Le Soleil bientôt visible en 3D

 
A l’image de la Terre dont la cartographie en 3D devrait se multiplier dans les années à venir grâce à des sites tels que Géoportail ou Google Earth, le Soleil sera bientôt lui aussi visible en 3D. Le système utilisé est le même, il s’agit de la stéréoscopie. Concrètement, on prend deux fois la photo d’une même zone mais avec des angles de vues différents mais symétriques. Ce sont donc deux satellites jumeaux que s’apprête à lancer la NASA dans le cadre du programme Stéréo. Une sonde précédera la Terre, et la seconde la suivra, leurs emplacements symétriques permettant un regard croisé sur le Soleil. Le croisement entre les deux prises de vues permet d’obtenir, comme par magie, l’effet 3D.
 
Ces images du Soleil et de sa couronne devraient permettre d’en savoir plus sur les éruptions solaires, leur origine et leur propagation. Cette matière expulsée (du plasma) forme les fameuses tempêtes magnétiques qui peuvent frapper la Terre, perturbant son champ magnétique, à l’origine des aurores boréales. Elles sont certes très belles mais elles peuvent avoir des effets désastreux mettant hors service les appareils électriques et électroniques (surtout dans les hautes latitudes). Mais c’est surtout dans l’espace, là où le bouclier magnétique terrestre ne joue plus qu’elles sont dangereuses, pour les astronautes mais aussi pour les satellites qui peuvent se retrouver hors service. Avec la multiplication des satellites en orbite autour de la Terre, les enjeux financiers deviennent énormes. On a là l’exemple d’une recherche scientifique a priori sans intérêt économique direct qui devient un enjeu stratégique majeur en raison du développement de l’utilisation de l’espace. Il s’agit donc de gérer ce nouveau type de risque.
 
Avec ces deux sondes, la NASA espère en apprendre un peu plus sur ces éruptions et pouvoir proposer, à terme, des prévisions météorologiques solaires permettant de prévenir ce genre d’événements et de mieux s’en protéger. Elle devrait ainsi créer des modèles de prévisions (s’ils sont aussi précis et justes que les modèles météorologiques, on n’est pas prêts d’avoir de bonnes prévisions!). Il s’agira de voir la propagation de ces ondes dans l’espace. Les cycles solaires durent environ 11 ans avec deux pics d’activité, le dernier remonte à 2000 avec 2000 éruptions dans l’année, alors que 2006 est une période creuse avec probablement moins de 200 éruptions. On ne sait pas ce qui provoque ces cycles. Le coût de ce programme est de 550 millions de dollars pour la NASA, ce n’est finallement pas si élevé pour en apprendre un peu plus sur notre étoile et compte tenu des enjeux financiers et économiques croissants. Bush sera content, c’est un programme spatial viable sur le plan économique. C’est assez rare pour être souligné!
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