La Roumanie au coeur de la francophonie

 
Pendant deux jours, se tient à Bucarest le sommet annuel de la francophonie. C’est un signal fort envoyé par la Roumanie, nouveau membre de l’Union Européenne, à la France où la question de l’élargissement est taboue depuis le non au référendum… Pour ceux qui l’ignorent, la Roumanie est un pays latin (le seul de l’Europe de l’Est) et le français y est très populaire (la première langue étrangère en Roumanie est désormais le français, devant le russe!). Cette implication de la Roumanie dans la francophonie est une volonté de ses dirigeants de réaffirmer les liens avec notre pays alors que les entreprises françaises ne cessent de s’implanter dans ce pays. Pour une fois la France est en pointe dans le domaine économique!
 
Parmi les principaux thèmes de ce sommet (qui s’intéressera aussi aux questions politiques brûlantes: Liban, Côte d’Ivoire et Darfour), les technologies de la communication dans l’éducation seront abordées, notamment la présence française sur internet et la diversité culturelle. Le premier ministre roumain a ainsi annoncé sa volonté de créer une université francophone qui se voudra un "centre d’excellence". Alors que plusieurs pays demandent à intégrer l’Union Internationale de la Francophonie, c’est donc une francophonie résolument offensive qui se réunit pour deux jours. On doit se féliciter de l’intérêt de nombreux pays pour la francophonie qui démontre un attachement aux valeurs qu’elle promeut et à ses cultures. Dommage que la France ne se donne pas toujours les moyens de développer ce qui pourrait être un outils politique, culturel et économique fort…  
 
Quant au choix de la Roumanie, c’est aussi une façon pour la France d’envoyer un signal d’ouverture aux nouveaux membres de l’UE, suite à l’image catastrophique donnée par le non au référendum de la Constitution qui a isolé durablement notre pays sur le plan politique, déçu nos partisans à travers le monde et surtout, probablement, fait périr l’idée d’une Europe politique (idée pourtant française à la base!) au profit d’une Europe commerciale et de libre marché voulue par les anglais. Ne nous y trompons pas, à chaque élargissement de l’UE, l’idée d’une Europe politique s’efface un peu plus car l’unanimité à 15 était déjà très difficile, alors à 25 puis 27, ça devient mission impossible… En votant non en 2005, la France a fait mourir une belle utopie et dans les années à venir j’ai bien peur qu’on le regrette… 
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