs de l’histoire humaine (euh… là c’est discutable… L’auteur de cet article oublie les séismes chinois, indiens, iraniens, turcs, algériens, marocains, Lisbonne…, la Californie certes dans la ceinture Pacifique mais où il n’y a pas de subduction…). Le séisme de magnitude 9,2, qui a ravagé Sumatra le 26 décembre 2004 et a déclenché un tsunami à l’origine de la mort de plus de 200 000 personnes, en est un exemple récent.

L’équipe de M. Schelly, dont les travaux sont publiés dans la dernière édition de la revue scientifique Nature, a examiné des centaines d’enregistrements sismographiques effectués sur l’île japonais de Shikoku. La plaque des Philippines s’y enfonce à environ 35 kilomètres sous la surface terrestre. Imperceptibles depuis la surface, les secousses à basse fréquences y sont provoquées "par le même mécanisme que celui qui génère les séismes habituels, mais avec une petite différence. Le glissement de la faille profonde survient plus lentement que lors d’un séisme ordinaire", relève un autre auteur de l’étude, Gregory Beroza, professeur de géophysique à Stanford.
 
La plupart des sismologues estiment que ces secousses sont un bruit de fond de l’activité des plaques tectoniques, sans utilité comme outil de prévision. Mais pour M. Beroza, "à chaque fois qu’un séisme lent se produit, il accroît les tensions qui pèsent sur la partie de la faille qui ne coulisse pas. Savoir qu’une telle secousse a eu lieu pourrait être utile pour évaluer les risques sismiques", estime le scientifique américain. Là par contre je suis d’accord! Lorsqu’un séisme se produit sur un segment de faille, il accroît les tensions et donc le risque qu’un séisme se produise sur le segment voisin… Mais bon, rien qui permette de faire des prévisions précises à court terme, mais juste une probabilité sur le moyen ou long terme…
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