Démocraties entre faiblesse et lâcheté…

 
Les bonnes nouvelles ont été nombreuses ce week-end… Vous ne trouvez pas?
 
Une journaliste assassiné en Russie suite à ses travaux sur la guerre en Tchétchénie et à ses prises de position anti-Kremelin. Cela prouve bien que Poutine n’est pas un démocrate, pour ceux qui en doutaient encore, la Russie est bien toujours une dictature. Mais bon tout le monde s’en fout, tant qu’elle continue à approvisionner l’Europe en gaz naturel, le processus démocratique n’a aucune importance… Evidemment, Poutine a promis une enquête impartiale sur le sujet. Dans le meilleur des cas, on retrouvera l’un des responsables qui mourra en prison dans des circonstances mystérieuses avant d’avoir pu dire quoi que ce soit. On s’étonne que les démocraties soient décrédibilisées, mais c’est leur manque de courage face à de tels actes qui renforce les dictatures. Même s’ils sont loin d’être parfaits, la protection des journalistes et par extension des intellectuels est le premier gage d’une libéralisation de ces régimes et de tels actes devraient conduire à des condamnations bien plus virulentes…
 
L’extrême droite continue sa progression en Belgique, et particulièrement en Flandres. Elle n’est certes pas arrivée à s’emparer de la Mairie d’Anvers mais ce n’est qu’une question de temps. Une nouvelle fois, les démocrates se montrent trop faibles. Alors que ce parti a été à plusieurs reprises impliqué dans des affaires de meurtres racistes, de complots terroristes, condamné pour racisme, il reste totalement légal. Il est du devoir des démocrates d’empêcher ce type de factions de s’emparer du pouvoir. Avant qu’il ne soit trop tard, ce parti devrait être tout simplement interdit. Les démocraties doivent être sans pitié avec ceux qui cherchent à les détruire en les utilisant. Les années 30 en Europe ont déjà montré où nous conduisent des démocraties trop faibles.
 
La Corée du Nord aurait réalisé son premier essai nucléaire ce qui démontre que les traités de non proliférations n’ont servi à rien. Pire cela risque d’avoir un effet boule de neige si des mesures très fortes ne sont pas prises contre ce régime. Et je parle bien du régime, pas de la population! Car les blocus ne servent à rien sinon à faire crever la population et à la souder un peu plus à ses dirigeants, l’expérience irakienne est d’ailleurs là pour le rappeler. Non, il faut au contraire enrichir la population, la faire accéder à l’information non censurée, pour qu’elle ait envie de liberté et se soulève. En tout cas, si le régime n’est pas renversé, l’Iran se sentira légitimisé dans sa volonté d’acquérir à son tour l’arme nucléaire et rien ne pourra plus l’arrêter, mais aussi le Japon, l’Indonésie et l’Australie afin d’assurer leur sécurité. Aujourd’hui, sur la Corée du Nord, la communauté internationale est comme face à l’Allemagne en 1936, elle peut encore balayer ce régime immonde avant qu’il ne soit trop tard. Laisser faire, ce qui malheureusement devrait se produire, renforcera encore les états totalitaires partout dans le monde…
 
Sinon, nos problèmes français, liés essentiellement à de prochaines élections semblent bien ridicules à côté de tout ça… Pourtant, dimanche à Bordeaux, la démocratie a été foulée aux pieds ce week-end. M. Juppé a repris sa place, comme un souverain de retour d’exil qui s’est refait une virignité et qui remonte sur le trône, se foutant royalement du calendrier électoral (non il ne pouvait pas attendre 18 mois!). Et le pire, c’est que les bordelais on voté pour lui, alors qu’une majorité condamnait cette attitude! Les français se plaignent que leurs dirigeants soient tous pourris, en voilà un condamné par la justice, rendu inéligible qui revient au mépris total du calendrier, et ils votent pour lui à 55%! Lorsque des personnes qui se disent démocrates se comportent aussi mal, pourquoi s’étonner ensuite que les partis extrémistes dépassent les 20% aux élections? Nos dirigeants politiques sont incapables de donner l’exemple par lâcheté et par volonté de s’accrocher à leurs places (et aux privilèges qui vont avec). L’accession au pouvoir, voici le leitmotiv de nos dirigeants actuels et non plus le bien commun, la volonté de bien faire. Dans ces conditions, on ne peut que comprendre le dégoût des français pour la politique et le déficit démocratique actuel, d’autant plus que nos politiques n’ont plus aucun contre-pouvoir, aucun garde-fou, aucun contrôle véritable (la justice n’est vraiment pas assez sévère, surtout en terme d’inéligibilité, les médias sont à leur botte, la cour des comptes ne peut que constater et n’a aucun moyen de coercition…).
 
Dans les quatre infos de ce week-end, c’est la faiblesse des démocraties et la médiocrité des démocrates qui est en cause.  L’idéal de liberté vers lequel nous devons tendre nécessite un très haut niveau d’engagment, de convictions et d’honnêteté, mais visiblement nos dirigeants actuels ne sont absolument pas à la hauteur des défis actuels qui leur sont lancés. On comprend alors mieux pourquoi totalitarisme, populisme et terrorisme progressent aussi facilement.
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