Boulanger et tenancier de sex shop!

Trouvé cette info AFP sur Yahoo actu… ça m’a bien fait rire!
« Avec ce double travail, je suis passé de 9 heures à 5 heures de sommeil par nuit », résume, faussement contrit, Marc Lahon, boulanger à Saint-Béat (Haute-Garonne) et, depuis cinq mois, exploitant d’un sex-shop à quelques dizaines de mètres de sa boulangerie. Désormais, du matin au soir, ce solide quinquagénaire passe en quelques enjambées du monde classique des couronnes et baguettes à celui, nouveau pour lui, des lingeries coquines, revues, films pornographiques, et accessoires égrillards allant de la salière phallique « pour épicer vos repas coquins » au « piposlip » brodé.
A la boulangerie de ce village de 400 habitants, « les clients rigolent parfois mais ne sont pas choqués », note Fabienne, la vendeuse, qui « préfère voir ça que des enfants assassinés » (Aïe, l’amalgame!!!). Au départ, l’idée de cet élargissement original d’activités est née d’une seule volonté de l’artisan: embarrasser la communauté de communes, qui a entamé la construction d’un office du tourisme sur un terrain adjacent à sa maison, « à 90 centimètres de (ses) fenêtres et (lui) bouchant le soleil », selon ses dires.
« Je me suis dit qu’avec un sex-shop juste à côté, leur projet ne pourrait pas se faire », explique Marc Lahon, carrure et veste à carreaux de bûcheron, devant l’entrée de son sex-shop baptisé « Le petit bonheur d’Eva », dans le bruit incessant des voitures et camions allant et venant de l’Espagne toute proche. Table de cuisine au milieu de la pièce, simples étagères de bois au mur: le boulanger a lui-même aménagé de façon quasi-monacale, au rez-de-chaussée de son logement, le local de son sex-shop, que vient seulement égayer une omniprésente peinture rose clair et rose foncé.
Le président de la communauté de communes, André Pallas, reste serein: « c’est vrai qu’il a ouvert ce magasin pour m’embêter, mais chacun est libre de faire ce qu’il veut, et le projet, retardé par un problème d’appels d’offre, est relancé tout à fait légalement », explique-t-il. On se croirait dans les infos du Groland… Le boulanger l’a assigné en référé, ainsi que le maire de Saint-Béat, Pierre Casteran, et l’affaire sera examinée le 16 janvier au tribunal de Saint-Gaudens.
La rumeur médiatique amène au sex-shop une clientèle grandissante de curieux et de vrais acheteurs. « Des clients me félicitent car c’est le seul sex-shop en vallée d’Aran », explique-t-il fièrement. Le boulanger, qui avoue être allé en visite de repérage pour la première fois de sa vie dans un sex-shop de Pau l’été dernier, a procédé par tâtonnements dans un monde inconnu où il essaie de débusquer « les pervers ».
« J’ai commencé avec des trucs très légers, mais on me demande du costaud, je suis parfois en rupture de stock », explique-t-il, montrant un présentoir nu. Son étonnement n’est pas feint: « plus c’est cher, plus ils achètent, sauf les cadeaux pour petits budgets », observe-t-il. « On m’a même demandé des poppers, je ne sait pas ce que c’est »   , ajoute-t-il.
« A la boulangerie », affirme-t-il, « je n’ai perdu que quelques clientes, des grenouilles de bénitier qui me demandaient de leur faire crédit ». « Je voulais faire un gros boum, je crois que c’est réussi », conclut Marc Lahon qui se surprend à caresser un rêve un peu fou: « si tout tombe côté pain, je peux vendre la boulangerie et tripler la surface du sex-shop », confie-t-il alors qu’un jeune couple du Lot-et-Garonne gare sa voiture et franchit « par curiosité » la porte du « petit bonheur d’Eva ».
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