Les Césars 2007

 
La cérémonie s’est déroulée hier soir. Une bonne soirée avec ambiance beaucoup plus détendue que l’année dernière. Il faut dire que l’édition 2006 avait été tellement glaciale que ça ne pouvait être que mieux cette année! Valérie Lemercier a été formidable, son humour décalé fonctionnant à merveille. Cette année, pas de coupure intempestive par les intermittents mais un très bon speech de Pascale Ferran qui a critiqué avec intelligence la réforme des indemnisations mais aussi les dangers de l’actuel mode de financement. Au passage, il n’est bien sûr pas parfait, il pourrait être encore amélioré, mais n’oublions pas qu’il permet au cinéma français d’être le plus vivant et divers d’Europe…
 
Côté palmarès, je l’avais senti venir et effectivement, c’est le film Lady Chatterley, adaptation du roman de D.H. Lawrence, qui s’impose sur l’ensemble de la soirée. A l’image de l’Esquive (que j’avais trouvé personnellement très décevant), les votants de l’Académie ont cette année encore choisi de primer un film passé totalement inaperçu dans les salles. Il faut dire que la durée du film (près de 2h40) a de quoi rebuter même les plus cinéphiles et si les critiques ont été excellentes, le public était pour sa part plus partagé… Au final, ce film obtient 5 trophées sur 9 nominations: Meilleur film, meilleure actrice pour Marina Hands, meilleure adaptation, meilleure photographie et meilleurs costumes.
 
Derrière Guillaume Canet peut également se réjouir avec 4 trophées pour son polar nerveux Ne le dis à personne, qui avait lui rencontré un beau succès en salles avec 2,8 millions d’entrées. Mais si le public a adoré, la presse était un peu plus partagée… On voit là que le nouveau système de vote (où des représentants des exploitants de salles participent) permet d’obtenir un palmarès un peu moins intello mais malgré tout de haute tenue. Ne le dis à personne obtient donc les Césars de meilleur réalisateur pour Guillaume Canet, meilleur acteur pour François Cluzet, meilleur montage et meilleure musique pour M.
 
Ensuite, Je vais bien, ne t’en fais pas, dont je vous conseille vivement le titre Lili U-Turn composé par Aaron, voit ses acteurs récompensés, meilleur acteur dans un second rôle pour Kad Merad et meilleur espoir féminin pour l’excellente Mélanie Laurent… C’est en revanche la soupe à la grimace pour l’équipe d’Indigènes qui doit se contenter du meilleur scénario. Les votants ont probablement considéré que le prix d’interprétation collectif à Cannes et la nomination aux Oscars étaient déjà de belles récompenses pour ce film qui reste le grand perdant de la soirée… Autre perdant, Quand j’étais chanteur qui doit lui se contenter du César du meilleur son. Gérard Depardieu pourra se consoler avec son Gérard d’Or du pire acteur de la famille Depardieu pour sa prestation dans ce film…
 
C’est la fête pour Malik Zidi qui, après trois nominations, obtient enfin le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans Les Amitiés maléfiques. Il était temps de reconnaître l’immense talent de cet acteur!
 
Côté comédies, une fois de plus c’est le service minimum. La maîtresse de cérémonie, Valérie Lemercier obtient la statuette de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film Fauteuils d’orchestre, et c’est plus que mérité! OSS117 obtient pour sa part le César des meilleurs décors. C’est la déception pour Prête-moi ta main qui repart bredouille malgré les fantastiques prestations d’Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg, mais aussi pour Cécile de France, nommée deux fois comme meilleure actrice mais qui repart les mains vides. On peut se demander pourquoi nommer deux fois la même personne (surtout dans la même catégorie…), c’est probablement ce qui l’a fait perdre!
 
A l’inverse, la surprise de la soirée revient à Isabelle Mergault qui obtient le César du meilleur premier film pour son très moyen (c’est le moins qu’on puisse dire!) Je vous trouve très beau. Il faut dire que face à elle, Mauvaise foi avait partagé critiques et public et que Pardonnez-moi était très (trop?) radical… La soirée a été également l’occasion de revoir Karl Zéro sur Canal+ puisqu’il obtient le premier César du meilleur documentaire (un genre en plein boom qu’il était temps de récompenser!) pour son Dans la peau de Jacques Chirac. Le César du meilleur court revient à Fais de beaux rêves. Quant au meilleur film étranger, là encore c’est la surprise puisque c’est la petite comédie indépendante Little Miss Sunshine qui obtient le trophée face à de très hautes pointures (Babel, Brokeback Mountain, The Queen et Volver!).
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