La Môme ****

 
Bon, il est des films dont on entend tellement parler (en bien) qu’on a un peu peur d’aller les voir car on se dit qu’à tous les coups on va être déçu… Et puis, il faut bien avouer que question promo, il était difficile d’échapper à ce film sur les médias depuis quelques semaines (il faudrait d’ailleurs s’interroger sur ce manque d’imagination et d’originalité!). Donc forcément, difficile d’arriver totalement neutre dans la salle de cinéma! Et puis le film démarre, et là on a très peur car autant le dire tout de suite, les premières minutes ne sont pas vraiment réussie, le rythme est un peu lent et pour donner de l’ampleur, Olivier Dahan se croit obligé de faire bouger à outrance sa caméra provoquant plus la nausée que l’intérêt… Et puis peu à peu, il trouve ses marques et nous aussi!
 
La force de ce film est justement de monter crescendo porté par une Marion Cotillard hallucinante, littéralement habitée par le fantôme d’Edith Piaf! Chaque fois qu’elle apparaît à l’écran, elle est tout simplement éblouissante! A tel point qu’on finit par ne même plus apercevoir les seconds rôles, pourtant remarquables! Non c’est elle, et travers elle, c’est Piaf qui nous intéresse et le reste n’a finalement que peu d’importance. Dahan l’a d’ailleurs bien compris puisqu’il ne part jamais dans de longues scènes explicatives pour amener tel ou tel personnage qui a compté dans la vie de l’artiste. Ils sont là simplement et qu’importe leur rencontre. Du coup c’est un peu plus compliqué à suivre, surtout qu’il opte pour un montage qui n’est pas chronologique évitant le côté plan plan de nombres de biographies cinématographiques. Mais après tout, tout cela convient parfaitement car le spectateur n’a pas forcément besoin d’explications lourdaudes pour comprendre! Le réalisateur a aussi de réels partis pris, puisqu’il ne conserve évidemment pas toute la vie de la chanteuse, se concentrant sur quelques événements phares qui ajoutent à la densité de son récit!
 
Au final, l’émotion est là, on est bouleversé à chaque instant et rares sont ceux qui contiendront leurs larmes d’un bout à l’autre. Car Olivier Dahan a réussi son pari fou, mieux il semble même réssusciter Edith Piaf! Sa maîtrise du récit, la qualité de sa reconstitution, l’utilisation astucieuse des principaux titres d’Edith qui illustrent toujours à merveille le propos sans aller dans la surenchère et sa réalisation ambitieuse font de cette Môme un joyau tout bonnement magnifique! On est ébloui, transporté, on rit, on pleure et on aime infiniment cette Edith (Marion) qui nous prend aux tripes jusqu’à la fin.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s