Des civilisations disparues suite à un changement climatique

 
Le déclin de la dynastie Tang, l’une des plus importantes de l’histoire de la Chine, tout comme celui de la civilisation classique maya, en Amérique centrale, pourraient résider dans des changements dans les moussons en Asie, selon les auteurs d’une étude publiée dans la revue Nature de jeudi.En effet, soulignent les auteurs de cette étude internationale qui ont travaillé sous la direction de Gerald Haug, du Centre de recherches sur la Terre (GeoforschungsZentrum) à Potsdam (Allemagne), l’écroulement de ces deux grandes cultures coïncide avec des modifications de ce cycle climatique, survenu entre l’an 700 et l’an 900 de notre ère.
 
La sécheresse provoquée par ces bouleversements dans le régime des pluies, avec des baisses catastrophiques de récoltes et un appauvrissement quasi général, pourraient expliquer les tensions profondes qui ont abouti à l’effondrement des sociétés en place. Les scientifiques tirent leur conclusion de l’analyse de sédiments du lac Huguang Maar, dans le sud-est côtier de la Chine. Leurs propriétés magnétiques et leur teneur en titane, expliquent-ils, fournissent des indications sur la force des moussons en Asie de l’Est. Ces vents périodiques soufflent en hiver vers la mer (mousson sèche) et en été vers la terre (mousson humide).
 
Gerald Haug et ses collègues chinois et américains ont constaté qu’au cours des 16.000 dernières années, il y avait eu trois périodes où la mousson d’hiver était forte et le climat sec en Chine, notamment au moment du déclin de la treizième dynastie chinoise, celle des Tang, qui a régné de 618 à 907. Au bout de trois siècles de rayonnement, cette dynastie, célèbre pour ses arts et ses échanges commerciaux avec l’Inde et le Moyen-Orient, a sombré dans une révolte générale.
 
Aux yeux des chercheurs, les variations dans la ceinture de pluies tropicales pourraient avoir été globales et expliquer donc aussi, du moins partiellement, la fin de l’ère classique maya (250-900) dans l’actuel Mexique et au Guatemala. Connue pour ses cités-états, son écriture hiéroglyphique, ses arts décoratifs, son calendrier solaire de 365 jours et ses pyramides, cette grande civilisation s’est effondrée brusquement en plein âge d’or.
 
En tout cas, ces recherches viennent prouver, une fois de plus, que l’histoire de l’humanité et de ses grandes civilisations est intimement liée aux phénomènes naturels majeurs (d’ordre climatiques, géologiques ou astronomiques) qui les affectent… Cela expliquerait les cycles de croissance et d’effondrements, les grandes migrations, avec des période calmes et d’autres très troublées…
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2 réflexions sur “Des civilisations disparues suite à un changement climatique

  1. Et bien je découvre ce site Lionel, félicitations, je repasserai voir cela régulièrement en plus de tes posts sur le site de studio! Amicalement, witt.

  2. Coucou witt!
    ça fait plaisir de te voir!
    Je lis toujours tes posts avec beaucoup d\’intérêts 😉
    Je te souhaite la bienvenue!

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